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Préparez votre été en toute sécurité
13/05/2022

Préparez votre été en toute sécurité

Régime amincissant, prise de compléments alimentaires, séance de bronzage artificiel, épilation à la lumière pulsée…à l’approche de l’été, de nombreuses personnes adoptent, à des fins esthétiques, des pratiques plus ou moins risquées pour leur santé. Voici quelques éclairages pour agir en toute connaissance de cause et éviter les mauvaises surprises. #PréparezVotreEté
Résistance aux antibiotiques : de nouveaux éléments concernant la colistine
22/12/2015
Actualités

Résistance aux antibiotiques : de nouveaux éléments concernant la colistine

La colistine est un antibiotique utilisé en médecine vétérinaire, notamment dans les filières animales de production. En médecine humaine, en raison de sa toxicité, elle n’est prescrite que pour le traitement d’infections humaines sévères liées à des bactéries résistantes à toutes les autres options thérapeutiques (notamment les bactéries résistances aux céphalosporines de dernière génération et aux carbapénèmes). Du fait de l’absence de mécanisme de résistance à la colistine transférable entre bactéries, des avis récents, notamment de l’Agence Européenne du Médicament (EMA) et de l’Anses, n’ont pas recommandé jusqu’à présent d’inclure la colistine dans la liste des antibiotiques critiques utilisés en médecine vétérinaire. Le 18 novembre dernier, le premier mécanisme de résistance à la colistine transférable (gène mcr-1 ) a été décrit en Chine chez des porcs et des poulets, dans de la viande vendue au détail, mais aussi chez des souches bactériennes isolées chez l’Homme. A la lumière de ces nouveaux éléments scientifiques, l’EMA va réunir son groupe d’experts sur l’antibiorésistance afin de procéder à la révision de son avis relatif à l’usage de la colistine en médecine vétérinaire, publié en 2013. L’Anses révisera en conséquence l’évaluation du risque conduite dans son avis scientifique sur le classement de la colistine en tant qu’antibiotique vétérinaire d’importance critique. La colistine est un antibiotique utilisé en médecine vétérinaire, notamment pour le traitement d’infections colibacillaires dans les filières animales de production. En médecine humaine, la colistine a longtemps été écartée des protocoles de soins en raison de sa toxicité, en particulier rénale. Depuis la dissémination mondiale des résistances aux céphalosporines de dernière génération et aux carbapénèmes, la colistine est redevenue un antibiotique prescrit pour le traitement d’infections humaines sévères liées à des bactéries résistantes à toutes les autres options thérapeutiques. Compte-tenu du recours à la colistine en médecine humaine, la communauté scientifique et médicale s’est interrogée sur le risque de sélection de résistances à la colistine chez l’Homme suite à son usage chez l’animal. Des avis récents ont été formulés, notamment par l’Agence Européenne du Médicament (EMA) et par l’Anses, ne recommandant pas, à ce stade des connaissances, d’inclure la colistine dans la liste des antibiotiques critiques utilisés en médecine vétérinaire, et dont l’usage doit être encadré. En particulier, l’absence de mécanisme de résistance à la colistine transférable entre bactéries constituait un argument scientifique fort. Novembre 2015 : description du premier mécanisme de résistance à la colistine transférable Le 18 novembre 2015, le premier mécanisme de résistance à la colistine transférable (le gène mcr-1 ) a été décrit en Chine chez des porcs et des poulets, à partir de viande vendue au détail, ainsi que chez des souches bactériennes isolées chez l’Homme 1 . La prévalence de ce gène plasmidique a été estimée à environ 20% chez l’animal et autour de 1% chez l’Homme. La publication de la séquence génétique du gène mcr-1 a conduit plusieurs instituts à rechercher sa présence dans d’autres collections bactériennes à l’échelle mondiale. A ce jour, en Europe, le gène mcr-1 a été détecté dans des souches bactériennes d’ Escherichia coli et/ou de Salmonella enterica , par le Laboratoire de Référence européen sur l’antibiorésistance animale (DTU, Danemark) 2 , par le Laboratoire de Référence en Santé Publique en Angleterre 3 et par les quatre laboratoires de l’Anses impliqués dans la surveillance de l’antibiorésistance animale 4 . Dans toutes ces collections, la prévalence du gène mcr-1 est particulièrement faible. Par ailleurs, aucune augmentation alarmante de la résistance à la colistine des bactéries isolées des filières avicole et porcine n’a été enregistrée par les différents réseaux de surveillance de l’Anses au cours des dernières années. Le 17 décembre 2015, des données complémentaires sur la distribution du gène mcr-1 dans d’autres collections mondiales ont été publiées 4, 5, 6, 7, 8 . Elles confirment une faible prévalence de ce gène chez l’Homme et fournissent des éléments moléculaires additionnels. De nombreux travaux sont en cours sur ce sujet, et plusieurs questions persistent à ce jour. Elles concernent notamment: la prévalence du gène mcr-1 dans les différents secteurs, animaux et humains, en France, en Europe et dans le monde. Les différents échantillonnages des collections bactériennes étudiées permettent de conclure à la détection de ce gène, et non encore à des niveaux de prévalence validés sur un plan épidémiologique. l’ancienneté de la dissémination du gène mcr-1 dans les flores bactériennes animales et humaines. La plupart des données publiées concernent des souches plutôt récentes (> 2010). Sa plus ou moins grande ancienneté dans les filières animales est un élément d’appréciation important dans l’analyse de risque. les niveaux de résistance à la colistine (faible ou élevé) des bactéries possédant le gène mcr-1 , dont l’impact thérapeutique est directement dépendant. Egalement, le gène mcr-1 n’est pas présent dans toutes les bactéries résistantes à la colistine, ce qui pose la question de la part de ce mécanisme dans l’explication plus large de cette résistance. les possibilités (ou non) de co-sélection du gène mcr-1 par l’usage d’autres antibiotiques que la colistine, tels que ceux largement utilisés en médecine vétérinaire (tétracyclines, sulfamides) ou ceux d’importance critique pour l’Homme et à dissémination plasmidique (céphalosporines de dernières générations). la diversité des caractéristiques moléculaires des supports génétiques (types de plasmides) et des clones bactériens porteurs du gène mcr-1 , dont dépendent les capacités plus ou moins fortes de diffusion entre espèces bactériennes, entre espèces animales et de l’animal à l’Homme. Une nouvelle analyse des risques liés à l’usage de la colistine nécessaire Les éléments scientifiques récemment identifiés sur la résistance bactérienne à la colistine devront être pris en compte dans une nouvelle analyse des risques liés à l’usage de la colistine, notamment en médecine vétérinaire. Dans ce contexte, l’EMA souhaite réunir de nouveau le groupe d’experts ad hoc sur l’antibiorésistance (AMEG) afin de réviser l’avis publié en 2013 relatif à l’usage de la colistine en médecine vétérinaire. Des experts de l’Anses font partie de ce groupe ad hoc . Depuis de nombreuses années, l’Anses joue un rôle clé de surveillance et d’alerte concernant les phénomènes d’antibiorésistance dans le monde animal, et en lien avec les conséquences possibles en Santé publique. Ce travail est réalisé grâce à la réactivité de l’ensemble des dispositifs qu’elle pilote, de surveillance réglementaire à l’abattoir et dans les aliments, et dans le cadre de l’activité des réseaux Salmonella et Résapath mis en place depuis plusieurs dizaines d’années en France. En parallèle, l’Anses-ANMV, par son implication auprès de l’EMA et son suivi annuel des consommations d’antibiotiques vétérinaires, fournit des éléments essentiels sur l’exposition des animaux aux antibiotiques, qui sont utilement mis en regard avec les niveaux de résistance observés. L’Anses révisera en conséquence l’évaluation du risque conduite dans son avis scientifique (avis n° 2015-SA-0118) sur le classement de la colistine en tant qu’antibiotique vétérinaire d’importance critique. Références Liu et al . Emergence of plasmid-mediated colistin resistance mechanism MCR-1 in animals and human beings in China: a microbiological and molecular biological study. Lancet Infect Dis 2015; published online Nov 18. http://dx.doi.org/10.1016/S1473-3099(15)00424-7 Hasman et al . Detection of mcr-1 encoding plasmid-mediated colistin-resistant Escherichia coli isolates from human bloodstream infection and imported chicken meat, Denmark 2015. Eurosurveillance 2015; published online Dec 10. http://dx.doi.org/10.2807/15607917.ES.2015.20.49.30085 Public Health England (PHE). First detection of plasmid-mediated colistin resistance ( mcr-1 gene) in food and human isolates in England and Wales (Serial number 2015/090). London: Public Health England , 2015. Webb et al . Dissemination of the mcr-1 colistin resistance gene. Lancet Infect Dis 2015; published online Dec 17, 2015. http://dx.doi.org/10.1016/S1473-3099(15)00538-1 Arcilla et al . Dissemination of the mcr-1 colistin resistance gene. Lancet Infect Dis 2015; published online Dec 17, 2015. http://dx.doi.org/10.1016/S1473-3099(15)00541-1 Hu et al . Dissemination of the mcr-1 colistin resistance gene. Lancet Infect Dis 2015; published online Dec 17, 2015. http://dx.doi.org/10.1016/S1473-3099(15)00533- 2 Olaitan et al . Dissemination of the mcr-1 colistin resistance gene. Lancet Infect Dis 2015; published online Dec 17, 2015. http://dx.doi.org/10.1016/S1473-3099(15)00540-X Tse et al. Dissemination of the mcr-1 colistin resistance gene. Lancet Infect Dis 2015; published online Dec 17, 2015. http://dx.doi.org/10.1016/S1473-3099(15)00532-0
Néonicotinoïdes et pollinisateurs : l’Anses préconise le renforcement des conditions d’utilisation des produits
12/01/2016
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Néonicotinoïdes et pollinisateurs : l’Anses préconise le renforcement des conditions d’utilisation des produits

L’Anses publie ce jour ses conclusions sur les risques présentés par les insecticides à base de substances néonicotinoïdes pour les abeilles et les autres pollinisateurs. Elle a été saisie sur ce sujet par les ministres chargés de l’écologie, de l’agriculture et de la santé. L’Agence rappelle qu’en l’absence de mesures de gestion adaptées, l’utilisation des néonicotinoïdes entraîne de sévères effets négatifs sur les espèces pollinisatrices.Elle souligne la pertinence du moratoire européen décidé en 2013. Elle indique par ailleurs qu’il existe toujours un manque de connaissances concernant l’impact de ces produits sur les abeilles et autres pollinisateurs. Dans ses conclusions, l’Agence identifie tout d’abord des usages pour lesquels les risques pour les abeilles domestiques, les bourdons et les abeilles sauvages sont considérés comme faibles, sous réserve du respect de certaines conditions d’utilisation. L’Agence souligne également qu’il subsiste une forte incertitude concernant certains usages, en particulier le traitement des semences pour les céréales d’hiver ou en pulvérisation sur vergers et vignes. Dans l’attente des résultats des travaux en cours au niveau européen, l’Agence préconise le renforcement des conditions d’utilisation pour tous les usages pour lesquels subsiste une incertitude importante ; elle recommande également de ne pas semer de culture attractive pour les polinisateurs à la suite d’une culture traitée par des néonicotinoïdes.
Un nouveau mandat national de référence pour le Laboratoire de Niort
22/01/2016
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Un nouveau mandat national de référence pour le Laboratoire de Niort

Le Laboratoire de Niort, spécialisé en maladies des ruminants, se voit investi d’une nouvelle responsabilité sanitaire au service de la certification des troupeaux français : la référence pour la détection de l’hypodermose bovine (ou « varron »). L’hypodermose bovine est une maladie à fort impact économique puisqu’elle entraîne des pertes de production laitière, une dégradation importante des cuirs, des ralentissements de croissance et parfois des troubles nerveux. Cette nouvelle mission complète les activités de référence du laboratoire dans le cadre notamment de ses deux mandats de référence à l’échelle nationale et de ses deux mandats à l’échelle internationale. Situé au cœur d’un important bassin d’élevage bovin, ovin et caprin, le Laboratoire de Niort, cofinancé par la Région Poitou-Charentes,exerce ses principales missions de recherche sur plusieurs maladies virales, bactériennes et parasitaires des ruminants pouvant avoir un fort impact économique (herpesviroses, pestiviroses, paratuberculose). Ses travaux portent également sur la résistance aux anthelminthiques des strongles intestinaux des ovins et caprins, ainsi que sur le bien-être animal en filière caprine. Enfin, le laboratoire contribue, à travers sa participation à l’Observatoire des maladies caprines (OMACAP), à la production de données épidémiologiques relatives aux dominantes sanitaires. Tous ses travaux sont menés en étroite collaboration avec les acteurs des filières, notamment au sein du Réseau d’excellence caprine (Rexcap) et dans un partenariat solide installé depuis 2 ans avec GDS France. Une nouvelle reconnaissance au niveau national Le Laboratoire de Niort porte le mandat de Laboratoire national de référence pour la rhinotrachéite infectieuse bovine depuis 2013 et pour la leucose bovine enzootique depuis 2009, et, à ce titre, développe et valide les méthodes d’analyses officielles vis-à-vis des pathogènes concernés et les transfère aux laboratoires agréés. Par ailleurs, le laboratoire est également, pour les professionnels représentés par GDS France, laboratoire expert en charge de la référence pour la diarrhée virale bovine (BVD) et porte des mandats internationaux, auprès de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), pour les rétroviroses des petits ruminants et la paratuberculose des ruminants. Il assure désormais les missions afférentes à son nouveau mandat de Laboratoire national de référence pour l’hypodermose bovine. L’hypodermose bovine ou varron est une maladie due à des larves de mouches. Ces larves, issues d’œufs pondus en été au niveau des membres des bovins, traversent la peau et migrent dans l’organisme en passant soit par l’œsophage, soit par la moelle épinière. Elles ressortent de l’organisme, au niveau du dos, au printemps suivant. Outre la dégradation du cuir qui résulte de la sortie des larves, l’hypodermose entraîne des pertes de production laitière, des ralentissements de croissance et parfois des troubles nerveux. Elle est sans incidence sur la santé humaine. L’attribution de ce nouveau mandat de référence nationale pour l’hypodermose bovine constitue, pour le Laboratoire de Niort, une nouvelle reconnaissance de la qualité de son travail et de son engagement en matière de santé des ruminants.
Signature d’un protocole d’accord entre l’Anses et l’Autorité indienne de sécurité sanitaire de l’alimentation et des normes
26/01/2016
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Signature d’un protocole d’accord entre l’Anses et l’Autorité indienne de sécurité sanitaire de l’alimentation et des normes

A l’occasion de la visite d’Etat en Inde du Président de la République, Monsieur François Hollande, l’Anses et l’Autorité indienne de sécurité sanitaire de l’alimentation et des normes ont signé un accord visant à échanger sur les méthodologies d’analyses des risques sanitaires et sur les techniques de laboratoire dans le domaine de la sécurité des aliments, des thématiques pour lesquelles l’Anses dispose d’une reconnaissance internationale. La sécurité sanitaire de l’alimentation est une préoccupation majeure que partagent la France et l’Inde. Durant les deux dernières années, l’Anses et l’Autorité indienne de sécurité sanitaire de l’alimentation et des normes (FSSAI) ont déjà eu l’occasion d’envisager des premières pistes de collaboration. Ainsi, au mois d’avril 2014, l’Anses a accueilli une délégation de la FSSAI afin de lui présenter ses activités. Puis, en janvier 2015, l’Anses s’est rendue à New Delhi pour confirmer ces intentions de collaboration et initier un dialogue avec des experts techniques. La signature d’un protocole d’accord, à l’occasion de la visite en Inde du Président de la République Monsieur François Hollande, concrétise ce souhait de collaboration autour de thématiques pour lesquelles l’Anses dispose d’une reconnaissance internationale, et notamment d’un mandat de référence de l’Union européenne pour le lait et les produits laitiers. Cette coopération se traduira notamment par des échanges entre les deux agences sanitaires portant sur les méthodologies d’évaluation des risques, sur les pratiques de laboratoire, ainsi que sur la méthodologie des études de l’alimentation totale, dont l’objectif est de surveiller l'exposition des populations à des substances chimiques présentes dans les aliments (résidus de produits phytosanitaires, contaminants de l'environnement, composés néoformés, toxines naturelles, additifs, etc .), en suivant une méthodologie standardisée et recommandée par l'Organisation Mondiale de la Santé. La signature de cet accord vise à améliorer la coopération scientifique et technique entre les deux organismes etpermettra aux deux agences sanitaires de faciliter les échanges de données et de savoir-faire, la mise en œuvre de travaux communs, voire de formations.
Avis de l’Anses sur le caractère cancérogène pour l’homme du glyphosate
12/02/2016
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Avis de l’Anses sur le caractère cancérogène pour l’homme du glyphosate

Suite à la publication des résultats de l’évaluation menée au niveau européen dans le cadre de la procédure de renouvellement d’approbation de la substance active glyphosate, et aux résultats, divergents, du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) concluant à un classement de cette substance en tant que cancérogène probable pour l’homme, l’Anses a été saisie sur les dangers du glyphosate pour la santé humaine. Dans l’avis qu’elle publie ce jour, l’Agence relève qu’au vu du niveau de preuve limité, une classification en catégorie 1A ou 1B (cancérogène avéré ou présumé pour l'être humain, règlement CLP) ne peut être proposée, mais qu’une classification en catégorie 2 (substances suspectées d'être cancérogènes pour l'homme, CLP) peut se discuter. Elle estime en conséquence nécessaire que le classement du glyphosate soit rapidement revu par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Au-delà de la substance active, les co-formulants contenus dans les préparations à base de glyphosate soulèvent des préoccupations, en particulier la tallowamine. L’Agence lance donc une évaluation sur les risques liés aux co-formulants présents dans l’ensemble des préparations phytopharmaceutiques, avec une priorité donnée aux préparations à base de glyphosate. L’Agence procède également sans délai à la réévaluation des autorisations de mise sur le marché des préparations associant glyphosate et tallowamine.
Exposition à la MIT : l’Anses recommande de mieux protéger et informer les consommateurs et les travailleurs
16/02/2016
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Exposition à la MIT : l’Anses recommande de mieux protéger et informer les consommateurs et les travailleurs

La méthylisothiazolinone (MIT) est une substance utilisée comme conservateur dans de nombreux mélanges commerciaux tels que des produits détergents, des peintures, des vernis, mais aussi dans des mélanges à usage professionnel. Elle est également retrouvée dans des produits cosmétiques : sa présence doit alors être mentionnée sur l’emballage. Depuis plusieurs années, en France comme en Europe, une augmentation alarmante du nombre de cas d’allergies cutanées à la MIT a été observée. Cette substance fait actuellement l’objet de travaux visant à proposer une classification européenne harmonisée dans le cadre du règlement CLP (classification, étiquetage et emballage), ainsi qu’au titre du règlement encadrant la mise sur le marché des produits biocides. Dans ce contexte, l’Anses s’est autosaisie afin d’identifier les catégories de produits les plus exposants pour proposer des recommandations visant à limiter les expositions des personnes déjà ou non sensibilisées. Dans l’avis qu’elle publie ce jour, l’Agence propose une protection renforcée des consommateurs et des travailleurs dans le cadre des travaux règlementaires en cours au niveau européen. Au-delà des produits cosmétiques et des détergents pour lesquels une information est déjà obligatoire, l’Agence recommande une information systématique à destination de la population générale et des professionnels sur les emballages des mélanges contenant de la MIT. Enfin, l’Anses poursuit ses travaux visant à identifier les secteurs ou postes de travail les plus exposants dans l’objectif de mieux prévenir et protéger les professionnels exposés. La méthylisothiazolinone ou MIT est principalement utilisée pour ses propriétés conservatrices, notamment dans les peintures et revêtements, les détergents, les procédés industriels, les produits cosmétiques, etc . Une étude récente a détecté la présence de MIT dans 93% des peintures testées. La MIT peut également être utilisée pour ses propriétés fongicides, bactéricides et désinfectantes dans un grand nombre d’usages : vernis, colles, détergents, textiles, etc . Depuis plusieurs années, en France comme en Europe, de nombreuses publications ont mis en évidence une augmentation alarmante du nombre de cas d’allergies cutanées à cette substance. Au niveau toxicologique, la MIT est reconnue comme substance sensibilisante cutanée, sur la base de données expérimentales animales et humaines. Ainsi, suite à l’exposition à une forte concentration de MIT, via notamment les cosmétiques, une réaction allergique cutanée peut survenir lors d’une nouvelle exposition, même à de faibles concentrations. Par ailleurs, la présence de MIT dans de nombreux produits à usage professionnel à des concentrations élevées est à l’origine de dermatites de contact sévères dans de nombreuses catégories professionnelles. Dans ce contexte, l’Anses s’est autosaisie afin de dresser un état des lieux des utilisations de la MIT et de décrire les risques associés de sensibilisations cutanée et respiratoire. L’objectif était d’identifier les catégories de produits les plus exposants en vue de proposer d’éventuelles recommandations visant à limiter les expositions des personnes déjà ou non sensibilisées. Les recommandations de l’Agence En janvier 2015, un dossier de classification harmonisée a été déposé au niveau européen par la Slovénie dans le cadre du règlement « CLP » sur la classification, l’étiquetage et l’emballage des substances. Ce dossier propose de classer la MIT comme sensibilisant cutané de catégorie 1 avec une limite de concentration spécifique à 0,06% (600 ppm). Lors de la phase de consultation publique de cette proposition, la France a indiqué qu’elle jugeait cette limite de 600 ppm beaucoup trop élevée au regard des données disponibles et a proposé une limite de 15 ppm . D’autres commentaires émanant d’institutions publiques européennes ou d’Etats membres vont également dans le sens de proposer une limite de concentration plus protectrice. Cette proposition de classification doit faire l’objet d’une discussion avec l’ensemble des Etats membres prochainement. L’Agence estime par ailleurs nécessaire la poursuite des discussions engagées au niveau européen dans le cadre du règlement « cosmétiques », afin de modifier les concentrations en MIT en tant que conservateur dans les produits cosmétiques. L’Agence recommande la mise en place d’une information systématique à destination de la population générale et des professionnels , sur les emballages des mélanges contenant de la MIT, quel que soit le niveau de concentration dans le mélange. Cette information est déjà obligatoire pour les produits cosmétiques et les détergents. Une information systématique dès la plus faible concentration applicable au produit fini mis sur le marché permettra l’éviction de l’allergène pour les individus sensibilisés. Par ailleurs, dans le cadre de ses travaux sur la problématique des émissions de polluants issues des matériaux de construction, l’Anses avait proposé une procédure de qualification des émissions de composés organiques volatils en 2009. Une concentration limite d’intérêt (CLI) avait alors été déterminée pour la MIT. Cette valeur française a d’ailleurs été adoptée par le groupe de travail européen d’harmonisation des protocoles et des CLI. Au vu des données récentes, l’Agence recommande la prise en compte de la MIT dans l’étiquetage prévu pour les produits de construction, afin d’informer le consommateur et les travailleurs sur les niveaux d’émission en polluants volatils. L’Agence poursuit enfin ses travaux sur l’analyse des dermatites professionnelles dans le cadre du Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P), qu’elle coordonne. Ces travaux permettent de décrire la prévalence de ces troubles cutanés en fonction des nuisances, d’identifier les secteurs ou postes de travail à risque en vue de recommandations pour la mise en œuvre de mesures de prévention et de protections adaptées en milieu professionnel.
Mise en consultation publique de la proposition de l’Anses pour un classement du permanganate de potassium en tant que toxique pour la reproduction
19/02/2016
Actualités

Mise en consultation publique de la proposition de l’Anses pour un classement du permanganate de potassium en tant que toxique pour la reproduction

L’Anses a soumis à l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) une proposition de classification en tant que toxique pour la reproduction de catégorie 1B pour le permanganate de potassium. Depuis le 17 février 2016, cette proposition fait l’objet d’une consultation publique sur le site Internet de l’ECHA, afin de donner l’opportunité à toutes les parties prenantes de présenter leur position, leurs arguments scientifiques ou les informations complémentaires dont elles disposent. A la suite de cette consultation publique, ouverte pour 45 jours, un avis final adopté au Comité d’évaluation des risques de l’ECHA sera transmis à la Commission européenne afin qu’elle décide de l’inclusion ou non de la classification proposée par l’Anses dans le règlement (CE) No 1272/2008 du 16 décembre 2008 relatif à la classification, à l'étiquetage et à l'emballage des substances et des mélanges, dit règlement CLP. Le permanganate de potassium est un agent hautement oxydant. Il est utilisé principalement pour ses propriétés désodorisantes et désinfectantes dans de nombreux secteurs, incluant le traitement de l’eau et l’industrie comme réactif de synthèse. Le permanganate de potassium fait actuellement l’objet d’un classement harmonisé européen, dans le cadre du règlement No 1272/2008 dit CLP sur la classification, l’étiquetage et l’emballage des substances et des mélanges : Peut aggraver un incendie ; comburant de catégorie 2 Nocif en cas d’ingestion par voie orale de catégorie 4* Très toxique pour les organismes aquatiques ; danger aigu, catégorie 1 Très toxique pour les organismes aquatiques ; danger chronique, catégorie 1 Les données actuellement disponibles démontrent que le permanganate de potassium induit un effet néfaste sur la fertilité et sur le développement embryonaire chez les rongeurs. Sur la base des résultats chez l’animal, le permanganate de potassium est présumé toxique pour la reproduction chez l’être humain. Ces éléments ont amené l’Anses, le 13 février 2015, à proposer un classement en tant que toxique pour la reproduction, de catégorie 2 pour la fertilité et de catégorie 1B pour le développement en application du règlement No 1272/2008 dit CLP. Cette proposition a été mise en consultation publique sur le site Internet de l’ECHA le 17 février dernier, afin de donner l’opportunité à toutes les parties prenantes de présenter leur position, leurs arguments scientifiques ou les informations complémentaires dont elles disposent. Cette consultation publique est ouverte pour une durée de 45 jours . Des commentaires peuvent être transmis par l’intermédiaire d’un formulaire dédié sur le site de l’ECHA . A la suite de cette étape de consultation, l’Anses sera chargée de répondre aux commentaires reçus. La proposition inititiale, les commentaires et leurs réponses seront portés à la connaissance du Comité d’évaluation des risques (CER) de l’ECHA, qui délivrera un avis final à la Commission européenne. Sur la base de cet avis, la Commission européenne décidera de l’inclusion ou non de la classification harmonisée proposée par l’Anses dans le règlement No 1272/2008 dit CLP.

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3:26 PM - mai 16, 2022
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