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Publié le 05/07/2013

Poissons et produits de la pêche : synthèse des recommandations de l’Agence

Le poisson et les produits de la pêche possèdent des qualités nutritionnelles précieuses qui en font des aliments particulièrement intéressants au plan nutritionnel, il est ainsi recommandé de consommer du poisson deux fois par semaine, dont un poisson gras. Cependant, du fait qu’ils vivent en contact permanent avec l’environnement, les aliments qui en sont issus sont susceptibles d’être contaminés par des substances chimiques mais également par des micro-organismes. L’Agence a rendu de nombreux avis tant sur l’évaluation des risques liés à la consommation de ces aliments que de leurs bénéfices. Un avis récapitulant l’ensemble des ces recommandations est publié aujourd’hui.

 

Le poisson et les produits de la pêche (fruits de mer, coquillages, …) possèdent des qualités nutritionnelles précieuses qui en font des invités de choix des menus de toute la famille. Il est ainsi recommandé de consommer du poisson deux fois par semaine, dont un poisson gras. Cependant, les caractéristiques de leur environnement et la biologie de certaines espèces font que les aliments qui en sont issus sont susceptibles d’être contaminés par des substances chimiques (PCB, methylmercure notamment) mais également par des micro-organismes (bactéries et certains parasites). Ainsi, certaines recommandations spécifiques de consommation peuvent s’appliquer notamment pour certaines populations sensibles(femmes enceintes, jeunes enfants, …).

Lors de l’élaboration des recommandations de consommation nutritionnelle du programme national nutrition santé (PNNS), l’Agence avait été consultée pour fournir le fond scientifique de ces recommandations. Depuis, l’Agence a rendu de nombreux avis tant sur l’évaluation des risques liés à la consommation de ces aliments que de leurs bénéfices. Ces différents travaux permettent d’affiner les recommandations de consommation de poisson et produits de la pêche notamment en termes de fréquence et de types de poissons à consommer afin de bénéficier des qualités nutritionnelles de ces produits sans s’exposer à un risque particulier. Un avis récapitulant l’ensemble des ces recommandations est publié aujourd’hui.

 

Recommandations pour la population générale

  • Consommer 2 portions de poissons par semaine, dont un poisson gras (à forte teneur en oméga 3 à longue chaine) -saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée-
  • Varier les espèces et les lieux d’approvisionnement
  • Limiter à 2 fois par mois la consommation de poissons d’eau douce fortement bio-accumulateurs (anguille, barbeau, brème, carpe, silure)
  • Cuire à cœur le poisson de mer frais
  • Pour une consommation de poisson cru :
    • vider rapidement votre poisson après achat ou demander à votre poissonnier de le faire
    • congeler le pendant 7 jours dans un congélateur domestique avant de le consommer
  • Éviter la consommation de coquillages, s’ils ne proviennent pas d’une zone d’élevage autorisée et contrôlée,
  • Consommez les coquillages et fruits de mer crus dans les deux heures qui suivent la sortie du réfrigérateur.
 

Conservation du poisson et des produits de la pêche

Pour en conserver la qualité, il est recommandé de :

  • Utiliser un sac isotherme lors du transport jusqu’au domicile ;
  • Vider immédiatement votre poisson ou demander à votre poissonnier de le faire ;
  • Conserver ces aliments dans la partie la plus froide de votre réfrigérateur entre 0 et 4 °C ;
  • Les consommer de préférence le jour même de l’achat, ou dans les 48 h.

 

Recommandations destinées aux populations sensibles 

  Fillettes et adolescentes Femmes en âge de procréer Femmes allaitantes Femmes enceintes et enfants de moins de 3 ans

Autres personnes sensibles

(personnes agées, immunodéprimées etc.)

Poissons d’eau douce fortement bio-accumulateurs

(anguille, barbeau, brème, carpe, silure)

Limiter à 1 fois tous les 2 mois Limiter à 1 fois tous les 2 mois Limiter à 1 fois tous les 2 mois Limiter à 1 fois tous les 2 mois Limiter à 2 fois par mois

Poissons prédateurs sauvages

lotte (baudroie), loup (bar), bonite, anguille, empereur, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre, thon…

Pas de recommandation particulière Pas de recommandation particulière A limiter A limiter Pas de recommandation particulière

espadon, marlin, siki, requin et lamproie

Pas de recommandation particulière Pas de recommandation particulière A éviter A éviter Pas de recommandation particulière
Mesures spécifiques d’hygiène à respecter Cf recommandation générale Cf recommandation générale Cf recommandation générale

Eviter la consommation de poissons crus ou insuffisamment cuits et de poissons fumés

Eviter la consommation de coquillages crus ou peu cuits.

Eviter la consommation de crustacés décortiqués vendus cuits (cuire soi-même les crustacés)

 

Pour en savoir plus : Bénéfices et risques du poisson et des produits de la pêche

Autant que la viande, le poisson est une excellente source de protéines, il contient également des minéraux, mais aussi des vitamines. Enfin, selon les espèces, les poissons sont également des sources d'oméga 3à longue chaine, particulièrement intéressants au plan nutritionnel car intervenant dans la prévention des maladies cardio-vasculaires, ainsi que le développement et le fonctionnement de la rétine, du cerveau et du système nerveux.

Cependant, les produits de la mer et des rivières peuvent aussi être contaminés par des polluants de l'environnement dont les dioxines, les PCBou le méthyl-mercure, qui peuvent avoir des effets néfastes sur la santé en cas de surexposition. Ces aliments peuvent également être contaminés par des microorganismes pathogènesd’origine humaine, animale, hydrique ou tellurique présents dans l’eau douce ou salée. Les coquillages, en filtrant l’eau, peuvent concentrer de grandes quantités de bactéries, virus et parasites et à ce titre représentent une source de contamination humaine s’ils ne proviennent pas d’une zone d’élevage autorisée et contrôlée.