Page thématique

Alimentation et nutrition humaine

Notre alimentation est au cœur de notre quotidien. Saine et sûre, elle est un allié puissant pour notre santé. Pourtant, un déséquilibre nutritionnel ou des aliments contaminés peuvent toutefois nous exposer à des risques immédiats ou à des maladies chroniques. L’Anses apporte son expertise scientifique à toutes les étapes de la chaîne alimentaire, depuis la production des aliments d’origine animale ou végétale jusqu’à l’assiette du consommateur. Elle évalue les risques liés à la contamination des aliments par des agents pathogènes et des substances toxiques. Elle évalue également la qualité nutritionnelle et les risques liés à l’inactivité physique et la sédentarité.

Actualités

Être actif, ça s'apprend !
Cour de récréation
26/09/2022

Être actif, ça s'apprend !

À l'Agence, nous étudions le manque d'activité physique et l'excès de sédentarité de la population depuis de nombreuses années. À l'occasion de la semaine européenne du sport, retour sur nos derniers travaux dans le domaine. #BeActive
La surveillance des médias, un moyen supplémentaire pour repérer les organismes nuisibles des végétaux
Un papillon fulgore tacheté, ravageur de végétaux
20/09/2022
Actualités

La surveillance des médias, un moyen supplémentaire pour repérer les organismes nuisibles des végétaux

Dans son travail de surveillance et de détection de nouveaux organismes nuisibles aux végétaux , l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) analyse régulièrement la littérature scientifiques, ainsi que des médias professionnels et généralistes. Cette veille est complémentaire des autres systèmes de surveillance existants. Elle permet notamment de repérer les dommages très localisés, causés par des organismes non soumis à une déclaration obligatoire.
La saison des champignons a commencé, soyez vigilants !
08/09/2022

La saison des champignons a commencé, soyez vigilants !

L'arrivée de l'automne marque le début de la cueillette des champignons. Si ce sont des mets appréciés, certaines espèces n'en demeurent pas moins toxiques voire mortelles pour l'Homme. En 2021, quatre personnes sont décédées suite à la confusion d’une espèce comestible avec une espèce toxique. Que vous soyez connaisseur ou cueilleur occasionnel, restez vigilant et respectez les bonnes pratiques pour une consommation en toute sécurité.
Comment lutter contre les cinq principales bactéries responsables des intoxications alimentaires en France
08/09/2022
Actualités

Comment lutter contre les cinq principales bactéries responsables des intoxications alimentaires en France

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’ article original . Malgré les avancées sanitaires, les progrès en évaluation et gestion du risque, les infections par des bactéries (productrices de toxines pour certaines), des virus ou des parasites suite à la consommation d’un aliment contaminé continuent de toucher des millions de personnes chaque année dans le monde . En France, ce sont près de 16 000 cas de « toxi-infections d’origine alimentaire » qui ont été enregistrés en 2019.
Réduire l’exposition aux nitrites et aux nitrates dans l’alimentation
Réduire l’exposition aux nitrites et aux nitrates dans l’alimentation
12/07/2022

Réduire l’exposition aux nitrites et aux nitrates dans l’alimentation

Notre alimentation nous expose quotidiennement aux nitrites et aux nitrates. Au regard des connaissances actuelles de leurs effets sur la santé humaine, l’Anses préconise de réduire l’exposition de la population à ces substances par des mesures volontaristes en limitant l’exposition par voie alimentaire. Pour ce faire, l’Anses a identifié plusieurs leviers, en particulier la réduction de l’utilisation d’additifs nitrités dans les charcuteries, qui doit se faire de façon maîtrisée pour éviter l’augmentation de toxi-infections alimentaires.
Aliments contaminés par la bactérie E. coli : quels effets sur la santé et comment prévenir les infections ?
11/07/2022
Actualités

Aliments contaminés par la bactérie E. coli : quels effets sur la santé et comment prévenir les infections ?

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’ article original . La bactérie Escherichia coli ( E. coli ) a récemment fait l’actualité en France, dans le cadre de l’importante vague d’intoxications alimentaires qu’elle a provoquée. Une épidémie due à des pizzas contaminées qui a touché 56 personnes, dont 55 enfants, et a provoqué deux décès. Cette bactérie est pourtant naturellement présente dans notre microflore digestive. Si la plupart des souches d’ E. coli sont sans danger pour l’Homme, d’autres peuvent être à l’origine d’infections ou porter des gènes de résistance aux antibiotiques. Parmi les souches pathogènes, les E. coli entérohémorragiques ou EHEC sont responsables d’infections d’origine alimentaire parfois sévères, principalement chez les jeunes enfants et les personnes âgées. En France, les aliments les plus souvent incriminés dans les épidémies sont la viande hachée de bœuf (consommée crue ou insuffisamment cuite) et certains fromages au lait cru. Pour mieux caractériser ce danger, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) définit les souches d’EHEC les plus souvent associées à des formes graves et développe de méthodes de biologie moléculaire pour les détecter rapidement dans les aliments. L’Agence réalise également des évaluations de risques sur l’ensemble de la chaîne alimentaire, et émet des recommandations aux professionnels, aux pouvoirs publics et aux consommateurs pour diminuer le risque de maladie. Le danger des E. coli entérohémorragiques E. coli est une entérobactérie, c’est-à-dire une bactérie qui réside dans le tube digestif de l’être humain et des animaux à sang chaud. Il en existe de nombreux types, ou souches, qui sont pour la plupart inoffensifs. Certaines, toutefois, sont pathogènes. Il s’agit de souches ayant acquis des gènes de virulence leur conférant des propriétés particulières. Parmi les souches pathogènes, les E. coli entérohémorragiques sont responsables de troubles variés, allant d’une diarrhée bénigne à des formes plus graves comme des diarrhées hémorragiques pouvant évoluer vers des atteintes rénales sévères telles que le syndrome hémolytique et urémique (SHU). Ces souches bactériennes colonisent le tube digestif du malade et libèrent dans l’intestin une toxine ( Shigatoxine , aussi appelée vérotoxine). Celle-ci est ensuite véhiculée vers ses organes cibles par le sang, où elle sera responsable de lésions vasculaires aux niveaux intestinal, rénal et cérébral. Les E. coli entérohémorragiques (EHEC) sont aussi dénommées STEC ou VTEC (pour Shigatoxin/Verotoxin producing E. coli) en raison de la production d’une toxine nommée Shigatoxine/Verotoxine. CDC/National Escherichia, Shigella, Vibrio Reference Unit at CDC/Janice Haney Carr L’exposition à un très faible nombre de cellules de cette bactérie peut suffire à déclencher l’infection. Pour les enfants de moins de 5 ans, l’ingestion de 500 bactéries est associée à une très forte probabilité de déclencher la maladie. Par comparaison, des doses 10 à 100 fois plus élevées sont nécessaires pour d’autres bactéries pathogènes comme les salmonelles. Les premiers symptômes surviennent en moyenne 3 à 4 jours après ingestion de la bactérie et sont gastro-intestinaux : crampes abdominales et diarrhée initialement aqueuse puis sanglante. Les patients présentent peu ou pas de fièvre. La maladie évolue vers un syndrome hémolytique et urémique (SHU) dans 5 à 8 % des cas. Les symptômes du SHU surviennent en général dans les sept jours qui suivent le début de la diarrhée. Les signes évocateurs sont une grande fatigue, une pâleur et une diminution du volume des urines. Le SHU nécessite une prise en charge hospitalière avec, pour les formes les plus graves, dialyse et/ou transfusion sanguine. Des complications neurologiques graves peuvent apparaître dans 25 % des cas de SHU et une insuffisance rénale chronique est observée chez 50 % des survivants. La létalité du SHU chez l’enfant varie de 3 à 5 % dans la littérature scientifique, et elle est de 1 % selon les données françaises de surveillance . Caractéristiques des infections aux EHEC : chronologie d’apparition des symptômes et leurs possibles degrés de gravité (diarrhées simples à sanglantes, avec risques de séquelles, décès…). Anses , Fourni par l'auteur Les populations les plus à risque de développer des symptômes ou des formes graves de la maladie (diarrhées sanglantes, SHU) sont les enfants de moins de 15 ans (surtout en dessous de 5 ans) et les personnes âgées. Chaque année, environ 140 cas de SHU infantiles sont notifiés à Santé publique France . Où et quand se produisent les contaminations ? Les ruminants, en particulier les bovins, sont des porteurs sains de ces bactéries. Les bactéries présentes dans leurs matières fécales peuvent ainsi contaminer les produits animaux (viandes et produits laitiers) et l’environnement (sol, eau). La principale voie de transmission des EHEC est la consommation d’aliments ou d’eau contaminés . La contamination se produit par exemple à l’abattoir pour les viandes (via la dépouille ou après éviscération des animaux), ou au moment de la traite pour le lait, en particulier lorsque les mesures d’hygiène ne sont pas appliquées. En ce qui concerne les végétaux, cette contamination peut intervenir lors de l’épandage de fumiers ou d’effluents d’élevages sur les sols où ils sont cultivés, ou lors de l’utilisation d’eau d’irrigation contaminée. L’eau de boisson peut être contaminée accidentellement ou lors d’un défaut de potabilisation. Enfin, les aliments peuvent être contaminés au moment de leur préparation du fait d’une mauvaise hygiène des mains. D’autres voies de contamination sont possibles par contact avec des animaux porteurs (par exemple lors de visite de fermes) ou lors d’activités de baignades dans des eaux souillées. La transmission inter-humaine est également possible (par voie féco-orale) et survient principalement en milieu familial ou dans des collectivités de jeunes enfants (crèches). Cycle de transmission et de contamination des aliments depuis les ruminants porteurs de la bactérie pathogène. EcL lab -- Université de Montréal , Author provided Les aliments impliqués dans les épidémies Les principaux aliments mis en cause lors d’épidémies d’infections à EHEC sont la viande hachée de bœuf insuffisamment cuite, les produits laitiers non pasteurisés (lait cru et fromages au lait cru), les végétaux crus (salade, jeunes pousses, graines germées), les jus de fruits ou de légumes non pasteurisés ou encore l’eau de boisson souillée. En France, dix épidémies d’infections à EHEC ont été détectées et investiguées entre 2005 et 2020. Six d’entre elles étaient liées à des fromages au lait cru . Les fromages incriminés étaient des fromages à pâtes molles à croûte fleurie (comme le camembert, le brie) et les fromages à pâtes pressées non cuites à affinage court (comme le reblochon, le saint-nectaire). Trois étaient liées à des viandes hachées de bœuf et une à des graines germées . Les farines pouvant également être contaminées, la consommation de pâte crue ou insuffisamment cuite (pâte à gâteaux, pâte à pizza) a récemment été à l’origine d’épidémies aux États-Unis , au Canada et plus récemment en France. En 2022, des pizzas surgelées contaminées ont été identifiées à l’origine de 56 cas (55 enfants et un adulte) survenus entre janvier et avril 2022. Comment prévenir les infections Tout au long de la chaîne alimentaire (élevage, transformation, distribution), les professionnels de l’agroalimentaire doivent appliquer de bonnes pratiques d’hygiène et des mesures spécifiques pour maîtriser les contaminations. Des autocontrôles doivent par ailleurs être réalisés afin de surveiller et de vérifier l’efficacité des mesures mises en place. En cas de détection de bactéries dans les aliments et/ou d’apparition de cas humains, les mesures de retrait et/ou de rappel des produits mis sur le marché peuvent être déclenchées en lien avec les pouvoirs publics. La liste des produits soumis à un processus de rappel est consultable sur le site rappel.conso.gouv.fr . [ Près de 70 000 lecteurs font confiance à la newsletter de The Conversation pour mieux comprendre les grands enjeux du monde. Abonnez-vous aujourd’hui . ] Au niveau du consommateur, la prévention des infections à EHEC par voie alimentaire est essentiellement basée sur le respect des règles d’hygiène et l’éviction de certains aliments ou pratiques de consommation, en particulier pour les populations les plus sensibles. Ainsi, les consommateurs peuvent éviter les infections en appliquant les mesures suivantes : Se laver les mains avec du savon en sortant des toilettes, avant la préparation et la prise des repas, et après avoir manipulé des denrées alimentaires crues ou non ; Laver soigneusement et éplucher si possible les légumes, mais aussi les fruits et les herbes aromatiques, en particulier ceux qui sont consommés crus ; Pour les populations sensibles (jeunes enfants et personnes âgées) : cuire à cœur (70 °C) les viandes hachées et les produits à base de viande hachée, éviter la consommation de lait cru et de produits au lait cru (à l’exception des fromages à pâte pressée cuite) et celle de produits crus ou insuffisamment cuits à base de farine. Pour conclure, les complications des infections aux EHEC sont rares mais sévères et touchent principalement les jeunes enfants et les personnes âgées en France. Comme pour l’ensemble des infections d’origine alimentaire, la stratégie de réduction du risque est fondée essentiellement par la prévention des contaminations tout au long de la chaîne alimentaire avant la remise au consommateur. Les agences sanitaires comme l’ Anses conduisent des travaux visant à identifier les mesures les plus efficaces pour réduire le risque de maladie . Les consommateurs ont toutefois un rôle essentiel en appliquant des mesures d’hygiène simples et en évitant, pour les populations
Un nouveau test pour mieux détecter les E. coli pathogènes dans les aliments
06/07/2022

Un nouveau test pour mieux détecter les E. coli pathogènes dans les aliments

Escherichia coli (E. coli) est une bactérie présente dans le tube digestif de l’Homme, des mammifères et les oiseaux. Si la majorité des souches de E. coli sont inoffensives, certaines d’entre elles peuvent provoquer des cas graves de diarrhées voire plus rarement des décès. L’Anses a mis au point une méthode de détection permettant de repérer plus rapidement et de façon plus ciblée les E. coli pathogènes dans les aliments, notamment dans les produits au lait cru.
Variole du singe : quel risque de transmission par l’alimentation ?
05/07/2022

Variole du singe : quel risque de transmission par l’alimentation ?

Une augmentation du nombre de personnes infectées par le virus Monkeypox responsable de la “variole du singe” a récemment été enregistrée, en France comme ailleurs, principalement en Europe. Ce virus peut être transmis par contact direct avec une personne malade, ainsi que par les gouttelettes respiratoires. L’Anses a été saisie en urgence afin d’évaluer également le risque de transmission de ce virus par les aliments.
Tous nos conseils pour passer un été sans souci
01/07/2022

Tous nos conseils pour passer un été sans souci

Retrouvez notre dossier #étésansouci avec toutes nos recommandations pour prévenir les risques propres à la période estivale : rupture de la chaîne du froid, allergies aux pollens, confusion entre plantes toxiques et comestibles, piqûres de moustiques, etc. A suivre aussi tout l'été sur nos réseaux sociaux.
Des effets indésirables liés à la consommation de compléments alimentaires contenant du curcuma
27/06/2022

Des effets indésirables liés à la consommation de compléments alimentaires contenant du curcuma

Utilisé comme épice, le curcuma est une plante également présente dans de nombreux compléments alimentaires faisant valoir ses potentielles propriétés digestives, antioxydantes et anti-inflammatoires. A la suite de plusieurs signalements d’hépatites en Italie et en France, l’Anses alerte sur les risques d’effets indésirables liés à la consommation de compléments alimentaires contenant du curcuma.
Préparez votre été en toute sécurité
13/05/2022

Préparez votre été en toute sécurité

Régime amincissant, prise de compléments alimentaires, séance de bronzage artificiel, épilation à la lumière pulsée…à l’approche de l’été, de nombreuses personnes adoptent, à des fins esthétiques, des pratiques plus ou moins risquées pour leur santé. Voici quelques éclairages pour agir en toute connaissance de cause et éviter les mauvaises surprises. #PréparezVotreEté
L'illusion perdue des régimes amaigrissants
13/05/2022

L'illusion perdue des régimes amaigrissants

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’ article original . Alors que les beaux jours arrivent, l’envie revient de faire tomber les pulls et vêtements couvrants. Une envie qui s’accompagne – sous la pression sociale – de l’idée de montrer un corps, si ce n’est parfait, du moins compatible avec la norme qui s’affiche à longueur de magazines et où règne le filiforme. Le propos ici n’est pas de revenir sur ce constat, ses causes et ses méfaits physiologiques ou psychologiques, étayés par un grand nombre de publications depuis plusieurs décennies, mais plutôt de préciser les risques pour la santé des régimes amaigrissants , induits par un grand stress physiologique – lui-même suivi ou accompagné de stress psychologique… et à terme d’une (re)prise de poids dans la quasi-totalité des cas. En effet, la représentation subjective de l’image du corps préside le plus souvent au choix d’un régime et l’objectif fixé n’est pas nécessairement cohérent avec le maintien de l’état de santé : selon une enquête nationale 45 % de femmes sans surpoids dont 15 % minces (IMC < 22) avaient suivi un régime dans l’année (PDF) , comme le souligne un avis de l’Anses (2011) d’après une étude INCA (PDF) . Comment fonctionne un régime Les stratégies d’amaigrissement consistent à créer, par restriction alimentaire, un déséquilibre énergétique pour libérer les acides gras du tissu adipeux. Or, tout se passe rarement comme prévu. La première illusion est la perte de poids initiale observée… qui n’est liée qu’à l’utilisation du glycogène hépatique et musculaire, en l’occurrence notre stock d’énergie assez rapidement disponible sous forme de glucides, et à l’élimination d’eau qui y est liée (9 g pour 1 g de glycogène). Dans un second temps se produit l’effet recherché : les réserves adipeuses sont mobilisées. Mais ce que l’on sait généralement moins, c’est que notre organisme met en place des stratégies pour résister à cette perte de poids. Avec moins de réserves énergétiques facilement disponibles (celles que nous avons perdues en premier), notre organisme va passer « en mode économie » (avec une baisse du métabolisme de repos) : ce qui se traduit par une fatigue et une sensation de froid – la « thermogénèse » (production de chaleur) est diminuée – qui s’installeront durablement si la restriction persiste. Préserver la masse musculaire Une autre (mauvaise) surprise est la fonte musculaire. Même si le régime est qualitativement équilibré, la perte de masse grasse (75 %) s’accompagne d’une perte de masse musculaire (25 %) (PDF) . La masse musculaire est pourtant un acteur déterminant de la dépense énergétique de repos en contribuant fortement à la thermogénèse et ainsi à la dépense énergétique de repos. S’il y a moins de muscles, la dépense énergétique de repos est de facto diminuée… Pour maintenir à long terme une perte de poids, il faudrait alors réduire plus encore les apports alimentaires ou augmenter les dépenses énergétiques. C’est là que l’activité physique (AP) joue un rôle majeur, et ce bien au-delà de son effet sur la dépense énergétique au cours de l’exercice. L’activité physique au-delà des calories Au-delà du nombre de calories dépensées, les effets physiologiques de l’activité physique sont à l’origine d’un cercle vertueux : elle maintiendra en très grande partie la masse musculaire à l’origine de l’utilisation de substrats énergétiques. En effet, plus on est physiquement actif, plus la dissipation de chaleur est élevée – y compris au repos. Sa pratique participe également à la régulation de la glycémie (taux de sucre dans le sang) et du métabolisme hormonal et énergétique. Et si l’hypothèse de son effet anorexigène (coupe-faim) est actuellement explorée, son rôle de régulateur de la prise alimentaire commence à être bien documenté : agissant comme régulateur de l’humeur et de la réponse au stress, elle jouerait sur le comportement alimentaire en partie sous l’influence de ces deux facteurs. L’évaluation des risques sanitaires des régimes amaigrissants En 2011, pour la première fois de l’histoire de l’évaluation des risques sanitaires dans ce domaine, 15 régimes avaient été étudiés par l’Anses (PDF) . Ils avaient tous des conséquences en commun : une restriction énergétique par un contrôle de la prise alimentaire, et la suppression d’une catégorie d’aliments au moins entraîne des déficits en certains minéraux, vitamines, fibres ou des excès en protéines, sodium, des conséquences psycho-comportementales, biologiques, physiopathologiques, la masse musculaire, l’équilibre hormonal, le statut osseux, les fonctions rénales et hépatiques. Tous les régimes restrictifs, par leur finalité, conduisent de fait à des déséquilibres nutritionnels. À cela s’ajoute un paradoxe : l’effet parfois spectaculaire à court terme de ces régimes masque le risque sanitaire majeur et la reprise de poids quasi systématique – dans 80 % des cas un an après le régime et 95 % des cas dans un délai de cinq ans. Ce constat en fait une question de santé publique toujours d’actualité en 2022. C’est certainement parce que le régime amaigrissant est vécu comme une mesure transitoire que cet effet est manifeste . Il devient une parenthèse alors même qu’il pourrait être la voie d’accès à un comportement alimentaire de nature à pérenniser le retour à l’équilibre nutritionnel, voire viser une amélioration des paramètres métaboliques, cardiovasculaires, psychologiques. Or, la contrainte génère des stress psychologiques et physiologiques auxquels peu sont en mesure de faire face dans la durée. C’est dans ce contexte que l’activité physique et une approche nutritionnelle raisonnée prennent toute leur place : pour le maintien à long terme de l’état de santé et la prévention d’une prise de poids subie. Comprendre l’origine avant tout pour accompagner Le surpoids, lorsqu’il est réel, peut trouver ses origines parmi les erreurs alimentaires, le mode de vie, le stress, l’inactivité physique, l’âge, des troubles métaboliques et/ou hormonaux, etc. Dès lors que les facteurs déclenchants ou d’entretien ne sont pas identifiés, la lutte contre le surpoids s’installe. Le diagnostic et le suivi individualisé d’un professionnel de santé – médecin nutritionniste, diététicien – sont à ce titre incontournables pour comprendre l’origine puis maîtriser les conséquences sanitaires de déséquilibres nutritionnels. Le régime restrictif, de fait, ne peut être adapté à des milliers de personnes. Si l’initiative est individuelle, l’accompagnement doit être lui aussi individualisé. Les pratiques alimentaires, l’adéquation avec le mode de vie et l’histoire personnelle, sont des points cruciaux de l’accompagnement de la demande de perte de poids qui, pour être réellement satisfaite, doit avoir pour première cible la santé mentale et physique à long terme. En temps normal, face à la diminution des réserves énergétiques, le cerveau répond par l’émission de signaux de faim. Restriction et contrôle de la prise alimentaire entrent alors en opposition avec les besoins physiologiques : le contrôle permanent finira par perturber durablement l’émission et l’interprétation des signaux de faim, de rassasiement et de satiété régulateurs du comportement alimentaire. L’harmonie entre besoins nutritionnels et prise alimentaire est rompue, durablement et dans certains cas définitivement. Cette rupture est à l’origine de troubles du comportement alimentaire, et à l’origine de la prise de poids post-régimes déjà documentée depuis plusieurs décennies . Si des régimes restrictifs sont pratiqués sans identification des causes du surpoids, la perte de kilos sera suivie de leur reprise. Or, avec la baisse du métabolisme énergétique induite par la restriction, manger autant conduira dès lors à une prise de poids au-delà du poids initial… Ce qui conduit en retour à la répétition des régimes. Ce phénomène est à l’origine de l’effet « Yoyo » avec un point haut en augmentation après chaque épisode. Ces régimes restrictifs vendus pour la perte de poids sont à l’origine même… de la prise de poids. Alors pour éviter qu’il ne s’installe, une très bonne parade est l’activité physique qui va agir comme un régulateur à de multiplies égards par le rôle physiologique et psychologique qu’il peut jouer et qui est bien documenté. Note : Les enquêtes INCA (Individuelle nationale des consommations alimentaires) sont des études nationales réalisées tous les 7 ans par l’Anses. Elles consistent à recueillir les consommations alimentaires d’un échantillon d’habitants de France métropolitaine durant 7 jours. La troisième s’est déroulée en 2014-2015)

Décryptage

Qu’est-ce que l’histamine et comment éviter les intoxications ?
17/08/2022

Qu’est-ce que l’histamine et comment éviter les intoxications ?

Les intoxications à l’histamine représentent l’une des principales causes d’intoxications alimentaires liées à la consommation de poisson. Pourtant, en respectant les règles d’hygiène, en particulier la chaîne du froid, ces intoxications sont évitables. Explications.
Tout comprendre sur les effets de la bactérie E. coli dans les aliments
12/07/2022

Tout comprendre sur les effets de la bactérie E. coli dans les aliments

Le point sur les nitrites et les nitrates en 10 questions
12/07/2022

Le point sur les nitrites et les nitrates en 10 questions

Quelle différence entre nitrate et nitrite ? Pourquoi en trouve-t-on dans l’alimentation ? Quels sont les aliments qui nous exposent le plus à ces substances ? Y sommes-nous trop exposés ? Est-ce que le « sans nitrite » existe vraiment dans les charcuteries ? Toutes les réponses dans cet article.
Manger du poisson : pourquoi ? comment ?
30/06/2022

Manger du poisson : pourquoi ? comment ?

Le poisson et les produits de la pêche possèdent des qualités nutritionnelles précieuses qui en font des aliments particulièrement intéressants, notamment pour couvrir nos besoins en acides gras oméga-3. Pour autant, ils peuvent accumuler des contaminants chimiques en filtrant l’eau de mer ou en se nourrissant d’autres poissons. Voici nos conseils pour profiter au mieux de ses bienfaits nutritionnels sans prendre de risque.
Boissons énergisantes : quels effets sur la santé ?
30/06/2022

Boissons énergisantes : quels effets sur la santé ?

Que contiennent les boissons dites énergisantes ? Quels effets peuvent-elles avoir sur la santé ? Comment les éviter ? On répond à vos questions.
Comment bien conserver ses aliments et ne pas interrompre la chaîne du froid ?
23/06/2022

Comment bien conserver ses aliments et ne pas interrompre la chaîne du froid ?

Garder les aliments à basse température permet de ralentir la croissance des micro-organismes et de limiter la survenue de toxi-infections alimentaires, tout en préservant les qualités nutritionnelles et organoleptiques des aliments. Nos recommandations pour garantir la chaîne du froid en continu, notamment en périodes de fortes chaleurs.
Qu’est-ce que les Escherichia coli entérohémorragiques (EHEC) et comment s’en prémunir ?
09/06/2022

Qu’est-ce que les Escherichia coli entérohémorragiques (EHEC) et comment s’en prémunir ?

Escherichia coli (E. coli) est une bactérie naturellement présente dans la microflore digestive de l’Homme et des animaux à sang chaud. Si la plupart des souches d’Escherichia coli sont sans danger pour l’Homme, certaines souches comme les E. coli entérohémorragiques ou EHEC sont responsables d’infections, parfois sévères, principalement chez les jeunes enfants et les personnes âgées.
Qu’est-ce que la listériose et comment s’en prémunir ?
09/06/2022

Qu’est-ce que la listériose et comment s’en prémunir ?

La listériose est une infection d’origine alimentaire provoquée par la bactérie Listeria monocytogenes . Les cas de listériose sont rares en France mais sévères. Quels aliments sont concernés ? Quelles sont les conséquences pour la santé ? Certaines populations sont-elles plus à risque ? Réponses dans cet article.
Tout savoir sur la sécurité sanitaire des aliments
07/06/2022

Tout savoir sur la sécurité sanitaire des aliments

Quelles sont les sources potentielles de contamination des aliments ? Qu’est-ce qu’une toxi-infection alimentaire ? Comment éviter les intoxications alimentaires ? Qu’est-ce que la Salmonellose et que provoque-t-elle ? Que fait l’Agence pour garantir la sécurité sanitaire d’un aliment ? A l’occasion la journée mondiale de la Sécurité sanitaire des aliments, nous vous proposons un dossier dédié pour mieux comprendre les enjeux de la sécurité sanitaire des aliments et découvrir nos actions pour rendre les aliments plus sûrs pour les consommateurs.
Les biotechnologies
13/04/2022

Les biotechnologies

Avec l’essor du génie génétique, les biotechnologies permettent d’intervenir directement sur les gènes des organismes vivants pour en modifier les propriétés. Ces technologies sont utilisées dans de nombreux secteurs, de la recherche à l’industrie, notamment dans les domaines de l’agriculture et de la santé. Depuis sa création, l’Anses remplit plusieurs missions en rapport avec l’utilisation de plantes génétiquement modifiées dans l’alimentation humaine ou animale, désignées sous le nom d’OGM. Le 1er janvier 2022, ses missions ont été élargies suite à la dissolution du Haut conseil des biotechnologies.
Qu’est-ce que la salmonellose et comment s’en prémunir ?
22/03/2022

Qu’est-ce que la salmonellose et comment s’en prémunir ?

Les infections par des bactéries du genre Salmonella représentent la deuxième cause de maladies d’origine alimentaire en Europe. Elles se manifestent par une gastro-entérite parfois aigüe mais peuvent toutefois affecter de façon plus grave certaines populations sensibles. Présentation de cette maladie et des moyens permettant de s’en prémunir.
Les acides gras oméga 3
02/03/2022

Les acides gras oméga 3

Les acides gras oméga 3 constituent une famille d’acides gras essentiels. Elle regroupe des acides gras indispensables, nécessaires au développement et au bon fonctionnement du corps humain, mais que notre corps ne sait pas fabriquer. Ils peuvent néanmoins être fabriqués à partir de leur précurseur s'il est apporté par l'alimentation. Découvrez le rôle de ces acides gras et les aliments qui en contiennent.

Publications

Document application/vnd.openxmlformats-officedocument.spreadsheetml.sheet
Évaluation des risques physico-chimiques dans les aliments
Date de mise en ligne
12/07/2022
Numéro de saisine
2020-SA-0106

Ressources

Boire de l'eau : les bonnes pratiques
Infographie eau bonnes pratiques
05/08/2022 Infographie

Boire de l'eau : les bonnes pratiques

Courges amères : gare aux intoxications
02/08/2022 Infographie

Courges amères : gare aux intoxications

Cueillette de champignons
02/08/2022 Infographie

Cueillette de champignons

Respecter la chaîne du froid
02/08/2022 Infographie

Respecter la chaîne du froid

Hygiène dans la cuisine : 10 conseils pour éviter les intoxications alimentaires
02/08/2022 Infographie

Hygiène dans la cuisine : 10 conseils pour éviter les intoxications alimentaires

Compléments alimentaires : nos conseils pour éviter les risques
02/08/2022 Infographie

Compléments alimentaires : nos conseils pour éviter les risques

La cuisson au barbecue
02/08/2022 Infographie

La cuisson au barbecue

Cueillette de plantes : nos recommandations pour éviter les intoxications
02/08/2022 Infographie

Cueillette de plantes : nos recommandations pour éviter les intoxications