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Mis à jour le 07/06/2016

Les acides gras oméga 3

Fonctions dans l'organisme, et besoins alimentaires

Mots-clés : Nutrition, Lipides, Graisses, Oméga 3, Composition des aliments

Les acides gras oméga 3 constituent une famille d’acides gras essentiels. Elle regroupe des acides gras indispensables –c’est à dire nécessaires au développement et au bon fonctionnement du corps humain, mais que notre corps ne sait pas fabriquer- et conditionnellement indispensables –c’est à dire nécessaires au développement et au bon fonctionnement du corps humain mais qui peuvent être fabriqués à partir de leur précurseur s'il est apporté par l'alimentation. Découvrez le rôle de ces acides gras et les aliments qui en contiennent.

Le précurseur de la famille des acides gras oméga 3 est l'acide alpha-linolénique (ALA). Il est dit indispensable car nécessaire au développement et au bon fonctionnement de l'organisme sans que celui-ci sache les synthétiser. Il doit donc obligatoirement être apporté par l'alimentation. A partir de ce composé, l'organisme synthétise d'autres acides gras oméga 3, notamment les acides eïcosapentaènoïque (EPA) et docosahexaènoïque (DHA). Cependant, le taux de conversion de l'ALA en DHA est trop faible pour couvrir les besoins en DHA, ce dernier est donc également considéré comme indispensable et doit aussi être apporté par l'alimentation.

 

Quels sont leurs effets sur la santé ?

Les acides gras omégas 3 sont nécessaires au développement et au fonctionnement de la rétine, du cerveau et du système nerveux. Des apports suffisants en omégas 3 sont donc primordiaux chez la femme en âge de procréer, chez la femme enceinte, chez la femme allaitante ainsi que chez l’enfant. 

Dans le domaine cardio-vasculaire, les données scientifiques montrent également que la consommation d'acides gras oméga 3 peut conduire à :

  • une diminution de la pression artérielle chez les personnes présentant une hypertension artérielle ;
  • une diminution de la quantité de triglycérides dans le sang, un type de lipides qui, en cas d'excès, contribue au développement de maladies du cœur ;
  • chez les personnes présentant au préalable des pathologies cardiovasculaires, une réduction de la morbidité et de la mortalité cardiovasculaires.

Cependant, l’Anses rappelle que la prévention des maladies cardio-vasculaires repose surtout sur des mesures hygiéniques et diététiques, combinant une alimentation variée et équilibrée à la pratique d’une activité physique.

Par ailleurs, les données récentes montrent que l’EPA et du DHA jouent un rôle dans le fonctionnement cérébral chez le sujet adulte et au cours du vieillissement et suggèrent un effet positif sur le maintien de la santé mentale (dépression, démence dont maladie d’Alzheimer), bien que d’autres études doivent confirmer et préciser les effets de ces acides gras.

Enfin, l’EPA et le DHA sont également impliqués dans la prévention de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). En effet, le déficit en ces acides gras peut augmenter le risque de DMLA. 

 

Où trouve-t-on les acides gras oméga 3 ?

Les aliments les plus riches en oméga 3 sont issus de végétaux terrestres (la noix, l'huile de colza, de soja, de lin, etc.) qui contiennent de l’ALA et d’animaux marins (les poissons gras comme le saumon, le thon, le maquereau, le hareng, la sardine et l'anchois, etc.) qui contiennent de l’EPA et du DHA.

Retrouvez sur la table Ciqual :

Au niveau domestique, certaines huiles riches en acides gras oméga 3 (essentiellement ALA) ne supportent pas la friture et le chauffage intense et doivent donc être utilisées en assaisonnement.

Toutefois, en France, ce sont les produits animaux terrestres (viandes, œufs, produits laitiers, etc.) qui contribuent majoritairement aux apports, car, même s'ils ont des teneurs plus basses en acides gras oméga 3, ils sont consommés en plus grandes quantités que les huiles végétales ou les poissons gras.

 

Le travail de l'Agence

En 2010, l’Agence a défini des apports nutritionnels conseillés pour l'ALA, l'EPA et le DHA chez l'adulte, la femme enceinte, la femme allaitante, le nourrisson, l'enfant et l'adolescent. Le rapport acide linoléique / acide alpha-linolénique est souvent évoqué, mais il n’a pas beaucoup d’intérêt dès lors que les besoins physiologiques en acides linoléique et alpha-linolénique sont couverts. Néanmoins, ce rapport prend de l’importance dans les cas de déséquilibre par déficit d’apport en acide alpha-linolénique et/ou par excès d’apport en acide linoléique et plus encore si s’y ajoute un déficit simultané d’apport en EPA et DHA.

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