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Agence nationale de sécurité sanitaire
de l’alimentation, de l’environnement
et du travail

L'Anses présente son programme de travail 2011

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Actualité du 10/02/2011

Le programme de travail 2011 de l'Anses illustre sa mobilisation face aux défis scientifiques des expositions de long terme et à basse dose à des sources de danger diffuses et multiples. Il s'inscrit en cohérence avec l'approche pluridisciplinaire et intégrative de l'Agence, permettant de prendre, dans ses travaux d'évaluation des risques, en compte l'ensemble des expositions auquel l'homme est soumis, en tant que travailleur, consommateur ou citoyen.
A l'occasion de sa présentation, l'Anses met en lumière plusieurs initiatives nouvelles, témoignant de la valeur ajoutée attendue de la nouvelle agence.

1. Dans le domaine des produits phytosanitaires, l'Agence va engager un travail d'évaluation des impacts réels pour les travailleurs agricoles des expositions aux pesticides, en s'appuyant sur l'ensemble des données disponibles issues de la littérature scientifique la plus récente, des évaluations réglementaires des produits et substances, et des données collectées par les dispositifs de vigilance. Ce travail s'appuiera sur les compétences désormais réunies au sein de l'Anses des équipes en charge de l'évaluation des produits avant mise sur le marché et de l'observatoire des résidus de pesticides.
Cette initiative se traduira par la mise en place courant 2011 d'un groupe d'experts dédié à ce sujet, constitué sur la base d'un appel à candidature ouvert, avec l'objectif de premiers résultats d'ici fin 2012.

2. Concernant les perturbateurs endocriniens, substances chimiques susceptibles d'agir à très basse dose sur le système endocrinien, l'Agence a annoncé la réalisation d'une étude sur les filières d'utilisation des principaux produits chimiques potentiellement perturbateurs endocriniens, en vue d'estimer l'exposition de l'homme aussi bien en milieu professionnel que via l'alimentation et l'environnement.
Ce travail, qui s'inscrira sur plusieurs années, donnera lieu à plusieurs points d'étape en 2011, fin mars prochain (en particulier concernant le bisphénol A) puis en fin d'année. Il fera l'objet de coopérations internationales (notamment avec nos homologues allemands et nord-américains), en vue de développer de nouvelles méthodologies d'évaluation des risques reconnues à l'international.

3. Dans le domaine alimentaire, l'Anses publiera d'ici l'été 2011 le résultat d'une étude sur l'exposition des consommateurs aux contaminants présents sous forme de résidus dans l'alimentation. Cette étude, dite de l'alimentation totale (EAT), couvrant plus de 250 aliments, 20 000 produits disponibles sur le marché, pour lesquels près de 300 contaminants potentiels sont recherchés, permettra d'évaluer l'exposition des consommateurs, d'identifier les principales évolutions dans le temps par rapport aux dernières études disponibles et d'en exploiter les résultats au regard des seuils réglementaires.
En parallèle, des travaux de recherche ont été initiés pour aborder la problématique des effets combinés des résidus de pesticides sur la santé. Des premiers résultats sont attendus pour 2012.

4. A l'interface de la santé animale et humaine, l'Anses va initier en 2011 un travail d'évaluation des risques d'émergence d'antibiorésistances liés aux modes d'utilisation des antibiotiques à usage vétérinaire, dans leurs usages prophylactique, métaphylactique et curatif pour les animaux de rente, et de leur utilisation préventive et curative pour les animaux de compagnie.
Ce travail s'inscrit dans le contexte de la mise en place récente du comité national vétérinaire pour un usage raisonné des antibiotiques, auprès duquel l'Agence rapportera le résultat de ses travaux.

5. Pour répondre aux questions soulevées par les usages des radiofréquences, l'Anses a expertisé à plusieurs reprises le domaine de leurs effets sanitaires. Dans la continuité de ces travaux, l'Agence va mettre en place en 2011 un groupe d'expertise permanent "Radiofréquences et santé" afin de suivre en temps réel l'actualité scientifique de cette thématique.
Suite au transfert des missions de la fondation Santé radiofréquences (1) à l'Anses, un programme de recherche "Santé et Radiofréquences", doté d'un conseil scientifique propre sera créé en parallèle du programme environnement santé travail et lancera un appel à projets de recherche annuel. L'Anses créera également un comité de dialogue, réunissant les différentes partie prenantes intéressées par cette thématique afin d'éclairer l'Agence sur les attentes de la société en matière de recherche, d'expertise et d'information sur les radiofréquences et la santé.

Fidèle à son modèle d'ouverture à l'ensemble des parties prenantes, l'Anses a discuté en amont de l'ensemble des orientations de son programme de travail, en octobre dernier, dans le cadre de comités d'orientation thématique pour chacun de ses domaines de compétence : santé travail, santé environnement, santé alimentation et santé et bien-être animal.

Enfin, l'Anses a adopté un code de déontologie et des principes fondamentaux de l'expertise collective. Afin de renforcer sa vigilance sur le strict respect de ces règles, l'Anses met en place un comité de déontologie et de prévention des conflits d'intérêt. Créé lors du conseil d'administration du 8 février 2011, ce comité sera opérationnel d'ici fin avril au plus tard. Toutes les instances de gouvernance de l'Anses seront ainsi opérationnelles, lui donnant des fondements solides pour garantir les valeurs de rigueur scientifique, d'indépendance, de transparence et d'ouverture aux parties prenantes, au service de la protection de nos concitoyens.

(1) La Fondation Santé et Radiofréquences a été créée en 2005 sur proposition de l'OPECTS. Ses missions étaient de définir, promouvoir et financer d'une part des programmes de recherche épidémiologique, expérimentale et sociologique sur les effets de l'exposition des personnes aux champs électromagnétiques radiofréquences utilisés notamment pour les communications électroniques, et d'autre part des programmes de diffusion auprès des professionnels et du public des connaissances acquises concernant ces effets.

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