Équipe mixte Épidémiologie des maladies infectieuses multi-hôtes (EPIMIM) du laboratoire de santé animale
Chef d’unité : Benoît Durand
Activités de référence
L’unité détient deux mandats de laboratoire national de référence (LNR), sur les parasites transmis par les aliments, hormis Echinococcus, et sur la besnoitiose.
Elle est également Centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) sur les parasites transmis par les aliments.
Activités de surveillance
Au sein de l’unité, l'équipe Paralim réalise des activités de surveillance dans le cadre des mandats de LNR et de centre collaborateur de l'OMSA sur les parasites zoonotiques d'origine alimentaire. Ces activités sont notamment relatives à la détection, au contrôle et à la surveillance des parasitoses étudiées ou émergentes. L’unité, en tant que LNR, est impliquée dans l’animation de réseaux d’une soixantaine de laboratoires régionaux.
Activités de recherche
Les activités de l’UMR BIPAR sont centrées sur l’étude des interactions entre les hôtes et les agents pathogènes. Trois grands axes de recherche sont développés :
- Les vecteurs (tiques, moustiques) et les agents pathogènes qu’ils transmettent (bactéries, parasites et virus) — Équipe MiTick ;
- Les parasites zoonotiques transmis par les aliments, tels que Trichinella, Toxoplasma, Giardia et Cryptosporidium — Équipe Paralim ;
- Les parasites négligés et émergents — Équipe ParaNEm.
Les travaux menés vont de la recherche fondamentale à la recherche appliquée, afin de mieux comprendre ces interactions à différents niveaux : moléculaire, cellulaire, tissulaire (glandes salivaires, matrices alimentaires), hôte et écosystèmes, incluant notamment le microbiote des hôtes vertébrés et invertébrés. L’unité développe également des stratégies de lutte innovantes contre les tiques, les agents pathogènes vectorisés par les arthropodes, ainsi que les parasites zoonotiques transmis par les aliments et les parasites négligés ou émergents. Ces approches incluent :
- l’amélioration des méthodes de détection et de surveillance,
- le développement de stratégies vaccinales “universelles”,
- la recherche d’alternatives écologiques aux traitements antiparasitaires et aux acaricides.
Les projets de recherche
Contrats européens en tant que partenaire
Application de la métabolomique à la détection de la résistance aux anthelminthiques des nématodes gastro-intestinaux chez les chèvres
Financement : ICRAD (International coordination of research on infectious animal diseases)
L'objectif du projet METABOL-AR est de quantifier le métabolome des stades larvaires de nématodes gastro-intestinaux chez les chèvres, afin de détecter ceux sensibles et ceux résistants aux benzimidazoles. Pour cela, il est envisagé d’utiliser le test métabolomique MxP Quant 500 XL, qui permet de quantifier plus de 1 000 métabolites appartenant à plus de 30 classes chimiques chez les larves de nématodes gastro-intestinaux.
Partenariat européen sur la santé et le bien-être animal
Financement : Union européenne
L’objectif de ce projet est de contribuer à améliorer la prévention, la détection et le contrôle de la santé et du bien-être des animaux. Il vise également à renforcer la préparation de tous les acteurs face aux menaces imminentes et émergentes pour la santé animale, y compris les zoonoses et les maladies à transmission vectorielle.
Contrats nationaux en tant que porteur
Interactions deTrichinella avec l'hôte : évaluation des vésicules extra-cellulaires et des produits solubles
Financement : Agence nationale de la recherche
L’objectif du projet TrichinEVs est de s’intéresser à un potentiel vecteur de communication du processus infectieux de Trichinella : les vésicules extracellulaires (EVs).
Les principales questions du projet concerneront :
- le contenu (en protéines et microARNs) des EVs du parasite et des cellules musculaires à différentes étapes de l’infection, et avec deux espèces différentes de trichine (T. spiralis versus T. pseudosiralis),
- l’effet des EVs de Trichinella sur l’activation des cellules musculaires et immunitaires,
- l’effet d’une protéine précédemment décrite du parasite, NBL1, sur la production de EVs par les cellules musculaires.
Contrats nationaux en tant que partenaire
Évaluation du risque d'émergence de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo dans le sud de la France
Financement : PEPR PREZODE – France 2030
Grâce à une approche multidisciplinaire "One Health", alliant les sciences sociales, l'épidémiologie, la médecine, l'écologie, l'ornithologie, l'acarologie et la virologie, le projet ARCHE vise à comprendre les déterminants de l'émergence du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo dans différentes régions du sud de la France. Les objectifs du projet sont :
- Identifier les multiples facteurs favorisant à la fois l'émergence et les risques de transmission du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (CCHFV),
- Améliorer les méthodes de détection du CCHFV et estimer la circulation de ce virus et d'autres orthonairovirus,
- Modéliser la dynamique de transmission du CCHFV,
- Co-construire et diffuser des actions préventives grâce à des approches socio-écologiques et de sciences participatives.
Amazonian Arbovirus Emergence Risk
Financement : PEPR PREZODE – France 2030
Le projet AMAZED va étudier les mécanismes d’émergences d’arbovirus avec une approche « une seule santé » dans plusieurs territoires ultramarins (Guyane, Caraïbes, Pacifique Sud), ainsi qu’au Cameroun et en France continentale. Il testera l’impact des changements d’origine anthropique sur l’émergence de ces virus transmis par des vecteurs, dont le réchauffement climatique et l’empiètement humain sur les espaces naturels par l’exploitation des ressources et le développement des surfaces agricoles. La comparaison des contextes tropicaux ou tempérés, insulaires ou continentaux, permettra de tester les hypothèses et d’apprécier les risques associés à des facteurs entomologiques ou humains. Les résultats attendus du projet pourraient permettre de développer des stratégies et des outils de prévention des risques d’émergence de ces virus et donc de prévenir certaines épidémies.
Ciblage des interactions hôte-parasite par l'inhibition de la caséine kinase 1 de Leishmania excrétée
Financement : Agence nationale de la recherche
Il y a un besoin urgent de développer de nouveaux médicaments pour l’humain comme les animaux contre la leishmaniose, capables de limiter la résistance de ce parasite aux antiparasitaires. Alors que la plupart des traitements actuels et en développement ciblent la biologie de Leishmania, le projet TEXLEISH propose de cibler l’exoprotéome, et en particulier les kinases excrétées, pour inhiber l’interaction hôte-parasite. Cette nouvelle stratégie a deux avantages : restaurer la capacité des cellules de l’hôte à combattre le parasite et limiter le risque d’apparition de résistance du parasite. À cette fin, nous avons validé le paralogue 2 de la kinase de caséine I de Leishmania (L-CK1.2) comme cible pour la thérapie antileishmanienne. Malgré l’efficacité démontrée de cette molécule chez l’animal, deux principales questions demeurent : sa spécificité et sa toxicité. L’objectif du consortium TEXLEISH est donc d’optimiser ce composé, pour en faire un candidat médicament actif par voie orale, sûr et efficace, susceptible d’atteindre le stade des essais précliniques, ainsi que d’étudier son mécanisme d’action.
Biothérapies à base d’hydrolases de sels biliaires (BSH) pour lutter contre la giardiase
Financement : Agence nationale de la recherche
Les partenaires du projet ont découvert un mécanisme moléculaire basé sur l’action d’enzymes produites par certaines souches de probiotiques, les hydrolases de sels biliaires (bile-salt-hydrolases, BSH). Ceux-ci sont capables de contrôler la croissance du parasite Giardia en culture, en métabolisant certains composants non toxiques de la bile en leurs dérivés déconjugués toxiques pour le parasite. BileBaG a pour objectif de tester les effets de ces thérapies sur l'interaction hôte-microbiote-parasite, à l’aide d’un modèle murin infecté par différentes souches de Giardia. Les pistes thérapeutiques que nous envisageons comprennent l’amélioration des propriétés anti-Giardia de candidats probiotiques actuels, en renforçant leurs activités/stabilités BSH et le développement de probiotiques recombinants.
Biothérapies à base d’hydrolases de sels biliaires (BSH) pour lutter contre la giardiase
Financement : Agence nationale de la recherche
Les partenaires du projet ont découvert un mécanisme moléculaire basé sur l’action d’enzymes produites par certaines souches de probiotiques, les hydrolases de sels biliaires (bile-salt-hydrolases, BSH). Ceux-ci sont capables de contrôler la croissance du parasite Giardia en culture, en métabolisant certains composants non toxiques de la bile en leurs dérivés déconjugués toxiques pour le parasite. BileBaG a pour objectif de tester les effets de ces thérapies sur l'interaction hôte-microbiote-parasite, à l’aide d’un modèle murin infecté par différentes souches de Giardia. Les pistes thérapeutiques que nous envisageons comprennent l’amélioration des propriétés anti-Giardia de candidats probiotiques actuels, en renforçant leurs activités/stabilités BSH et le développement de probiotiques recombinants.