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Publié le 26/03/2013

Valeur guide de qualité d’air intérieur (VGAI) : l’Anses propose deux valeurs pour le dioxyde d’azote

Divers polluants sont susceptibles de se retrouver dans l’air intérieur et peuvent avoir des effets sur le confort et la santé, allant de la simple gêne (gêne olfactive, somnolence, irritation des yeux et de la peau) à l’apparition ou l'aggravation de pathologies graves. Pour faire face à l’enjeu sanitaire que représente la qualité de l’air intérieur et apporter aux pouvoirs publics des éléments utiles à la gestion de ce risque, l’Anses travaille depuis 2004 à l’élaboration de valeurs guides de qualité d’air intérieur (VGAI). Deux propositions de valeurs guides de qualité d’air intérieur (VGAI)  correspondant aux expositions sur le court et le long terme sont publiées aujourd’hui pour le dioxyde d’azote (NO2).

 

 

Divers polluants sont susceptibles de se retrouver dans l’air intérieur (polluants chimiques, contaminants d’origine biologique, particules ou fibres, …) et peuvent avoir des effets sur le confort et la santé, allant de la simple gêne (gêne olfactive, somnolence, irritation des yeux et de la peau) à l’apparition ou l'aggravation de pathologies graves : allergies respiratoires, asthme, cancer, intoxication mortelle ou invalidante, etc. Jusqu’à récemment, la qualité de l’air à l’intérieur des bâtiments ne faisait pas partie des préoccupations sanitaires majeures, comme l’est la qualité de l’air extérieur. Pourtant, nous passons, en climat tempéré, en moyenne 85 % de notre temps dans des environnements clos, et une majorité de ce temps dans l’habitat. 

Pour faire face à l’enjeu sanitaire que représente la qualité de l’air intérieur et apporter aux pouvoirs publics des éléments utiles à la gestion de ce risque, l’Anses travaille depuis 2004 à l’élaboration de valeurs guides de qualité d’air intérieur (VGAI). Ces valeurs correspondent à des concentrations dans l’air d’une substance chimique en dessous desquelles aucun effet sanitaire ou aucune nuisance ayant un retentissement sur la santé n’est attendu pour la population générale, en l’état des connaissances actuelles. Ces valeurs sont des cibles sanitaires à atteindre pour protéger la santé des personnes. 

L'Anses publie ce jour ses propositions de valeurs guides de qualité d’air intérieur (VGAI)  pour le dioxyde d’azote (NO2). Le NO2 est un gaz qui provient de multiples sources de combustion dans l’air intérieur (tabagisme, appareils de chauffage et de production d’eau chaude non raccordés, cuisinières à gaz etc.), mais également d’apports de l’air extérieur (trafic routier, sources industrielles, etc.). C’est une substance fortement irritante des voies respiratoires. Les principaux effets respiratoires du NO2 tels que décrits chez l’homme sont des essoufflements, des obstructions bronchiques, des crises d'asthme, ou encore des bronchites.

Une première valeur a été établie pour protéger des effets survenant après une exposition de courte durée (200 µg.m-3 pour une exposition d'une heure) et une seconde pour protéger des effets à long terme (20 µg.m-3 pour une durée d’exposition supérieure à un an). La détermination des VGAI pour le dioxyde d’azote s’est notamment appuyée sur des lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) spécifiquement dédiée à l’air intérieur (2010)(1).

L’Anses recommande également d’acquérir des données afin d’étudier la quantification du gain sanitaire que représenterait le respect de ces VGAI fixées pour le dioxyde d’azote.

Les VGAI

Les valeurs guides de l'air intérieur (VGAI) ont été définies comme des concentrations dans l’air d’une substance chimique en dessous desquelles aucun effet sanitaire ou aucune nuisance ayant un retentissement sur la santé n’est attendu pour la population générale en l’état des connaissances actuelles. Une VGAI vise à définir et proposer un cadre de référence destiné à protéger la population des effets sanitaires liés à une exposition à la pollution de l’air par inhalation. Il s’agit de contribuer à l’élaboration de recommandations visant in fine à éliminer, ou à réduire à un niveau acceptable du point de vue sanitaire, les contaminants ayant un effet néfaste sur la santé humaine et le bien-être, que cet effet soit connu ou supposé.

 

(1) Organisation mondiale de la santé (OMS) (2010) WHO guidelines for indoor air quality: selected pollutants