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Santé et environnement

Au quotidien et tout au long de notre vie, l’environnement est un déterminant majeur de notre santé.  Substances chimiques, particules dans l’air, ondes électromagnétiques, l’expertise de l’Anses apporte en permanence les derniers éléments de connaissances scientifiques sur les facteurs de risques liés aux expositions environnementales. L’Agence évalue les risques liés à la pollution des milieux et aux différentes nouvelles technologies. Elle évalue également les substances chimiques présentes dans les produits du quotidien.

Actualités

Chlordécone aux Antilles : des pratiques efficaces existent pour réduire l’exposition alimentaire
06/12/2022
Actualités

Chlordécone aux Antilles : des pratiques efficaces existent pour réduire l’exposition alimentaire

L'Anses a mené une nouvelle expertise sur les risques liés à l'exposition de la population antillaise au chlordécone. Elle confirme que ces risques peuvent être fortement réduits en respectant l'ensemble des recommandations de consommation de certains aliments issus de circuits informels émises par l'Agence. De plus, pour éviter la contamination notamment des œufs autoproduits, l'Agence recommande de renforcer l'adhésion au programme des jardins familiaux, dit JAFA.
Proscrire les matières plastiques du compost domestique
Proscrire les matières plastiques du compost domestique
28/11/2022

Proscrire les matières plastiques du compost domestique

Plus d'un Français sur trois recycle ses déchets dans des composteurs domestiques ou collectifs. En plus d'y mettre les épluchures de légumes, certains y ajoutent des déchets plastiques et notamment des sacs plastiques à usage unique dits « biodégradables » ou « compostables ». Or, la dégradation totale de tels matériaux n'est pas garantie dans ces composteurs. L'emploi des composts peut alors présenter un risque pour l'être humain comme pour l'environnement. L'Anses recommande donc de ne mettre aucune matière plastique dans les composteurs domestiques.
Les ondes électromagnétiques en questions
Radiofréquences et santé : la recherche face à des technologies en évolution rapide
22/11/2022

Les ondes électromagnétiques en questions

Internet mobile, identification sans contact, objets connectés... : les applications des technologies de communication par ondes radiofréquences se sont largement développées depuis 20 ans. L'Anses et le CIRC organisent une rencontre scientifique sur le thème « Radiofréquences et santé : la recherche face à des technologies en évolution rapide ». A cette occasion, découvrez notre décyptage sur les enjeux liés aux ondes électromagnétiques et toutes les actions que l'Anses mène depuis des années sur cette problématique.
Chauffage : attention aux intoxications au monoxyde de carbone
chauffage monoxyde carbone
10/11/2022

Chauffage : attention aux intoxications au monoxyde de carbone

Avec l’arrivée des températures plus fraîches, l’Anses alerte sur le risque lié à l’utilisation de certains appareils qui ne sont pas prévus pour se chauffer en intérieur : barbecue, brasero. Ces pratiques peuvent entraîner une intoxication grave voire mortelle au monoxyde de carbone.
Siphonnage de carburant : attention au risque d'intoxication
pénurie carburant station service
28/10/2022

Siphonnage de carburant : attention au risque d'intoxication

Au cours de la période de pénurie de carburants, le nombre d’intoxications dues au siphonnage a été multiplié par cinq. Pour éviter les accidents, l’Anses et les Centres antipoison déconseillent fortement cette pratique.
De nouveaux projets européens en perspective, pour mieux protéger la santé animale et humaine
18/10/2022

De nouveaux projets européens en perspective, pour mieux protéger la santé animale et humaine

L'Anses participe à cinq nouveaux projets sélectionnés par le programme de recherche européen Horizon Europe. Certains ont commencé au premier semestre 2022, d’autres cet automne.
Appelsprojetsrecherche.fr : le portail fête sa première année
10/10/2022
Actualités

Appelsprojetsrecherche.fr : le portail fête sa première année

L'Anses se joint aux autres membres fondateurs du portail appelsprojetsrecherche.fr pour fêter ses un an. Le portail a été créé afin d’élargir la visibilité des offres de financement de la recherche par projet. Il regroupe en un point unique l’ensemble des appels à projets d’acteurs majeurs du financement de la recherche en France. Outre l'Anses, le portail a été fondé par l'ADEME, l'ANR, l'Anses, l'INCa, l'Inserm / ANRS-MIE.
Radiofréquences et santé : la recherche face à des technologies en évolution rapide
Radiofréquences et santé : la recherche face à des technologies en évolution rapide
23/11/2022

Radiofréquences et santé : la recherche face à des technologies en évolution rapide

Espace Diderot, 10 Rue Traversière, 75012 Paris
Public : oui
Internet mobile, identification sans contact, objets connectés... : les applications des technologies de communication par ondes radiofréquences se sont largement développées depuis 20 ans. Face à l’évolution rapide des usages, des conditions d’exposition, des fréquences utilisées, et face aux troubles ou symptômes qui leur sont attribués, la recherche reste très active et produit régulièrement de nouvelles connaissances sur les effets des ondes sur la santé humaine.
Harmoniser les données pour mieux connaître l'exposition réelle des européens aux substances chimiques
Femme scientifique faisant des analyses
27/09/2022

Harmoniser les données pour mieux connaître l'exposition réelle des européens aux substances chimiques

Le projet européen HBM4EU est la première initiative européenne de grande envergure visant à harmoniser les mesures d’exposition des citoyens aux substances chimiques et à évaluer les conséquences de cette exposition sur leur santé. Ayant débuté le 1er janvier 2017, il s'est achevé avec une réunion de clôture fin juin 2022. Retour sur les contributions de l’Anses, qui ont notamment permis de prioriser les substances à étudier et définir des valeurs repères associées aux risques sanitaires pour plusieurs substances.
Fournitures scolaires : le grand flou des substances chimiques
Mieux encadrer la présence de substances dangereuses dans les fournitures scolaires
15/09/2022

Fournitures scolaires : le grand flou des substances chimiques

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’ article original . Septembre est traditionnellement un mois de retour en classe, qui se traduit dans les commerces par un rayon papeterie et autres fournitures plus dense qu’à l’ordinaire. Or, depuis quelques années, la rentrée s’est accompagnée de plusieurs études conduites par le Danish Environmental Protection Agency , l’ Ademe , l’ UFC Que choisir ou encore 60 Millions de Consommateurs qui ont mis en évidence la présence ou l’émission de substances chimiques (notamment des phtalates , du formaldéhyde , des substances allergisantes, etc.) dans les fournitures scolaires ou de bureau. Des signaux qui ont poussé l’Anses à s’autosaisir sur le sujet. Inhalées, ingérées ou en contact avec la peau, ces substances chimiques peuvent pour certaines entraîner des effets sur la santé : certains phtalates (utilisés comme plastifiants) peuvent être toxiques pour la reproduction ou des perturbateurs endocriniens, etc. ; le formaldéhyde (utilisé comme biocide, dans les résines ou encore comme conservateur) est sensibilisant cutané et cancérogène… Ces effets pourraient être observés notamment chez les enfants, qui ont tendance à mettre à la bouche certains objets. Ces produits étant utilisés au quotidien, l’Agence a ainsi décidé d’ identifier les substances qui y sont spécifiquement présentes . Aucune catégorisation officielle des fournitures scolaires et de bureau n’existe aujourd’hui que ce soit en France, en Europe ou dans le monde. Ainsi, dans le cadre de cette étude, l’Anses a réalisé des recherches des différentes catégorisations proposées et combinées ensemble afin de proposer sa propre classification. Il est rappelé que les nouvelles technologies (ex. tablette) ne sont pas considérées dans cette étude. Une réglementation et des données lacunaires En France et en Europe, les fournitures scolaires ne relèvent d’aucune réglementation spécifique que ce soit pour leur composition, leur fabrication ou leur utilisation. Il faut cependant noter que les réglementations européennes REACh (qui sécurise la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie en Europe) et CLP (destiné à la communication sur les dangers des substances chimiques et mélanges au niveau européen) s’appliquent, ainsi que la directive de sécurité générale des produits n°2010/95/CE. Certains jouets (stylos pailletés, peintures au doigt, etc.) peuvent également être utilisés comme fournitures scolaires, mais eux entrent dans un cadre réglementaire plus restrictif conformément à la directive n° 2009/48/CE . L’Anses a donc réalisé une synthèse de la littérature disponible concernant les substances chimiques présentes ou émises par les fournitures scolaires et de bureau. Elle a fait le constat que cette thématique est très peu documentée . Les études portant sur les fournitures scolaires ou de bureau portent principalement sur l’émission de substances chimiques, et minoritairement sur le transfert par contact cutané (sujet pour lequel il y a des données issues de modélisation). Dans la littérature scientifique, peu d’études spécifiques à la composition chimique des fournitures scolaires ont ainsi pu être identifiées. Néanmoins, quelques institutions se sont focalisées sur certaines d’entre elles, en particulier le Danish EPA. En 2007, l’agence danoise a par exemple identifié la présence de phtalates dans des gommes par des essais de composition. Quelques exemples malgré tout Le Danish EPA a réalisé une évaluation des risques en s’intéressant aux expositions orales ou cutanées aux phtalates. S’il n’a pas mis en évidence de risque général, il a toutefois estimé pour l’un des phtalates que l’ingestion quotidienne d’un morceau de gomme, ou le fait d’en sucer ou mâchouiller une petite quantité sur une longue période, pouvait présenter un risque pour la santé des enfants. Cependant, pour les quelques évaluations de risques disponibles/existantes, relativement anciennes (à l’exception de celle concernant les phtalates dans les gommes), aucun risque n’avait été mis en évidence. Des associations de consommateurs telles qu’UFC Que choisir ou 60 millions de consommateurs se sont également intéressées à la problématique. Elles ont réalisé des analyses chimiques sur différentes fournitures scolaires telles que les stylos billes ou les surligneurs. L’UFC Que choisir a publié récemment de nouveaux essais de composition mettant en évidence que 40 % des fournitures testées contenaient des substances chimiques. Ainsi, malgré une littérature scientifique et « grise » (non soumise à des comités de lecture ou issue d’instituts tels que l’Anses ou ses homologues dans le monde) relativement faible, l’Anses constate que les familles de substances chimiques les plus régulièrement étudiées, ou le plus souvent identifiées lors des analyses, sont : les phtalates (dont l’Anses note qu’ils ne sont recherchés que dans des articles contenant du PVC). Certains ont été trouvés dans des gommes et de la pâte à modeler . les composés organiques volatils (COV), dont le formaldéhyde, le chloroforme ou le toluène souvent utilisés comme solvants. Potentiellement toxiques, cancérigènes et mutagènes, plusieurs ont été retrouvés dans des surligneurs , marqueurs , gommes , stylos parfumés , crayons de bois , colles , rubans adhésifs … le benzène , parfois retrouvé dans les colles . des métaux (tels que le chrome hexavalent, le cadmium, le nickel, le plomb) , ponctuellement retrouvés dans la peinture à doigt ou les marqueurs pour tableau blanc. des PFAS (per et polyfluoroalkyls) émis par des feuilles de papier. des colorants , retrouvés pour certains dans des stylos-feutres . des conservateurs (isothiazolinones…), des substances parfumantes , utilisées dans certains feutres et crayons de couleur . des résines, qui ont quant à elles, été trouvées dans des colles ou des encres . Plusieurs de ces substances sont classées au niveau européen comme sensibilisantes cutanées, cancérigènes… et sont déjà interdites ou restreintes, dans les jouets notamment. Certaines de ces substances font l’objet d’alertes Safety Gate (ex Rapex) régulières. Safety Gate est le système européen d’alerte rapide pour les produits dangereux non alimentaires qui facilite les échanges d’informations entre 31 pays et la Commission européenne sur les produits présentant un risque pour la santé, la sécurité des consommateurs et les mesures prises. Les conclusions et recommandations de l’Anses En conclusion, l’étude de l’Anses, malgré une littérature ancienne et peu abondante, a mis en évidence l’émission ou la présence de nombreuses substances chimiques dans les fournitures scolaires et de bureau qui, pour certaines d’entre elles, présentent des propriétés de sensibilisation cutanée, de perturbation endocrinienne ou de cancérogénicité. L’Anses a mis en évidence le fait que les fournitures scolaires et de bureau ne relevaient d’aucune réglementation spécifique que ce soit pour leur composition, leur fabrication ou leur utilisation. L’ exposition à certaines de ces substances peut être facilement limitée, comme nous le détaillons ci-dessous. Par conséquent, l’Anses conseille aux consommateurs de privilégier les fournitures ne contenant ni substances parfumantes, ni paillettes ou autre artifice qui pourraient inciter les enfants à les « mâchouiller », voire à les avaler. Pour protéger la santé des consommateurs, celle des enseignants ou du personnel travaillant en bureau et plus particulièrement celle des enfants, l’Agence appelle à revoir la réglementation actuelle. L’Anses recommande d’appliquer à l’ensemble des fournitures scolaires la réglementation relative à la sécurité des jouets, où le volet chimique interdit ou limite la présence d’un grand nombre de substances telles que les CMR, ou agents chimiques cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction ), des substances allergisantes, le chrome, le plomb, etc. Ainsi en intégrant les fournitures scolaires et de bureau dans la directive sur la sécurité des jouets, un grand nombre de substances chimiques déjà identifiées seraient interdites ou restreintes à de faibles concentrations. Enfin, l’Anses recommande aux fabricants et distributeurs de supprimer certaines substances dangereuses telles que des substances parfumantes, les substances volatiles… sans attendre les évolutions réglementaires.
Santé : la biosurveillance des principaux produits chimiques se met en place en Europe
13/09/2022

Santé : la biosurveillance des principaux produits chimiques se met en place en Europe

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’ article original . Les enquêtes récentes le montrent : 90 % des Européens s’inquiètent de l’impact des produits chimiques sur l’environnement, et 84 % sur leur santé . Les préoccupations relatives à ce sujet occupent également une place de plus en plus importante dans le discours public… Pour autant, la production mondiale de produits chimiques devrait doubler d’ici à 2030, ce qui reflète l’augmentation rapide de leur utilisation dans presque tous les secteurs économiques. De fait, des substances chimiques peuvent être utilisées dans la fabrication de médicaments vétérinaires, produits phytopharmaceutiques, biocides, conservateurs, additifs… Elles font alors l’objet d’une évaluation des risques potentiels pour le consommateur avant mise sur le marché. D’autres, présentes cette fois dans l’environnement, peuvent également avoir un impact : elles peuvent être d’origine naturelle (micro-organismes, champignons produisant des toxines, métaux présents dans les sols, etc.) ou résulter d’une pollution (polychlorobiphényles ou PCB, chlordécone, métaux…). On parle de « produit chimique » quand plusieurs substances sont mélangées en vue de donner des propriétés particulières au produit résultant : produit cosmétique, peinture, nettoyant ménager, etc. Une exposition croissante Nous sommes ainsi de plus en plus exposés à des substances chimiques à travers notre environnement : l’air que nous respirons, l’eau et les aliments que nous ingérons, les articles que nous manipulons, les produits que nous nous appliquons sur la peau… Tous contribuent, plus ou moins intensément, à augmenter notre niveau d’imprégnation interne. C’est ce niveau interne d’exposition qui conditionne les effets que les substances dangereuses peuvent avoir sur notre santé. D’où l’importance d’avoir les outils pour suivre leur présence autour de nous – outils qui manquaient à l’échelle européenne jusqu’à présent. L’Anses vient d’apporter son expertise à un vaste projet européen pour y remédier. Voici comment. La biosurveillance vise précisément à mesurer la charge en contaminants chimiques que notre organisme peut supporter. Mais quels niveaux de concentration (ou imprégnation) de substances chimiques, de leurs produits de dégradation ou de polluants présents dans l’environnement pouvons-nous tolérer ? Une évaluation via le dosage de biomarqueurs lors de prélèvements sanguins, d’urine, de cheveux ou encore de lait maternel permet d’estimer notre exposition interne aux substances chimiques et autres polluants (métaux, etc.) La biosurveillance permet également de prendre en compte les différences physiologiques entre individus (respiration, métabolisme, âge…) ainsi que les facteurs associés au comportement et aux activités (hygiène de vie, usage de produits de consommation…) Un réseau de laboratoires qualifiés L’ initiative européenne HBM4EU , qui vient de se terminer après cinq années et demie de recherche, avait pour ambition de faire de la biosurveillance un outil incontournable pour déterminer l’exposition de la population aux produits chimiques et évaluer les risques pour la santé dans l’Union européenne. L’un des enjeux de ce programme d’envergure était de constituer un réseau de laboratoires performants et d’harmoniser les méthodes analytiques comme la conception des enquêtes et en assurer la qualité. Un défi que nous exposons ici, et un atout pour demain. Au cours des dernières décennies, la biosurveillance humaine a été utilisée comme outil dans divers projets de recherche et programmes nationaux, générant ainsi une vaste quantité de données en Europe . Cependant, l’information obtenue était fragmentée et pas toujours comparable. [ Plus de 80 000 lecteurs font confiance à la newsletter de The Conversation pour mieux comprendre les grands enjeux du monde . Abonnez-vous aujourd’hui ] En effet, les récents progrès techniques et méthodologiques ont permis de multiplier le nombre de substances chimiques analysables… Aucune méthode de référence standard n’avait toutefois été instaurée : contrairement à d’autres domaines, par exemple la sécurité chimique des aliments, il n’existe actuellement aucune structure de référence européenne pour la biosurveillance. Plusieurs pays européens ont bien mis en place des programmes nationaux dans ce domaine, mais isolément, ce qui limite la possibilité de comparaison des résultats. Le nouveau réseau européen de 166 laboratoires issu de 28 États membres mis en place dans le cadre de HBM4EU peut remplir ce manque. Parmi eux, 74 laboratoires sont déjà qualifiés en termes de qualité et de comparabilité et plus de 43 000 analyses ont ensuite été réalisées par 34 d’entre eux . Quelles substances sélectionner ? Pour des raisons liées à des contraintes d’échantillonnage et d’analyse, il était nécessaire d’identifier les substances à inclure dans ce programme. Au cours des 5 ans et demi de HBM4EU, trois cycles de priorisation ont eu lieu , qui ont permis d’identifier une liste de substances ou de familles de substances – et de préciser comment mieux gérer l’exposition humaine au niveau national et européen. Cette priorisation a été faite selon trois groupes de critères : Les dangers de la substance (ou du groupe) : préoccupations en termes de toxicité (cancérogène, perturbateur endocrinien…) ou le manque de connaissances associées à certains types d’effets (à long terme par exemple). Lorsqu’il s’agissait de groupes complexes de substances, tels les pesticides, cette évaluation pouvait s’appuyer sur les données disponibles pour certains « chefs de file » de toute une famille de composés. L’exposition à la substance (ou au groupe) : niveau d’exposition au regard des tonnages produits ou des concentrations déjà mesurées chez l’Homme ou dans l’environnement. Des critères de persistance ou d’accumulation peuvent aider à les anticiper. Les préoccupations sociétales : problématiques soulevées par les parties prenantes. Différents scores ont été attribués à ces critères, de manière à pouvoir classer et afficher un ordre de priorité aux substances (ou groupes de substances), et voir en quoi les résultats générés dans le cadre du programme pourraient être utilisés pour améliorer la gestion et, le cas échéant, réduire l’exposition. En parallèle, les substances ont été catégorisées selon le niveau de connaissance déjà disponible de manière à pouvoir rapidement répondre aux questions qu’elles posent. Par exemple, les substances rangées dans la catégorie A (Hexabromocyclododecane) sont déjà largement connues, tant du point de vue exposition que toxicité ; les inclure dans un programme tel que HBM4EU permet de suivre leur évolution dans le temps et de voir si les mesures de gestions mises en œuvre sont efficaces. À l’inverse, les substances classées en catégorie D (2,3,5,6-tetrabromo-p-xylene, etc.) voire E (Melamine polyphosphate, etc.) ne bénéficient que de connaissances limitées, les méthodes pour les mesurer sont même parfois en cours de développement : avant de les inclure dans une enquête de biosurveillance, il convient donc d’y suppléer. Ces substances font donc l’objet d’une attention particulière. L’ ensemble de la démarche de priorisation a fait l’objet d’une publication dans une revue scientifique et les substances prioritaires retenues ont fait l’objet d’un suivi régulier au sein du projet. Des documents de synthèse sur les principales familles (phtalates, pesticides, HAP, PFAS, mycotoxines…) ont été rédigés et publiés sur le site de HBM4EU. 24 pays ont déjà uni leurs forces pour collecter des données à l’échelle européenne, qui reflètent l’exposition interne de la population à certaines substances chimiques prioritaires. Ces analyses ont été menées au sein du réseau de laboratoires précédemment évoqué. Des questionnaires, des procédures opérationnelles normalisées et du matériel de communication ont été mis à disposition pour assurer l’harmonisation des capacités d’analyses : une première ! Les études menées se sont concentrées sur trois groupes d’âge : enfants, adolescents et adultes. Les participants ont été recrutés entre 2014 et 2021 dans onze à douze pays répartis dans quatre régions. Ces études ne sont pas représentatives de leur pays mais incluent un ratio femmes/hommes de 50:50 et des habitants des zones urbaines, semi-urbaines et rurales. Elles serviront de base pour suivre l’exposition interne aux produits chimiques et les progrès qui auront été faits pour les réduire. Les principaux composés mesurés sont les suivants : phtalates et DINCH, PFAS, bisphénols , cadmium, arsenic, filtres solaires, pesticides , acrylamide. Groupes d’âge suivis et produits chimiques recherchés lors des études au niveau européen. HBM4EU , Author provided Bien interpréter les résultats à venir Les valeurs qui définissent un seuil d’exposition en dessous duquel il n’y a a priori pas de risque pour la santé sont, à l’heure actuelle, presque toutes définies par des concentrations externes – dans l’alimentation ou l’air. Pour savoir si les concentrations mesurées dans le sang ou les urines les dépassent, il a fallu définir des valeurs guide adaptées . Leur élaboration s’est appuyée sur l’expérience acquise par la Commission allemande ( German HBM Commission HBM-I values) pour la population générale et l’Anses pour les milieux professionnels (Valeurs limites biologiques/VLB, ou Biological limit values /BLVs). Plusieurs étapes furent nécessaires : Savoir quoi mesurer. Parfois, le produit d’origine peut être difficile à doser dans un échantillon de sang ou d’urine et il vaut mieux rechercher les composés issus de sa dégradation dans l’organisme. C’est le cas du dimethylformamide (DMF), un solvant utilisé dans l’industrie, pour lequel les molécules issues de sa dégradation offrent une meilleure corrélation entre concentration urinaire et effet sur la santé. Choisir le mode de dérivation de la valeur. Il y a plusieurs options selon le niveau de connaissance
Vecteurs et ravageurs, contrôle et biodiversité
09/11/2022

Vecteurs et ravageurs, contrôle et biodiversité

Agropolis International à Montpellier
Public : oui
Le lien entre perte de biodiversité et (ré)émergence de maladies a déjà fait l’objet de nombreux travaux, en particulier sur le sujet des maladies à transmission vectorielle (paludisme, fièvre du Nil Occidental, borréliose de Lyme…). En revanche, les impacts du retour d’une certaine biodiversité en ville sur les maladies à transmission vectorielles restent à ce jour assez peu connus et méritent d’être mieux appréhendés. De même, les impacts sur la biodiversité de la lutte contre les vecteurs (moustiques, tiques, pucerons…) susceptibles de transmettre des agents pathogènes aux humains, aux animaux ou aux plantes doivent eux aussi être davantage explorés.

Décryptage

Les ondes électromagnétiques : les actions de l'Anses
21/11/2022

Les ondes électromagnétiques : les actions de l'Anses

Appareils électroménagers, Bluetooth, Wi-Fi, téléphonie mobile, objets connectés, lignes à haute tension…nos modes de vie nous exposent de plus en plus aux champs et aux ondes électromagnétiques. Depuis de nombreuses années, l'Anses est mobilisée pour faire avancer les connaissances sur les effets sanitaires associés à ces dispositifs.
Ondes électromagnétiques
L'exposition aux ondes électromagnétiques en 8 questions
21/11/2022

L'exposition aux ondes électromagnétiques en 8 questions

Chaque jour, nous sommes exposés aux champs et ondes électromagnétiques : par la lumière du soleil, lors d'examens radiologiques, à proximité des câbles électriques ou encore en utilisant notre téléphone mobile. De quoi s'agit-il exactement ? Quels sont les impacts potentiels des ondes sur notre santé ? Est-ce qu'elles peuvent aussi avoir des conséquences sur la santé des animaux ? Peut-on limiter notre exposition et comment ? On fait le point dans cet article.
Tout comprendre sur les vecteurs et les enjeux de lutte
08/11/2022

Tout comprendre sur les vecteurs et les enjeux de lutte

Maladie de Lyme, fièvre à virus Zika, chikungunya, dengue… ces dernières années ont vu la réémergence des agents pathogènes responsables de ces maladies, transmis par des insectes et autres arthropodes. Dans ce dossier, découvrez qui sont les vecteurs d’agents pathogènes : moustique tigre, tiques, mais aussi ceux qui se cachent derrière d’autres maladies affectant spécifiquement les animaux ou les plantes. Retrouvez également les travaux d’expertise et de recherche de l’Anses autour de ces enjeux sanitaires.
Pesticides dans l’eau du robinet
20/10/2022

Pesticides dans l’eau du robinet

En diffusant dans l’environnement après leur application, les substances actives des pesticides peuvent se dégrader en une ou plusieurs autres molécules appelées "métabolites". Certaines de ces substances se retrouvent dans les eaux destinées à la consommation humaine (EDCH). Afin de garantir la santé du consommateur, l’Anses fournit à la Direction générale de la santé les repères scientifiques utiles à la surveillance de la qualité de l’eau du robinet. Pour cela, l’Agence met notamment en œuvre sa méthode pour identifier, parmi les métabolites de pesticides, ceux dont la présence dans les EDCH doit faire l’objet d’une attention prioritaire.
Les valeurs de référence
17/10/2022

Les valeurs de référence

Les substances chimiques auxquelles nous pouvons être exposés au quotidien ou utilisées dans le cadre d’activités professionnelles sont potentiellement néfastes pour la santé. L’Anses élabore différentes valeurs de référence utiles, d’une part, pour l’évaluation des risques sur la santé, et, d’autre part, aux pouvoirs publics en vue de fixer des concentrations réglementaires de substances chimiques qu’il convient de ne pas dépasser pour préserver notre santé.
Le moustique tigre
18/08/2022

Le moustique tigre

Originaire des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est, le moustique tigre Aedes albopictus s’est adapté à divers environnements, et notamment au milieu urbain en profitant d’une multitude de récipients, dans lesquels il pond ses œufs. Anthropophile opportuniste, le moustique tigre pique les êtres humains et peut être vecteur de virus comme ceux de la dengue, du chikungunya ou du Zika. C'est la raison pour laquelle il constitue un enjeu majeur de santé publique. Présentation d'un moustique qui n'a pas fini de faire parler de lui.
Le point sur les pollens d’ambroisie
24/06/2022

Le point sur les pollens d’ambroisie

Aujourd'hui, entre 1 et 3,5 millions de personnes seraient allergiques à l'ambroisie en France. Qu'est-ce que l’ambroisie ? Quand a lieu le pic de pollinisation ? L'ambroisie est-elle présente partout sur notre territoire ? Existe-t-il des moyens pour lutter contre sa propagation ? On fait le point.
Qu’est-ce que les Escherichia coli entérohémorragiques (EHEC) et comment s’en prémunir ?
09/06/2022

Qu’est-ce que les Escherichia coli entérohémorragiques (EHEC) et comment s’en prémunir ?

Escherichia coli (E. coli) est une bactérie naturellement présente dans la microflore digestive de l’Homme et des animaux à sang chaud. Si la plupart des souches d’Escherichia coli sont sans danger pour l’Homme, certaines souches comme les E. coli entérohémorragiques ou EHEC sont responsables d’infections, parfois sévères, principalement chez les jeunes enfants et les personnes âgées.
Protections intimes : composition et choc toxique, toutes nos recommandations
25/05/2022

Protections intimes : composition et choc toxique, toutes nos recommandations

Substances chimiques, choc toxique, de plus en plus, les femmes s’interrogent sur les risques liés à l’utilisation des protections intimes. Dans notre expertise de 2018, les experts ont conclut à une faible concentration de substances chimiques dans la composition de ces produits, tampons, coupes menstruelles, ou encore serviettes hygiéniques. Toutefois, nous rappelons aux utilisatrices quelques règles d’hygiène très importantes lors de l'utilisation des protections intimes, notamment pour éviter le syndrôme du choc toxique.
Bronzage artificiel : attention aux idées reçues
13/05/2022

Bronzage artificiel : attention aux idées reçues

L’exposition aux rayonnements ultraviolets artificiels présente un risque avéré de cancers de la peau. Au regard de l'essor de la pratique du bronzage artificiel, on fait le point pour démêler le vrai du faux.
PFAS : des substances chimiques dans le collimateur
12/05/2022

PFAS : des substances chimiques dans le collimateur

Les per et polyfluoroalkylées, plus connus sous le nom de PFAS, sont des substances aux propriétés chimiques spécifiques qui expliquent leur utilisation dans de nombreux produits de la vie courante : vêtements techniques, mousses à incendie, emballages alimentaires, etc. Extrêmement persistants, les PFAS se retrouvent dans tous les compartiments de l’environnement et peuvent contaminer les populations à travers l’alimentation ou l’eau consommée. La problématique des PFAS traversant largement les frontières, c’est aujourd’hui à l’échelle européenne que leur surveillance et leur évaluation sont menées.
Les biotechnologies
13/04/2022

Les biotechnologies

Avec l’essor du génie génétique, les biotechnologies permettent d’intervenir directement sur les gènes des organismes vivants pour en modifier les propriétés. Ces technologies sont utilisées dans de nombreux secteurs, de la recherche à l’industrie, notamment dans les domaines de l’agriculture et de la santé. Depuis sa création, l’Anses remplit plusieurs missions en rapport avec l’utilisation de plantes génétiquement modifiées dans l’alimentation humaine ou animale, désignées sous le nom d’OGM. Le 1er janvier 2022, ses missions ont été élargies suite à la dissolution du Haut conseil des biotechnologies.

Publications

Document PDF
Évaluation des risques chimiques liés aux articles et produits de consommation
Thematique
Santé et environnement
Date de mise en ligne
29/11/2022
Numéro de saisine
2021-SA-0202
Document PDF
Valeurs sanitaires de référence
Thematique
Santé et environnement
Date de mise en ligne
10/11/2022
Numéro de saisine
2019-SA-0073
Document PDF
Valeurs sanitaires de référence
Thematique
Santé et environnement
Date de mise en ligne
15/11/2022
Numéro de saisine
2018-SA-0214
Document PDF
Évaluation des risques liés aux milieux aériens
Thematique
Santé et environnement
Date de mise en ligne
06/10/2022
Numéro de saisine
2022-AST-0142

Ressources

Tiques : attention aux morsures en forêt ou dans les jardins
02/08/2022 Infographie

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Chenilles processionnaires
02/08/2022 Infographie

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Cueillette de plantes : nos recommandations pour éviter les intoxications
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Moustique tigre : nous avons tous un rôle à jouer !
Infographie moustique tigre
02/08/2022 Infographie

Moustique tigre : nous avons tous un rôle à jouer !

15/03/2022 Podcast
38 minutes

Alerte sur les tiques et tout ce qui pique !

25/02/2022

L'eau que nous buvons contient-elle des microplastiques ?

L’eau que nous buvons contient-elle des microplastiques ? La réponse est-elle la même pour l’eau en bouteille et l’eau du robinet ? Quels risques présentent les microplastiques pour notre santé ? Les réponses en vidéo.
25/02/2022

Perturbateurs endocriniens dans les emballages alimentaires, on en est où ?

Les emballages alimentaires contiennent-ils des perturbateurs endocriniens ? Où les trouve-t-on ? Quels risques présentent-ils ? Nos réponses en vidéo.
13/12/2020

Couches pour bébés : limiter la présence de substances préoccupantes pour protéger leur santé

Au cours des 3 premières années de sa vie, un bébé portera environ 4000 couches. Que contiennent-elles ? Présentent-elles un risque pour la santé des bébés ? Réponses en images.