Un nouveau mandat international sur la trichinellose pour l’Anses
Le Laboratoire de santé animale de l’Anses a été nommé laboratoire de référence sur la trichinellose par l’OMSA, qui a désigné Isabelle Vallée, cheffe de l’unité Biologie et immunologie parasitaires à l’Anses, comme responsable de ce mandat. L’Agence exercera ses missions aux côtés des autres laboratoires de référence de l’OMSA sur la trichinellose.
La trichinellose est une maladie provoquée par des vers parasites du genre Trichinella. Ce ver se trouve sous forme larvaire dans les fibres musculaires. Il peut se transmettre à l’être humain lors de la consommation de viande contaminée insuffisamment cuite.
Les symptômes de la trichinellose sont principalement la diarrhée, la fièvre, un gonflement du visage, des douleurs musculaires, parfois associés à des signes nerveux et des troubles de la vision dont les séquelles peuvent être irréversibles. Des larves du ver sont présentes dans les muscles des patients.
Les animaux les plus à risque de transmettre la trichinellose en Europe sont le porc, le sanglier et le cheval. Grâce aux contrôles sanitaires systématiques réalisés à l’abattoir sur les espèces à risque, les cas humains sont devenus très rares en France. Lorsqu’ils surviennent, ils sont le plus souvent liés à la consommation de viandes non contrôlées, issues de la chasse ou d’importations illégales.
L’Agence est déjà laboratoire national de référence pour les parasites transmissibles à l’être humain par les aliments, dont la trichinellose, et centre collaborateur de l’OMSA dans ce domaine depuis 2014. Le nouveau mandat est le vingt-septième confié à l’Anses par l’OMSA. Cette nomination vient renforcer le rôle de l’Anses sur la scène internationale.
Accompagner les pays membres de l’OMSA
En tant que laboratoire de référence, l’Anses apportera un appui aux pays membres de l’OMSA pour renforcer leurs capacités techniques de détection et former les scientifiques ou techniciens de laboratoire aux méthodes d’analyse.
L’Agence pourra également les appuyer en cas de crise et organiser des essais interlaboratoires pour tester les capacités de détection des laboratoires en charge de la détection officielle de Trichinella spp. dans ces pays.
Elle contribuera enfin à l’actualisation du chapitre sur la trichinellose du Manuel des tests de diagnostic et des vaccins pour les animaux terrestres de l’OMSA.
Des recherches au service de la santé publique
Au-delà de ses activités de référence, l’Anses mène des travaux de recherche pour améliorer les méthodes de détection du parasite, développer de nouvelles stratégies de prévention et retracer l’origine des contaminations. Elle conserve également l’une des collections de souches de Trichinella les plus importantes au monde.