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Agence nationale de sécurité sanitaire
de l’alimentation, de l’environnement
et du travail

Appel à candidatures d'experts

Mis à jour le 12/06/2020

Appel à candidatures d’experts scientifiques afin de mettre en place un groupe de travail sur « l’Analyse des risques pour la santé humaine et animale liés aux tiques du genre Hyalomma » (GT Hyalomma)

Du 12/06/2020 au 15/07/2020

L’Anses lance un appel à candidatures d’experts scientifiques afin de mettre en place un groupe de travail sur « l’Analyse des risques pour la santé humaine et animale liés aux tiques du genre Hyalomma » (GT Hyalomma).

Ces dernières années, les populations de tiques du genre Hyalomma sont considérées en augmentation sur une partie de leur aire de répartition et notamment en Europe.

La tique invasive, Hyalomma marginatum, est endémique au Maghreb, dans la péninsule ibérique, de l’Italie à la Turquie, dans le Caucase, dans le sud de la Russie. De récentes études semblent également confirmer son installation dans le sud de la France, qui était jusqu’à présent la seule zone sur le pourtour méditerranéen considérée comme non colonisée.

Bien que les tiques H. marginatum et H. scupense soient présentes en Corse depuis plusieurs décennies, cette évolution semble préoccupante. Ces tiques sont vectrices de nombreux agents pathogènes responsables de maladies pour l’Homme (notamment du virus de la Fièvre hémorragique de Crimée Congo – FHCC ou de Rickettsies) et de maladies animales (comme Babesia caballi).

Le virus de la FHCC est responsable, chez l’Homme, de flambées de fièvres hémorragiques virales sévères, dont le taux de létalité est de 5 à près de 30 %. Une séroprévalence aux anticorps du virus de la FHCC (de l’ordre de 10 %) aurait récemment été mise en évidence chez les ruminants domestiques en Corse, sans qu’aucun cas humain n’ait encore été observé. En 2016, deux cas autochtones de FHCC ont été confirmés à Madrid, pour la première fois en Europe de l’ouest. De plus, la circulation du virus est en recrudescence dans la région des Balkans et en Turquie.

La transmission de la FHCC et des autres agents pathogènes par les tiques du genre Hyalomma constitue un enjeu de santé publique (humaine et animale) et un enjeu économique potentiellement important, qui justifient la mise en œuvre de stratégies de surveillance et de prévention (lutte anti-vectorielle intégrée et mesures sanitaires en cas de confirmation de circulation du virus ou d’apparition de cas humains).

Dans ce contexte, l’Anses s’est auto-saisie afin de répondre aux questions ci-dessous, sur la base des connaissances actuelles :

  1. Quelles sont les données disponibles sur la présence des tiques du genre Hyalomma en France (en métropole et dans les départements et régions d’Outre-mer - DROM) ? Comment améliorer la surveillance de ces tiques (surveillance active et/ou passive, avec l’aide de projets de science citoyenne par exemple) ? Quels sont les facteurs favorisant leur extension ?
  2. Quels sont les agents pathogènes pour l’animal et/ou l’Homme susceptibles d’être transmis par les tiques du genre Hyalomma (qu’ils soient « exotiques » ou déjà présents) en France métropolitaine et dans les DROM ?
  3. Quelles sont les différentes mesures de prévention et de lutte anti-vectorielle possibles contre les agents pathogènes transmis par les tiques du genre Hyalomma ? Quelle est leur efficacité ?
  4. Quel est le risque d’introduction du virus de la FHCC en France continentale via les tiques Hyalomma dans un contexte de changement climatique et de mondialisation des échanges ?
  5. Quelles sont les mesures de gestion envisageables en cas de circulation virale (chez l’Homme ou les animaux) ou d’apparition de cas humains de FHCC ? Quelle est leur efficacité ?

 

Afin de répondre à ces questions, un groupe de travail (GT) dénommé « Hyalomma » sera créé. Ses travaux seront réalisés en lien avec les experts du GT « Vecteurs » et seront validés par le comité d’experts spécialisé (CES) « Santé et bien-être des animaux » de l’Anses. Leur finalisation est prévue pour juin 2021.

Le présent appel s’adresse à tous les scientifiques compétents intéressés par une participation aux travaux d’expertise de l’Anses sur cette thématique. Les informations relatives à l’appel à candidatures et aux compétences recherchées sont disponibles en bas de page.

 

Les candidatures sont constituées de 4 documents :

  • un formulaire de candidature/lettre de motivation à télécharger ici (word) et à compléter
  • un cv détaillé
  • une liste de travaux et publications scientifiques
  • une déclaration d’intérêts

Les candidatures seront déposées en ligne au plus tard le 15/07/2020 en suivant le lien : https://dpi-declaration.sante.gouv.fr/dpi-webapp/app/candidature/index/gt-hyalomma-3479

A partir de ce lien, les candidats pourront :

  • déposer en ligne le formulaire de candidature/lettre de motivation, leur CV et la liste des travaux et publications scientifiques
  • compléter en ligne leur déclaration d’intérêts (nota : la déclaration d’intérêts sera rendue publique pour les experts retenus à l’issue du processus – Elle mentionne tout lien d'intérêts, directs ou indirects, avec les entreprises ou établissements dont les produits ou procédés entrent dans le champ de compétence de l'Agence, ainsi qu'avec les sociétés ou organismes de conseil intervenant dans ces secteurs. Voir infra le cadre déontologique de l’Anses).
  • consulter le guide simplifié pour candidater

Pour tout renseignement complémentaire, merci d’adresser vos questions par mail à l’adresse suivante : candidatures.gt-hyalomma@anses.fr

 

Pour en savoir plus :

Consulter les documents de référence sur la conduite de l´expertise à l´Anses :