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Agence nationale de sécurité sanitaire
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Mis à jour le 25/04/2018

Le bon usage des antiparasitaires externes chez les animaux domestiques

Mots-clés : Médicaments vétérinaires, Antiparasitaires

Les parasites externes peuvent être à l’origine de pathologies graves chez les animaux voire de maladies transmissibles à l’homme. Pour lutter et/ou prévenir ces maladies, des médicaments vétérinaires sont disponibles.

Les antiparasitaires externes permettent de traiter et/ou de prévenir les infestations des animaux par certains insectes (puces, tiques, moustiques, phlébotomes voire mouches piqueuses selon les médicaments). Comme pour tout médicament vétérinaire, leur autorisation de mise sur le marché est délivrée après une évaluation des données relatives à leur qualité, leur innocuité et leur efficacité permettant de conclure que le bénéfice lié à leur utilisation est supérieur à l’ensemble des risques encourus par l’animal destinataire du traitement mais également par la personne administrant le médicament où les personnes en contact avec l’animal traité.

Procédure d'autorisation de mise sur le marché

Ainsi, le risque pour l’homme fait l’objet d’une évaluation lors de cette procédure d’autorisation de mise sur le marché des médicaments vétérinaires et les éventuelles précautions à prendre par l’utilisateur ou des recommandations quant à l’entourage de l’animal sont décrites dans le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) de chaque médicament (http://www.ircp.anmv.anses.fr/) et figurent également dans leur notice. Lors de cette évaluation le cas particulier des contacts étroits pouvant exister entre l’animal et les enfants sont spécialement pris en compte.

Le résultat de cette évaluation peut conduire à prendre des mesures afin de limiter l’exposition de l’utilisateur. Des conseils d’utilisation peuvent être mentionnés dans les autorisations comme par exemple : se laver les mains après utilisation, rincer à l’eau avec soin en cas d’exposition accidentelle avec les yeux, ne pas fumer, boire ou manger pendant l’application voire porter des gants pour administrer le médicament.
Des précautions spécifiques peuvent également être mentionnées à destination des enfants. C’est ainsi que pour les antiparasitaires externes sous formes « pipettes » qui sont des formes concentrées, des précautions supplémentaires sont ajoutées si nécessaire : « Tant que le site d'application n'est pas sec, les animaux traités ne doivent pas être manipulés et les enfants ne doivent pas être autorisés à jouer avec les animaux traités. Il est donc recommandé de ne pas traiter les animaux pendant la journée mais plutôt en début de soirée, et de ne pas laisser les animaux qui viennent d'être traités dormir avec leurs maîtres, surtout avec les enfants… ».

La pharmacovigilance vétérinaire

Une fois commercialisés, la surveillance des effets secondaires pour l’Homme et l’animal est réalisée via au système de pharmacovigilance vétérinaire. En effet, des effets indésirables chez l’homme peuvent survenir par contact avec les animaux traités, ou bien par contact direct avec le médicament vétérinaire lors de l’administration à l’animal, ou encore suite à une erreur de manipulation ou d’utilisation comme par exemple une ingestion accidentelle par un enfant.
En France, l’ensemble de ces déclarations d’effets indésirables qui surviennent suite à l’utilisation des médicaments vétérinaires est enregistré par l’Anses et fait l’objet d’une surveillance continue. Les résultats de cette surveillance peuvent conduire à réviser l’autorisation de mise sur le marché du médicament et ajouter par exemple des précautions d’emploi notamment pour l’utilisateur voire suspendre ou retirer cette autorisation si les risques sont jugés trop importants au regard des bénéfices apportés.
La symptomatologie la plus courante observée chez l’homme suite à l’utilisation des médicaments vétérinaires concerne principalement des irritations transitoires et relativement bénignes : essentiellement cutanés, oculaires et/ou respiratoires avec les antiparasitaires externes, ou réactions inflammatoires en cas d’injections accidentelles.

Comme pour tout médicament, il est donc indispensable de lire la notice avant toute utilisation d’un médicament vétérinaire et de respecter strictement les précautions d’utilisation décrites dans la notice.

Tout effet indésirable survenant chez l’homme suite à l’utilisation d’un médicament vétérinaire peut, en l’absence d’urgence, être signalé via le Portail de signalement des événements sanitaires indésirables du Ministère des Affaires sociales et de la Santé. En cas d’intoxication, il faut appeler le Centre antipoison territorialement compétent (http://www.centres-antipoison.net).