Formulaire de recherche

anses

Agence nationale de sécurité sanitaire
de l’alimentation, de l’environnement
et du travail

Le réseau Vigimyc

Le réseau Vigimyc d’épidemiosurveillance des mycoplasmoses des ruminants est un dispositif de surveillance évènementiel piloté par l’Anses.

 

Il a été formalisé en 2003 et vise aujourd’hui à :

1/ identifier les (sous-)espèces de mycoplasmes isolées chez les ruminants en France ;

2/ suivre l’évolution des mycoplasmoses des ruminants sur l’ensemble du territoire national et détecter l’émergence de nouvelles (sous-)espèces ou variants ;

3/ détecter une éventuelle réémergence de la péripneumonie contagieuse bovine en France  et contribuer à l’épidémiovigilance vis-à-vis de la pleuropneumonie contagieuse caprine;

4/ partager des informations scientifiques et des connaissances techniques relatives aux mycoplasmes des ruminants ; 

5/ constituer une collection représentative des souches de mycoplasmes chez les ruminants sur l’ensemble du territoire national ;

6/ surveiller l’évolution de la sensibilité des mycoplasmes des ruminants aux antibiotiques.

Les bactéries du genre Mycoplasma peuvent provoquer chez l’homme et l’animal des maladies majeures. Ce sont des bactéries orphelines dont le diagnostic, l’identification ainsi que l’étude de la résistance aux antibiotiques repose sur des compétences spécifiques, distinctes de la bactériologie conventionnelle. Chez les ruminants, les mycoplasmoses ont un impact économique majeur et certaines sont réglementées (Catégorisation des maladies animales en France, Europe, OIE).

L’Unité Mixte de Recherche Mycoplasmoses des ruminants, assistée de l’unité Epidémiologie et Appui à la Surveillance de l’Anses laboratoire de Lyon, est en charge de l’animation d’un réseau de 35 laboratoires vétérinaires d’analyse adhérents qui mettent en œuvre un diagnostic par culture dans des contextes de suspicions cliniques principalement chez les bovins, les caprins et les ovins. Les isolats sont transmis pour identification et conservation à l’Anses Laboratoire de Lyon qui publie annuellement un bilan de surveillance.

Au-delà de ce partenariat quotidien, un appui technique et scientifique est proposé aux laboratoires adhérents dans le cadre du réseau (journée d’animation, formations, mise à disposition de matériel de référence, contrôle de réactifs, validation de méthodes, etc.). En retour, les laboratoires sont sollicités dans le cadre de projets collaboratifs (validation de méthodes par exemple, documentation plus exhaustive de certaines conditions de collecte, etc.).

Les orientations du réseau Vigimyc sont discutées au sein d’un comité national de pilotage fédérant les organisations représentant les principaux partenaires du réseau :  éleveurs, vétérinaires, laboratoires, administration et instituts de recherche.

Il s’agit d’un dispositif unique en Europe par sa couverture géographique et son historique avec entre 300 et 500 isolats collectés par an. Dans la mesure du possible ces isolats sont conservés en collection pour alimenter des travaux de recherche et de référence concernant la diversité et la virulence des mycoplasmes ainsi que leur diagnostic.