Formulaire de recherche

anses

Anses - Agence nationale de sécurité sanitaire
de l’alimentation, de l’environnement
et du travail

Formulaire de recherche

Bilan des dix ans du PNR-EST

L’Anses célèbre les 10 ans du programme national de recherche Environnement-Santé-Travail (PNREST) ! Plus de 350 projets de recherche ont été financés dans ce cadre, permettant la production d’un grand volume de connaissances. Cet anniversaire est l’occasion de faire le point sur le bilan et les perspectives de ce programme avec ses principaux acteurs. 

 

Trois questions à ... Louis Laurent, Directeur Recherche et Veille

Quel bilan dressez-vous des dix ans du PNR-EST ?

Les appels à projets lancés dans le cadre du programme ont permis de renforcer les liens entre l’Anses et le monde de la recherche. La notoriété du PNR-EST est maintenant bien établie. Nous recevons ainsi entre 200 et 300 projets par an. Le PNR-EST a aussi permis de créer de nouvelles connaissances. Cela se traduira, lorsque les travaux en cours seront achevés, par 700 publications dans les revues scientifiques. Enfin, le programme permet de financer des projets qui impliquent différents établissements. Sur dix ans, les aides distribuées s’élèvent à 48 millions d’euros.

Quels sont les impacts du PNR-EST ?

Le PNR-EST, via le financement de projets de recherche, contribue à créer de la connaissance scientifique en soutien aux activités d’expertise et d’évaluation de risque sanitaire. Il contribue également à maintenir une communauté active de chercheurs sur les sujets santé-environnement et santé-travail. Ce sont de potentiels experts pour l’Anses et d’autres acteurs. Le PNR-EST a également un impact moins connu : il permet d’explorer de nouvelles pistes dans la recherche de connaissances. Par exemple, certains projets attirent l’attention sur les risques éventuels liés à l'exposition de produits de substitution de perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A. Il en est de même pour de nouvelles technologies (citons le cas de l’éclairage par LED).

Quelles sont les perspectives du PNR-EST ?

Mon souhait est que les financements se poursuivent avec la même constance et que les différents ministères et cofinanceurs continuent à s’impliquer dans ce programme. Quant aux perspectives, le PNR-EST s’adapte, au fil du temps, aux différents questionnements qui surgissent, par exemple les effets du changement climatique, les nouvelles technologies, et peut être un jour l’économie circulaire. 

 

Trois questions à .... Laetitia Dubois, coordinatrice de l’appel à projets du PNR-EST

Depuis dix ans, combien de projets ont-ils été retenus dans le cadre du PNR-EST ?

Depuis 2006, nous avons retenu 356 projets qui ont mobilisé environ 1 000 équipes de recherche. Notre appel à projets a rencontré un succès croissant au fil des ans et, en 2011, nous avons mis en place une étape de sélection intermédiaire pour absorber l’afflux de dossiers. Les équipes doivent d’abord rédiger une lettre d’intention. Le comité scientifique en présélectionne une centaine qui font alors l’objet d’un dossier plus élaboré pour la sélection finale. Cela évite que trop d’équipes travaillent en vain. 

Quels sont les critères de sélection ?

Le comité scientifique examine l’originalité du projet. Comment va-t-il permettre d’augmenter les connaissances dans le domaine visé ? La qualité méthodologique, c’est-à-dire les méthodes et les moyens mis en œuvre pour atteindre l’objectif du projet, est aussi évaluée. La qualité de l’organisation du « consortium » est prise en compte : toutes les expertises nécessaires aux recherches sont-elles bien présentes ? Enfin, la description du dossier doit donner les arguments qui vont permettre d’avoir confiance dans les résultats du projet. Chaque année, le comité retient 50 à 60 dossiers, dont 30 à 35 seront finalement financés. 

La teneur des projets a-t-elle évolué depuis dix ans ?

Les consortiums qui mènent les travaux ont tendance  à s’étoffer en réunissant des équipes de disciplines différentes. La teneur des projets évolue également en suivant les thèmes mis en avant dans l’appel à projets. De nouveaux sujets sont apparus comme les radiofréquences, les nanoparticules, les nouvelles technologies, le changement climatique. Cela entraine l’apparition de  nouveaux consortiums, et sur quelques années des connaissances sont créées sur ces sujets. 

 

Trois questions à ... Paulina Cervantes, chargée de mission

Quelles sont les retombées concrètes des projets du PNR-EST ?

Ces projets favorisent la transversalité entre disciplines. Leur financement participe aussi à la formation de doctorants et de post-doctorants, qui vont constituer pour l’Anses un vivier de futurs experts sensibilisés à l’évaluation des risques. Ces projets permettent de mieux comprendre les mécanismes d’action de certaines molécules, par exemple de contaminants. Ils enrichissent les connaissances nécessaires à une bonne évaluation des risques et à leur gestion.

Comment l’Anses travaille-t-elle avec les chercheurs ?

Les chercheurs sont autonomes, mais nous sommes présents pour les accompagner si besoin. Nous organisons une journée d’échanges avec eux. Ils nous présentent leur projet et peuvent ainsi rencontrer les équipes de l’Anses et les autres porteurs de projets. À la fin de leurs travaux, nous participons à la valorisation de leurs résultats. Il est important que les chercheurs puissent les restituer auprès des différents acteurs – représentants des ministères, d’associations, des syndicats ou d’ONG, collaborateurs de l’Agence. Nous organisons aussi deux fois par an des journées thématiques afin de faire le point sur les sujets les plus récents.

Comment ces projets s’inscrivent-ils dans la recherche internationale ?

Les projets ont abouti à 700 publications, dont 60 % ont paru dans les revues scientifiques les plus reconnues. C’est dire la grande qualité des travaux de recherche réalisés. Les chercheurs participent également à des congrès internationaux. Le PNR-EST permet à la France de prendre part activement aux recherches au niveau national et international sur les nanoparticules, les radiofréquences ou encore les perturbateurs endocriniens.