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Journée mondiale de la rage : l’Anses toujours mobilisée dans la surveillance de cette maladie transmissible et mortelle

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Actualité du 27/09/2013

A cette occasion, l'Anses rappelle son implication dans la lutte en Europe contre cette maladie animale transmissible à l'homme et sa vigilance afin de détecter le plus précocement possible l'introduction de nouveaux cas sur le territoire. L’Agence interviendra également lors du colloque international « New concepts in rabies vaccins and vaccinology » coorganisé par l’Institut Pasteur qui se tiendra les 29 et 30 septembre 2013 à Annecy.

La rage est une maladie virale responsable chaque année de plus de 55 000 décès dans le monde. Bien que la France métropolitaine soit indemne depuis 2001, des cas sporadiques de rage canine liés à l’importation illégale de carnivores domestiques en incubation de rage se produisent (9 depuis 2001). Le cas de la chienne Tikki datant de 2004 a provoqué l’euthanasie de plus de 1400 chiens et chats et nécessité une prophylaxie ou un traitement pour plus de 180 personnes. Ce cas et les 8 autres ont montré l’importance d’une réaction rapide et du maintien de la vigilance vis-à-vis de la rage pour éviter des cas humains. Le dernier cas humain français est d’ailleurs assez récent (2008) avec le décès d’une personne en Guyane, département français où la rage est toujours présente. D’autre part, la rage du renard reste présente en Europe avec des résurgences récentes en Grèce en 2012 et en Italie en 2009 et 2010.

Afin de répondre à tous ces enjeux, la rage est un sujet important de mobilisation pour l’Anses impliquant ses entités d’évaluation du risque et un de ses 11 laboratoires.

Le laboratoire Anses de la rage et de la faune sauvage de Nancy

Depuis sa création en 1972, le laboratoire de la rage et de la faune sauvage, de Nancy joue un rôle prépondérant dans le dispositif national de lutte contre cette maladie. Il a contribué à l'élimination de cette pathologie virale du territoire national, et participe activement aux plans européens et internationaux d'éradication. Le laboratoire mène également des activités de recherche notamment sur le franchissement des barrières d’espèces et coordonne un réseau de surveillance de la rage que se soit pour les animaux domestiques et sauvages.

Laboratoire national de référence, cette entité de l'Anses réalise le diagnostic de rage sur animaux n'étant pas suspects de contamination humaine. Outre ces activités nationales, le laboratoire joue également un rôle majeur au niveau européen avec deux mandats de laboratoire européen de référence pour la rage et la sérologie de la rage. A ce titre, il participe activement au développement et à la standardisation de méthodes de diagnostic et de titrage sérologique des anticorps antirabiques des animaux vaccinés. Le laboratoire est un laboratoire officiel de contrôle des médicaments reconnu par la Direction Européenne de la qualité des médicaments. Dans ce cadre et depuis sa création, il contrôle les lots de vaccins vétérinaires anti-rabiques avant leur utilisation.

En réponse à ces missions, le laboratoire a analysé, en 2012, 404 prélèvements dont  206 provenant de chauve-souris. Le laboratoire a ainsi mis en évidence pour la première fois en 2012 une nouvelle souche de lyssavirus chez un Murin de Natterer.

Au niveau international, le laboratoire de la rage et de la faune sauvage de Nancy est laboratoire de référence de l'OIE (Organisation mondiale de la santé animale) pour la rage. Dans ce cadre, il fournit une expertise et des services de laboratoire contribuant à renforcer les capacités des Services vétérinaires nationaux et la sécurité des échanges commerciaux ainsi qu’une assistance en matière de diagnostic pour la détection et la prophylaxie de la rage. Il est également centre collaborateur de l'OMS pour le management des zoonoses et participe ainsi à l'élaboration et à l'application des lignes directrices relatives à la rage et fournit une expertise scientifique sur les méthodes de contrôle de la rage animale.

L’évaluation des risques sanitaires

En matière d'évaluation du risque, le comité d'experts spécialisé « Santé Animale » et ses groupes de travail ont été sollicités au cours des précédents épisodes de réintroduction de la rage canine (de 2004 en région Aquitaine, de 2008 en Seine-et-Marne). Ils ont par ailleurs émis en 2009 et 2010 quatre avis sur lesquels s'est appuyée la révision de la réglementation sur la rage. Enfin, ils ont contribué à la production d'un rapport de l'Agence entièrement consacré à la rage des chiroptères et publié en 2003.

L’Information des professionnels

Bien qu'aucun cas de rage du renard n'ait été constaté en France depuis 1998, grâce à l'efficacité des campagnes de vaccination orale de ces animaux, la rage reste une menace pour notre territoire. En effet, des cas de rage canine apparaissent sporadiquement suite à l'introduction illégale de chiens en incubation de rage dans notre pays. Ce phénomène n'est pas nouveau, mais reste constant, en dépit de nouvelles mesures européennes pour le contrôle des animaux aux frontières. La vigilance vis-à-vis de cette maladie animale reste donc de mise, en particulier chez les vétérinaires, les médecins et les laboratoires en charge du diagnostic qui sont autant de maillons essentiels de cette vigilance. Dans ce cadre, l’Agence met à disposition des professionnels des informations et recommandations régulièrement mises à jour à l’usage des professionnels.

Participation au colloque « Nouveaux concepts de vaccinologie et de vaccins contre la rage »

A l’occasion de la journée mondiale de la rage, le laboratoire de Nancy participera à la rencontre coorganisée par I’Institut Pasteur les 29 & 30 septembre :

 

« Nouveaux concepts de vaccinologie et de vaccins contre la rage »

Ouvert à tous, ce colloque permettra d’échanger avec les acteurs sur l’état des connaissances scientifiques et la situation actuelle de la rage dans le monde ; l’occasion également d’aborder la réglementation et les préoccupations de l’industrie.