Retour sur la conférence finale de l'action conjointe européenne NANOGENOTOX | Anses - Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

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Retour sur la conférence finale de l'action conjointe européenne NANOGENOTOX

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Actualité du 01/03/2013

La conférence finale de NANOGENOTOX, action conjointe européenne coordonnée par l’Anses depuis 2010, s'est tenue le 22 février 2013 au Ministère des Affaires sociales et de la Santé à Paris. Rassemblant environ 200 participants internationaux : scientifiques, décideurs nationaux des Etats-membres et de l'Union européenne, représentants des différentes parties prenantes, cet événement a permis de dresser le bilan des connaissances générées dans le cadre du projet et d’échanger sur les implications de ces résultats.

 

Lancé en mars 2010 et coordonné par l’Anses, NANOGENOTOX a rassemblé 30 partenaires (organismes scientifiques et ministères) issus de 13 Etats-membres de l'Union européenne. Son objectif était de fournir à la Commission européenne et aux Etats membres une méthode rigoureuse et fiable de détection du potentiel génotoxique des nanomatériaux manufacturés susceptibles d'engendrer des cancers ou une reprotoxicité chez l'homme. Dans ce cadre, quatorze nanomatériaux manufacturés, choisis en fonction de leurs usages possibles dans différents types de produits (cosmétiques, aliments, produits de consommation courante) et de leurs voies d'exposition potentielles (orale, cutanée, inhalée), ont été soumis à étude.

 

La conférence finale du projet avait lieu vendredi 22 février 2013 au Ministère des Affaires sociales et de la Santé à Paris. 

A cette occasion, les nombreuses données scientifiques produites dans le cadre de NANOGENOTOX ont été résumées et soumises à discussion des quelques 200 participants internationaux réunis pour cet événement. Les travaux issus  du projet ont permis de réaffirmer la nécessité d'une caractérisation physique et chimique complète et fiable des matériaux bruts et dispersés. NANOGENOTOX a proposé des procédures standardisées pour cette caractérisation ainsi qu’un protocole de dispersion commun. A partir des résultats, des adaptations des lignes directrices de tests in vitro et in vivo de l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) ont été proposées. NANOGENOTOX a également permis de confirmer qu'il est impossible de classifier comme "monosubstance" les familles de nanomatériaux manufacturés analysées. En effet, au sein d’une même famille, des différences ont été constatées quand à la caractérisation physique et chimique, la génotoxicité in vitro et in vivo , de même que les paramètres toxicocinétiques.

 

Des travaux à poursuivre

Au cours de la journée, les échanges ont souligné la production scientifique de grande richesse issue de l'Action Conjointe NANOGENOTOX. Outre ces connaissances nouvelles, ce projet a contribué à créer et renforcer les liens entre les organismes qui y ont pris part. Ces liens seront cruciaux pour la poursuite des travaux portant sur les nombreuses problématiques restant à résoudre. Le soutien de la Commission européenne sera essentiel pour les suites à donner, par le biais notamment de financement de projets de recherche européens, ou par d'autres mécanismes. Les résultats de NANOGENOTOX vont à présent contribuer à l'important travail mené par les membres du groupe de travail de l'OCDE sur les nanomatériaux manufacturés, travail amené à se poursuivre au cours des années à venir, en particulier par le biais du Programme de parrainage pour les essais des nanomatériaux manufacturés.