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Agence nationale de sécurité sanitaire
de l’alimentation, de l’environnement
et du travail

Protections intimes

Protections intimes

Composition des produits de protections intimes

Mis à jour le 22/01/2020

Mots-clés : Protections intimes

Produits de grande consommation utilisés pendant la période des règles afin d’absorber le flux menstruel, les protections intimes sont l’objet de nombreux questionnements. De plus en plus, les femmes s’interrogent sur les risques liés à leurs utilisations. L’Anses a été saisie afin d’évaluer la sécurité des protections intimes et conclut à une faible concentration de substances chimiques dans la composition des produits de protections intimes type tampons, coupes menstruelles, ou encore serviettes hygiéniques. L’Agence rappelle toutefois aux utilisatrices l’importance de respecter les règles d’hygiène liées à l’utilisation des protections.

Les protections intimes

Il existe aujourd’hui sur le marché deux catégories de protections intimes. La première catégorie concerne les protections intimes internes destinées à être insérées dans le vagin afin d’absorber les flux menstruels. Les plus connus sont les tampons et les coupes menstruelles (appelées également cup). Les tampons sont à usage unique tandis que les coupes menstruelles sont réutilisables. La seconde catégorie concerne les protections intimes externes, à usage unique ou réutilisables : les serviettes hygiéniques et les protège-slips.

L’Anses a été saisie en 2018 afin d’évaluer la sécurité des protections intimes. L’expertise a consisté à évaluer les risques sanitaires liés à la présence éventuelle de substances chimiques dans ces produits, mais également le risque de syndrome de choc toxique menstruel (SCT). En fin d’année 2019, l’Agence a publié des résultats complémentaires concernant les coupes menstruelles et les tampons. Ces essais complémentaires visaient à mieux caractériser la composition de leurs matériaux et estimer les risques par rapport au staphylocoque doré, la bactérie responsable du SCT.

Le syndrome de choc toxique menstruel, est une maladie aiguë et infectieuse. Elle est causée par la libération d’une toxine bactérienne dans le sang, la TSST-1 produite par un type de staphylocoque doré (Staphylococcus aureus). 

Conclusions de l’expertise relative à la sécurité des produits de protection intime

Les essais ont révélé la présence de substances chimiques dans les tampons, les coupes menstruelles, les serviettes hygiéniques et/ou les protège-slips mais sans dépassement des seuils sanitaires. L’Anses ne met pas en évidence de risque lié à la présence de ces substances. 

Amélioration de la qualité des matières premières et des procédés de fabrication

L’Agence recommande aux fabricants d’améliorer la qualité des matières premières et de réviser certains procédés de fabrication afin d’éliminer ou de réduire au maximum la présence des substances chimiques.

Le risque de syndrome de choc toxique menstruel

L’Anses n’a pas mis en évidence de relation directe entre les propriétés physico-chimiques des matériaux de ces protections intimes et un risque d’augmentation du SCT. L’expertise montre que le syndrome de choc toxique menstruel (SCT) est davantage lié aux conditions d’utilisation des protections intimes. Le risque de développer la maladie augmente avec une utilisation prolongée d’une protection interne et/ou l’utilisation d’une protection d’une capacité d’absorption plus forte que nécessaire.

 

Recommandations de l’Anses 

  • Respectez les recommandations d’utilisation propres à chaque protection, en particulier celles sur le temps de port des tampons et des coupes.

  • Pensez à vous laver les mains avant et après le changement de protections intimes.

  • Utilisez un tampon uniquement pendant les règles.

  • Veillez à choisir votre tampon avec un pouvoir absorbant adapté à votre flux menstruel, afin de le changer régulièrement.

De façon générale, l’Agence rappelle aux utilisatrices l’importance de respecter les règles d’hygiène liées à l’utilisation des protections intimes. Pour limiter le risque, l’Anses recommande également de renforcer l’information des professionnels de santé et des femmes sur cette maladie et ses symptômes.

De plus, elle préconise que tous les fabricants affichent des indications claires relatives à ce risque sur les emballages et les notices d’utilisation des produits de protections intimes internes, en particulier les fabricants de coupes menstruelles, plus récemment arrivées sur le marché.

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