Constitution d’un groupe de travail (GT) sur l’anémie infectieuse des équidés
L’anémie infectieuse des équidés (AIE) est une maladie virale qui provoque une infection persistante, souvent associée à des épisodes cliniques récurrents caractérisés par de la fièvre et de l’anémie. La transmission du virus de l’AIE se fait principalement par voie sanguine soit par des insectes piqueurs (tabanidés principalement), soit par voie iatrogène (utilisation de seringues/aiguilles ou produits sanguins contaminés). À ce jour, aucun traitement ni vaccin n’est disponible pour lutter contre cette maladie chez les équidés. Les conséquences de cette maladie sont essentiellement économiques avec des entraves aux échanges entre Etats Membres (EM) et des répercussions sur le commerce de chevaux avec les pays tiers.
Avant l’entrée en vigueur de la loi de santé animale (LSA) au 21 avril 2021, l’AIE était classée au niveau national comme un danger sanitaire de première catégorie, avec éradication obligatoire, soit l’équivalent d’une maladie classée B+D+E dans la LSA. En France, les mesures de police sanitaire et financières sont toujours fixées par l’arrêté du 23 septembre 1992. Il prévoit notamment l’euthanasie des animaux infectés afin d’éviter la propagation de cette maladie au sein de la population équine. La France a mis en œuvre de manière stricte de ces mesures de lutte, pour tendre vers son éradication sur notre territoire.
Avec l’entrée en vigueur de la LSA au 21 avril 2021, l’AIE devient une maladie D+E. Par conséquent, il s’agit d’une maladie pour laquelle des restrictions aux mouvements entre États Membres (EM) s’appliquent (D) et soumise à surveillance (E). Elle reste une maladie à notification obligatoire, avec des contrôles aux échanges (certificat). Les EM peuvent cependant mettre en œuvre des mesures de gestion supplémentaires sur leur territoire national. En France, la lutte repose toujours sur l'isolement des équidés infectés suivi de leur euthanasie.
En France, plusieurs foyers d’AIE ont été identifiés au printemps 2025 faisant resurgir des questions concernant notamment la surveillance et la traçabilité des tests AIE. Enfin, les mesures de lutte, à commencer par la mise en place d’une zone de surveillance autour du foyer, non prévue réglementairement par la LSA, mais surtout la mise à mort d’animaux, le plus souvent asymptomatiques, sont difficilement acceptées par les détenteurs particuliers, alors que, selon la Direction générale de l’Alimentation (DGAL), les professionnels de la filière soutiennent les efforts d’éradication.
Dans ce contexte l’Anses a été saisie par la Direction générale de l’Alimentation (DGAL) pour une demande d’expertise scientifique afin de réaliser un état des lieux succinct des connaissances des voies et mécanismes de transmission du virus de l’AIE, de procéder à une évaluation de premier niveau de la stratégie actuelle de surveillance de la maladie en France et d’évaluer la stratégie actuelle de lutte contre l’AIE en France de la situation épidémiologique actuelle en apportant notamment un éclairage sur la mise à mort des animaux infectés.
L’Anses souhaite créer un groupe de travail multidisciplinaire (anémie infectieuse des équidés, maladies réglementées, évaluation des risques) afin de traiter cette question sous ses différents aspects, et publie dans cet objectif un appel à candidatures d’experts. Le présent appel s’adresse à tous les scientifiques intéressés par une participation aux travaux d’expertise de l’Anses sur l’anémie infectieuse équine, notamment (i) les voies et mécanismes de transmission du virus de l’AIE, (ii) la stratégie de surveillance de la maladie en France, (iii) la stratégie de lutte contre l’AIE (iv) l’acceptabilité des mesures.
Par cet appel, l’Anses souhaite constituer un collectif d’experts compétents et indépendants qui aura pour mission de répondre aux questions de la saisine et produira un rapport d’expertise collective, en coordination avec les équipes de l’Anses et le CES « Santé et bien-être des animaux ».
Les personnes compétentes intéressées peuvent consulter ci-dessous les informations relatives à l’appel à candidatures et aux compétences recherchées.
Les candidatures sont constituées de 4 documents :
- un formulaire de candidature/lettre de motivation à télécharger ici (Word) et à compléter ;
- un cv détaillé ;
- une liste de travaux et publications scientifiques ;
- Une déclaration d’intérêts.
Les candidatures seront déposées en ligne au plus tard le 20 avril 2026 en suivant le lien :
À partir de ce lien, les candidats pourront :
- déposer en ligne le formulaire de candidature/lettre de motivation, leur CV et la liste des travaux et publications scientifiques ;
- compléter en ligne leur déclaration d’intérêts (nota : la déclaration d’intérêts sera rendue publique pour les experts retenus à l’issue du processus – elle mentionne tout lien d'intérêts, directs ou indirects, avec les entreprises ou établissements dont les produits ou procédés entrent dans le champ de compétence de l'Agence, ainsi qu'avec les sociétés ou organismes de conseil intervenant dans ces secteurs, voir infra le cadre déontologique de l’Anses) ;
- consulter le guide simplifié pour candidater.
Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez adresser vos questions par mail à l’adresse suivante : candidatures.gt-aie@anses.fr
Pour en savoir plus :
Consulter les documents de référence sur la conduite de l'expertise à l'Anses :
- Tout savoir sur "Le cadre déontologique" à l'Anses, en particulier :
- Tout savoir sur "Comprendre l'expertise collective" à l'Anses
- Rémunération des experts de l'Anses (pdf)
- Critères et procédure de nomination des experts de l'Anses suite à un appel à candidature (pdf)
- L'expertise à l'Anses : Informations générales (pdf)