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L'intelligence artificielle (IA) et les datas permettent-elles de relever les défis futurs en matière de sécurité alimentaire, de santé animale et santé végétale ? Découvrez comment l'IA, les sciences « omiques » et les datas transforment la surveillance, la détection et l'évaluation des risques. Des données en temps réel à l'intelligence prédictive, c'est la science en action, dans le cadre d'une approche « One Health, une seule santé ». 

Venez écouter les principaux acteurs et représentants de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), de l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR), de l’Institut national de l’alimentation de l’Université technique du Danemark (DTU-Food), de l’Institut national d’évaluation de la sécurité des aliments et des médicaments (NIFDS, Corée du Sud) ainsi que des experts mondiaux. 

Rejoignez-nous pour construire ensemble les systèmes de surveillance sanitaire de demain, portés par l’intelligence artificielle et la science.

Date : jeudi 29/10/2026 (après-midi) – vendredi 30/10/2026 (journée complète).

Lieu :  Siège de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) – Maisons-Alfort, proche banlieue de Paris, France.

La participation sera possible en ligne et en présentiel. Toutes les interventions seront en anglais. 

Programme et inscription

Conférence conjointe sur les données et l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) pour la surveillance et l’évaluation des risques en sécurité alimentaire, santé animale et végétale
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Do artificial intelligence (AI) and data meet the future challenges in food safety, and in animal and plant health? Step into a new era and discover how AI and omics are transforming surveillance, detection, and risk assessment. From real-time data to predictive intelligence, this is science in action, in a One Health approach. 

Hear from the leading voices and representatives of the French Agency for Food, Environmental and Occupational Health & Safety (ANSES), the European Food Safety Authority (EFSA), the German Federal Institute for Risk Assessment (BfR), the Danish Technical University National Food Institute (DTU-Food), the National Institute of Food and Drug Safety Evaluation (NIFDS, South Korea) and top global experts. 

Thursday 29 October (afternoon)
and Friday 30 October 2026 (full day)

Cut through the hype: learn what AI can really deliver and what it can’t. 

You can participate online or on site. Please note that, due to the limited capacity of the meeting room, priority for on-site participation will be given to representatives of partner agencies and their guests. All presentations will be in English. Further information and a link for registration to this free event will be made available soon.

Programme and registration

Joint Conference on Data and use of Artificial Intelligence (AI) for surveillance and risk assessment in food safety, animal  and plant health
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La qualité de l’air s’est-elle améliorée en France ? Avec quels bénéfices pour notre santé ?

Marion Keirsbulck : Oui, la qualité de l’air s’est globalement améliorée depuis les années 1990. Les politiques publiques mises en place pour réduire les émissions ont notamment permis de diminuer les concentrations de plusieurs polluants dans l’air extérieur, comme le dioxyde d’azote et les particules fines. Dans l’air intérieur, des baisses de concentration de certains polluants dans les logements français, comme le formaldéhyde, ont également été observées.

Cette amélioration s’est accompagnée de bénéfices importants pour la santé. Selon les estimations disponibles, pour l’air intérieur, la diminution de l’exposition à différents polluants aurait permis d’éviter plusieurs dizaines à centaines de milliers de malades chaque année.

Mais cette tendance positive ne signifie pas que le problème est réglé. Des bénéfices supplémentaires pourraient être obtenus en poursuivant la réduction de l’exposition. Pour l’air extérieur, Santé publique France estime que plusieurs dizaines de milliers de cas de maladies pourraient être évités en réduisant encore les niveaux des particules fines et de dioxyde d’azote.

Les niveaux de certains polluants restent préoccupants au regard des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Et pour certains d’entre eux, comme l’ozone, les concentrations moyennes ne diminuent pas.

Les polluants auxquels nous sommes exposés évoluent-ils ? Quels sont aujourd’hui les polluants qui suscitent le plus de préoccupations chez les scientifiques ?

Marion Keirsbulck : De nouvelles préoccupations émergent depuis quelques années, notamment autour des particules ultrafines (PUF). Leur très petite taille leur permet de pénétrer profondément dans l’appareil respiratoire et de passer dans la circulation sanguine. Elles peuvent ainsi avoir des effets neurologiques, au-delà des effets respiratoires et cardiovasculaires déjà connus.

Matteo Redaelli : En plus des PUF, les scientifiques s’intéressent à d’autres indicateurs de pollution, comme le potentiel oxydant ou le carbone suie. Ces indicateurs permettent de mieux caractériser la pollution de l’air et ses effets potentiels sur la santé. Le développement d’outils de mesure plus performants et l’harmonisation des méthodes de mesure permettent aujourd’hui de recueillir de nouvelles données, comme recommandé par l’Anses et l’OMS.

En France, les données sur la qualité de l’air extérieur sont mises à disposition par le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA) sur la plateforme Geod’air. Cette plateforme rend à présent accessible les données pour les PUF.

L’analyse par l’Anses des données de santé liées au carbone suie et aux particules ultrafines a permis d’élaborer des valeurs toxicologiques de référence nécessaires à l’évaluation des risques sanitaires.

En complément des approches par polluant, il est important de raisonner en termes de sources d’émission pour agir efficacement sur la qualité de l’air. Les particules fines, par exemple, proviennent de sources multiples anthropiques et naturelles. Réduire l’exposition nécessite donc d’agir sur l’ensemble des sources que l’on peut maîtriser, comme par exemple le trafic routier, le chauffage au bois, les industries, l’agriculture, le brûlage de végétaux, le transport maritime et les sources aéroportuaires.

Le changement climatique modifie-t-il la qualité de l’air que nous respirons ?

Claire Dulong : Oui. Le changement climatique pourrait modifier à la fois la fréquence, l’intensité et la répartition de certains phénomènes qui dégradent la qualité de l’air.

C’est notamment le cas des incendies de végétation et des épisodes de brumes de sable. Ces phénomènes génèrent des émissions importantes de polluants dans l’air, qui peuvent ensuite se déplacer sur plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de kilomètres. Ils peuvent donc affecter la qualité de l’air et la santé de populations, même éloignées de la source de pollution. Par exemple, les fumées des incendies de végétation sont constituées de différents polluants comme les particules, le monoxyde de carbone, les hydrocarbures aromatiques polycycliques ou, à distance des incendies, l’ozone. Ces incendies émettent également du dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre.

Avec le changement climatique, ces phénomènes tendent à devenir plus fréquents, plus intenses et à concerner de nouvelles zones géographiques. 

Matteo Redaelli : Le changement climatique agit également sur l’ozone car il favorise les conditions de formation de ce polluant dans l’atmosphère, sous l’effet notamment du rayonnement solaire. Ainsi, même lorsque les émissions de ses précurseurs diminuent, le changement climatique peut contribuer à maintenir des niveaux moyens d’ozone élevés.

La pollution de l’air est un enjeu qui dépasse les frontières : des niveaux de pollution observés en France dépendent aussi de phénomènes et d’émissions provenant d’autres régions du monde, et les enjeux sur les émissions de gaz à effet de serre sont de portée mondiale. Il nous faut donc continuer et développer les réponses pensées à différentes échelles, du local à l’international.

Peut-on vraiment améliorer la qualité de l’air intérieur sans prendre en compte la qualité de l’air extérieur ?

Marion Keirsbulck : Qualité de l’air intérieur et qualité de l’air extérieur sont liées. Mais, bien qu’une partie des polluants présents à l’intérieur provienne de l’extérieur, le logement et les activités qui y sont réalisées constituent également des sources de pollution à part entière.

Certains polluants peuvent ainsi atteindre des concentrations plus élevées à l’intérieur qu’à l’extérieur. C’est notamment le cas du formaldéhyde, qui peut être émis par certains matériaux de construction et de décoration, produits ménagers ou peintures. D’autres sources de pollution sont liées aux activités quotidiennes : tabac, cuisson, chauffage au bois, utilisation de bougies ou d’encens, par exemple.

Matteo Redaelli : Aérer son logement 10 à 15 minutes chaque jour, y compris en hiver, permet de renouveler l’air et de limiter l’accumulation des polluants, sans entraîner de perte importante de chaleur. Les entrées et sorties d’air ne doivent pas non plus être obstruées et les installations doivent être régulièrement entretenues. D’autres bonnes pratiques peuvent être mises en place. Par exemple, concernant le chauffage au bois, qui a fait l’objet d’une expertise récente de l’Anses, certaines pratiques permettent de limiter les émissions : brûler du bois sec (plutôt qu’humide car plus émetteur en polluants tout en consommant davantage de bois et en chauffant moins) et adapté à l'installation, ne pas surcharger en bois, ouvrir la porte foyère en deux temps pour éviter les refoulements de fumée à l’intérieur du logement, etc.

Quels progrès restent nécessaires pour améliorer encore la qualité de l’air ?

Marion Keirsbulck : Le premier défi est d’agir sur toutes les sources de pollution et sur l’ensemble du territoire afin de se rapprocher des valeurs guides recommandées par l’OMS.

Cela implique de continuer à agir sur les sources déjà bien identifiées, comme le trafic routier, mais aussi de mieux documenter certaines sources encore insuffisamment étudiées. C’est notamment le cas du secteur aéroportuaire ou des transports maritime et fluvial où s’observent de fortes concentrations de polluants dont les particules ultrafines.

Un autre enjeu majeur est de mieux comprendre les effets sur la santé des interactions entre la pollution de l’air et les épisodes de fortes chaleurs.

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AFNOR Spec One Health : un outil nécessaire et attendu par les organismes et entreprises
Crises sanitaires multiples, urgence climatique, érosion de la biodiversité dans un contexte de limites planétaires dépassées : face à ces défis interconnectés, l’approche Une seule santé - One Health, qui reconnaît l’interdépendance entre la santé humaine, animale, végétale et environnementale, s’impose comme une nécessité. Si ses bénéfices sont aujourd’hui largement reconnus, les acteurs souhaitant s’en emparer manquaient jusqu’à présent de repères communs pour la traduire concrètement. A ce titre, le One Health Summit qui s’est tenu en avril 2026 à Lyon dans le cadre de la présidence française du G7 a rappelé la nécessité d’accélérer sa mise en œuvre et de donner aux acteurs les moyens de passer à l’action.

Un cadre commun pour progresser, compatible avec les normes internationales
L’AFNOR Spec One Health donne aux organismes de tous secteurs des lignes directrices pour déployer cette approche dans leur management quotidien en les invitant à identifier les externalités et risques liés à leurs activités sur les différentes santés et écosystèmes. D’application volontaire, cette AFNOR Spec One Health vise à renforcer la prévention des risques sanitaires et environnementaux et à améliorer la résilience des systèmes socio-économiques, en cohérence avec les orientations internationales en la matière. Ce nouveau référentiel, qui permettra aux organismes d’agir et de progresser ensemble, propose un cadre compatible avec la structure ISO commune aux normes de management et avec plusieurs normes internationales existantes comme l’ISO 26000, l’ISO 31000 et l’ISO 14001.

D’une démarche française à une norme internationale ISO
L’AFNOR Spec One Health est le fruit d’un travail collaboratif initié et coordonné par l’Anses avec 33 acteurs issus d’organismes publics, d’instituts de recherche, de collectivités territoriales, d’ordres professionnels, d’organisations interprofessionnelles et d’entreprises. Elle a ainsi vocation à contribuer à diffuser l’approche Une seule santé - One Health auprès des sphères publique et privée. Cette AFNOR Spec One Health pourrait également conduire, après retour d’expérience, à l’élaboration d’une norme ISO afin de porter au niveau international l’expertise et les travaux développés.

« Je tiens à féliciter les équipes du ministère qui ont co-animé, avec les experts des trois santés, et qui ont permis d'aboutir à ces recommandations managériales pour toutes les organisations, privées ou publiques. Ce référentiel "Une seule santé" est un exemple d’application concrète pour réduire les impacts de nos activités au quotidien. », déclare Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature.

« Proposer un socle commun à tous ceux qui souhaitent déployer l’approche One Health dans leur gestion du changement au quotidien permet d’accompagner les organismes publics et les opérateurs économiques, dans leurs rôles respectifs, pour la prévention des risques liés aux activités, produits et services, susceptibles d’affecter les différents compartiments des santés végétales, animales et humaines et des écosystèmes associés. La démarche favorise une approche systémique, intégrant les externalités, et la promotion d’actions permettant de limiter ces risques ou d’y remédier, par des approches innovantes. » déclare Matthieu Schuler, Directeur général délégué du Pôle Sciences pour l’expertise de l’Anses.

« L’AFNOR Spec One Health constitue une première étape au niveau national. L’ambition est d’en faire une norme internationale ISO afin de disposer d’un cadre de référence partagé au niveau mondial », commente ainsi Franck Lebeugle, Directeur général d’AFNOR Normalisation.

L’AFNOR Spec One Health est disponible gratuitement en téléchargement ici.

Contacts presse :

Service presse de Monique Barbut, 
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature
Tél : 01 40 81 78 65 
Mél : presse.mtebnicn.gouv.fr

Service presse de l’Anses 
Nathalie Lonnel 
Tél : 01 49 77 13 77
Mél : presse@anses.fr

Service presse d’AFNOR
Guillaume Maincent 
Tél : 02 99 14 67 71
Mél : guillaume.maincent@afnor.org

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La déclinaison de l’approche One Health au sein des organisations publiques comme privées, doit contribuer à accompagner la transformation de notre société. Dans un contexte de dérèglement climatique et de dépassement des limites planétaires, cette approche invite à passer progressivement d’une logique de gestion de crise à une logique d’investissement dans la prévention.

L’AFNOR SPEC  "One Health - Une Seule Santé  est le premier référentiel prénormatif sur le sujet, piloté par l’Anses en lien avec le groupe AFNOR et le Commissariat général au développement durable (CGDD).  Ce document, pragmatique et d’application volontaire, propose des lignes directrices et des recommandations à destination des acteurs publics et privés pour mieux saisir, de manière systémique, leurs impacts et externalités potentiels sur les différentes dimensions de la santé, afin de les maîtriser davantage, mais aussi d’identifier de nouvelles opportunités d’innovation.

Rendez-vous le mardi 13 octobre 2026 de 15h à 18h au Ministère de la Transition écologique pour mieux appréhender cette approche indispensable.

En présence de :

  • Anne-Cécile VIOLLAND, députée de Haute-Savoie, présidente du Groupe Santé Environnement (GSE)
  • Brice HUET, Commissaire général au développement durable

Animé par Erick LAJARGE, responsable ministériel aux normes, Commissariat général au développement durable (CGDD), cet après-midi comprendra les interventions de :

  • Sophie BAUER, présidente du Syndicat des Médecins Libéraux (SML)
  • Anne-Françoise BERTHON, chargée de mission One Health, Anses
  • David LAURENT, délégué général adjoint, Entreprises pour l’Environnement (EpE)
  • Franck LEBEUGLE, directeur général adjoint, AFNOR Association
  • Sylvie LOISEL, cheffe de projets transversaux en appui à l’expertise, Anses
  • Benoît MIRIBEL, président, Fondation Une Santé Durable pour Tous (USDT)
  • Marisa PEYRE, épidémiologiste, directrice adjointe de l'UMR ASTRE, Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), co-fondatrice de l'initiative PREZODE
  • Matthieu SCHULER, directeur général délégué du pôle Sciences pour l’expertise, Anses
  • Henri TOUBOUL, référent « Une seule santé » pour le Syndicat national des vétérinaires d'exercice libéral (SNVEL) et la Société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV)

> Consulter le programme détaillé. 

Événement en présentiel uniquement. Inscription obligatoire dans la limite des places disponibles.

S'inscrire à l'événement

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In honour of World Antimicrobial Resistance Awareness Week, the three organisations will be jointly hosting a day dedicated to this theme that lies at the crossroads of surveillance and research in the fields of animal and human health. 

On the programme: 

  • Presentation of surveillance data on antimicrobial consumption and resistance in humans and animals
  • Round-table discussion on antimicrobial resistance at the heart of the One Health concept
  • Progress made by the Priority Research Programme on antimicrobial resistance: overview, presentation of the winners in the second call for proposals, and summary of results for projects already financed (PHAG-ONE, IDARS and PROMISE)
  • Presentations on the European Partnership on One Health Antimicrobial Resistance (EUP OHAMR), the Infectious Diseases Cluster (IDCluster) and the inter-agency “One Health” working group.

Registration is free but mandatory
 

Register

Antimicrobial resistance at the heart of the One Health concept
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À l'occasion de la semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens (c’est-à-dire les antibiotiques, antiparasitaires, antifongiques et produits phytopharmaceutiques), les trois organismes coorganisent une journée sur la thématique, au carrefour de la surveillance et de la recherche, en santé animale et humaine. 

Au programme : 

  • Présentation des données de surveillance de la consommation d’antimicrobiens et de la résistance, chez l'humain et l'animal
  • Table ronde sur les résistances aux antimicrobiens au cœur du concept One Health
  • Avancées du Programme prioritaire de recherche antibiorésistance : bilan et présentation des lauréats du second appel à projets, ainsi que des résultats des projets déjà financés (PHAG-ONE, IDARS et PROMISE)
  • Présentations du partenariat européen OH-AMR (One Health AntiMicrobial Resistance), du biocluster Infectious Diseases Cluster (IDCluster) et du groupe de travail interagences "Une seule santé".

Inscription gratuite mais obligatoire

 

Les résistances aux antimicrobiens au cœur du concept One Health
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Our stand this year will focus on application of the One Health concept, in particular to combat swine influenza virus and antimicrobial resistance. 

Come and meet specialists from our laboratories in Ploufragan-Plouzané-Niort and Fougères, and from the French Agency for Veterinary Medicinal Products. Find out more about our work on animal health and welfare, food safety, veterinary medicinal products and antimicrobial resistance. 

See you in Hall 4, on Stand 43

Our scientists will also be speaking at several conferences:

Tuesday 15 September 2026

Aquaculture conference 

Meeting Room H – Administration Area

  • 10.00 am: Molecular diagnostics of fish viruses: present and future, by Laurent Bigarre (ANSES) (in English)
  • 3.50 pm: Summary of research into the impact of chemical pollutants on the health of rainbow trout, by Morgane Danion (ANSES) (in French)

Registration is mandatory

Wednesday 16 September

Conference on avian pathology co-organised by the magazine Filières Avicoles and the French Branch of the World Veterinary Poultry Association (WVPA)

Meeting Room 1 – Brittany Region Area

  • 9.45 am: Development of an experimental infestation model with Ascaridia galli in pullets: summary of the various exposure conditions of birds and the infestation results obtained, by Fabrice Guégnard (INRAE) and Jean-Michel Répérant (ANSES) (in French)
  • 10.15 am: How about an update on Salmonella? By Laetitia Bonifait (ANSES), Adeline Huneau (ANSES) and Nathalie Rousset (ITAVI) (in French)
  • 10.45 am: Newcastle disease in Europe: an underestimated risk in poultry? by Éric Niqueux (ANSES) and Matthieu Pinson (Labovet Challans) (in French)

Registration is free and mandatory

10.00 am to 12.00 pm: Innôzh conference on antimicrobial resistance 
Zoopôle stand (Hall 4, Stand A43)

  • State of the art of antimicrobial resistance and the fight against infectious agents – Context, surveillance data and presentation of the AMR (AntiMicrobial Resistance) meta-network, by Claire Chauvin (ANSES) (in French)

Registration is free and mandatory

Presentations on our stand

Hall 4, Stand A43

Wednesday 16 September (2.30 pm)

System for monitoring resistance at ANSES, by Damien Bouchard and Anne Chevance (in French)

Thursday 17 September (2.30 pm)

African swine fever (ASF): latest news on epidemiology and vaccination, by Nicolas Rose and Janaina Da Silva (in French) 
 

ANSES at SPACE 2026
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Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

« Mangez davantage de fruits et légumes », « modérez votre consommation d’alcool », « réduisez la viande rouge », « choisissez plus souvent des boissons non sucrées », « privilégiez les céréales complètes »… Ces recommandations apparaissent sur les sites des autorités de santé, dans les médias, à l’école, jusque sur les emballages et se glissent dans notre quotidien.

Ces messages visent la réduction du risque de maladies chroniques non transmissibles, comme les maladies cardiovasculaires, certains cancers ou le diabète de type 2. Elles reposent sur des connaissances scientifiques robustes. Mais une question est rarement posée : peuvent-elles être contreproductives en produisant des effets indésirables sur la santé mentale, les attitudes et les comportements alimentaires ?

Poser la question ne revient pas à en contester l’utilité, mais plutôt de reconnaître qu’une recommandation, aussi pertinente soit-elle sur le plan nutritionnel, va rencontrer des filtres de perception et d’action, et n’agit donc pas mécaniquement sur la santé. Ses effets sont fonction de nos perceptions, de la façon dont chaque personne pense, ressent et organise son alimentation.

Des repères élaborés pour protéger la santé

Les repères alimentaires traduits en recommandations, en France comme au Canada, sont élaborés à la demande des pouvoirs publics dans le cadre de plans nationaux de santé, comme le programme national Nutrition Santé en France. Ils s’appuient sur une expertise collective intégrant les besoins nutritionnels et les risques associés à des apports insuffisants ou excessifs.

Les aliments sont ainsi envisagés comme des vecteurs de nutriments qui nous sont indispensables, mais dont il convient, pour certains plus que pour d’autres, de limiter la consommation – c’est ainsi un subtil équilibre à trouver.

Pour définir un régime couvrant nos besoins nutritionnels, sans excès et limitant les contaminants, l’algorithme de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) explore de nombreuses combinaisons d’aliments et propose des orientations par catégories d’aliments et de boissons pour la population générale, ensuite déclinées selon l’âge puis adaptées aux populations excluant les aliments d’origine animale.

Dès lors que ces régimes sont identifiés comme optimaux, les pouvoirs publics en font usage pour formuler des « recommandations alimentaires ». Ces recommandations visent à orienter l’alimentation du « mangeur-buveur » sur la base de ce qui est souhaitable pour prévenir certaines maladies. Elles deviennent ainsi des normes individuelles auxquelles une partie de la population va chercher à se conformer.

Nous ne réagissons pas tous de la même façon, et le caractère individuel de l’appropriation peut être questionné au regard des effets adverses que le contrôle (cognitif) de l’alimentation peut générer, tout particulièrement sans environnement favorable (diversité et déséquilibre de l’offre alimentaire, marketing agressif, relais des influenceurs, manque de temps libre, rapport à l’alimentation et au corps…).

Nous proposons une lecture critique des effets collatéraux de l’injonction contemporaine au « bien s’alimenter ».

Quand la recommandation est perçue comme une injonction

Une recommandation est censée guider, clarifier, protéger. Pourtant, réseaux sociaux, magazines ou rayons de librairie nous confrontent à une multitude de conseils sur ce qu’il faudrait boire, manger, éviter ou privilégier pour être en bonne santé. Une saturation de messages nutritionnels, dite « cacophonie nutritionnelle », qui crée un environnement défavorable au choix éclairé.

Dès lors, la recommandation qui se voulait synonyme de conseil pour protéger devient possiblement une injonction. L’acte de s’alimenter ne consiste plus seulement à répondre à un besoin propre. Chaque repas ou prise alimentaire devient l’occasion d’évaluer si l’on a « bien » ou « mal » mangé et bu.

Certains aliments sont perçus comme « autorisés », d’autres comme « interdits ». La satisfaction de la table peut laisser place au calcul : compter, comparer, contrôler, anticiper et in fine (se) juger.

Cette gestion très cognitive de l’alimentation est souvent interprétée comme un signe de motivation ou de discipline. Pourtant, lorsqu’elle devient excessive, elle peut produire l’effet inverse de celui recherché : rigidité alimentaire, culpabilité, méfiance envers ses sensations ou épisodes de perte de contrôle.

Autrement dit, vouloir suivre parfaitement les recommandations peut parfois éloigner d’une relation sereine avec l’alimentation.

Hors pathologie, le cas le plus extrême du contrôle cognitif est la pratique des régimes amaigrissants, avec un risque particulièrement élevé de dégradation de la santé, de reprise de poids (il peut atteindre 80 % des sujets après un an) et de dégradation de l’estime de soi.

Nous ne réagissons pas tous de la même manière

Les attitudes et les comportements alimentaires peuvent être envisagés sur un continuum allant du fonctionnel au dysfonctionnel. Pour une partie de la population, les recommandations restent souples et compatibles avec une alimentation orientée vers les sensations corporelles. On parle d’alimentation physique dite « intuitive » ou « intéroceptive ».

Pour une autre partie, elles renforcent une tendance au perfectionnisme, au contrôle ou à l’inquiétude alimentaire et corporelle. On parle alors d’alimentation émotionnelle dite « négative » ou « rigide », voire pathologique, qui peut mener aux troubles des conduites alimentaires à la fois complexes et mortels.

Les recommandations ne créent donc pas, à elles seules, les difficultés alimentaires. Elles peuvent néanmoins précipiter voire perpétuer des vulnérabilités prédisposantes, selon la manière dont elles sont formulées, relayées et interprétées… c’est-à-dire perçues. Cette distinction évite d’opposer artificiellement des recommandations qui seraient « bonnes » ou « mauvaises ». Dans une visée de santé publique, il est préférable d’observer leurs effets réels sur les perceptions puis sur les comportements des populations.

Comme une chaise, l’alimentation repose sur plusieurs appuis qui permettent des attitudes et comportements alimentaires : diversifiés, modérés, équilibrés et selon des choix éclairés. Tant que les quatre pieds se soutiennent mutuellement, la structure est stable, l’alimentation régulée. Mais ce n’est pas le cas de tous. Pour certaines personnes, un pied manque… Alors la « chaise » alimentaire se fragilise et parfois se brise, à l’image des troubles des conduites alimentaires.

Interroger comment on choisit, achète, prépare et consomme ses aliments

Depuis plusieurs décennies, la question centrale des politiques publiques est : « Que faut-il manger ? » Cette question, certes centrale, doit être accompagnée de l’identification des leviers et ne peut reposer sur le seul arbitrage individuel. Le « libre arbitre » n’est pas si « libre » !

Le postulat est que le choix alimentaire ne dépend pas uniquement des connaissances ou de la volonté individuelle, de l’affichage de l’information nutritionnelle, simplifiée (tel que le Nutri-Score français) ou non, mais aussi du prix, de l’accessibilité des aliments, de l’organisation du travail, de la restauration collective, du marketing devenu agressif, des normes sociales, du contexte familial des croyances et du rapport au corps, aux émotions et au plaisir…

La santé alimentaire ne se construit donc pas seulement par l’accumulation de conseils individuels. Elle repose aussi sur des environnements qui rendent les comportements favorables plus accessibles, plus naturels et moins culpabilisants.

Ce déplacement est important : au lieu de demander à chaque personne de mieux se contrôler, il conduit à interroger les conditions dans lesquelles elle choisit, achète, prépare et consomme ses aliments.

Penser santé physique et santé mentale comme une seule santé

Si les recommandations alimentaires restent un outil majeur de santé publique, leur efficacité ne peut être évaluée uniquement à partir de leurs effets sur la santé physique. Il devient également nécessaire d’examiner leurs effets psychologiques, comportementaux et sociaux, en particulier chez les personnes présentant des attitudes et des comportements alimentaires dysfonctionnels, et donc potentiellement exposées au risque de présenter des troubles de conduites alimentaires.

La question n’est donc peut-être plus seulement « Quelles recommandations devons-nous formuler ? », mais « Comment les concevoir et créer un environnement favorable pour qu’elles améliorent conjointement la santé physique et mentale, sans transformer l’alimentation en une succession d’injonctions ? ».

C’est bien le défi d’une approche intégrée de la santé comme proposée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette vision s’inscrit dans le mouvement plus large de la santé durable et du concept Une seule santé (One Health).

Nos choix alimentaires ne peuvent être guidés par des besoins en nutriments ou en calories : ils participent également à – et dépendent de – notre santé mentale, notre vie sociale, la préservation des ressources et, plus largement, la santé de la planète donc la nôtre au sens le plus large.

Cette réflexion s’inscrit dans une perspective de santé alimentaire durable, attentive non seulement aux dimensions nutritionnelles et environnementales de l’alimentation, mais également à ses dimensions psychosociales, relationnelles et comportementales.


Cet article est publié dans le cadre de la Fête de la science (qui a lieu du 2 au 12 octobre 2026), dont The Conversation France est partenaire. Cette nouvelle édition porte sur la thématique « Saveurs savantes ». Retrouvez tous les événements de votre région sur le site Fetedelascience.fr.

Article écrit par Irène Margaritis, Professeur de physiologie - Adjointe au Directeur d’évaluation des risques, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et Johana Monthuy-Blanc, Professeure-chercheuse et directrice de l’équipe de recherche Loricorps ainsi qu’au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

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Vacciner les animaux, les confiner, éviter de les déplacer d’une région à l’autre, etc. : différentes mesures peuvent être recommandées pour empêcher la propagation d’une maladie animale. Pourquoi certaines mesures sont appliquées et d’autres non ? « Une mesure peut être bien conçue sur certains aspects mais si elle ne prend pas en compte certains facteurs influençant sa mise en œuvre, celle-ci peut être limitée voire infaisable. », expose Fanny Debil, cheffe de projets en sciences sociales à l’Anses. 

Des scientifiques de la Direction Sciences sociales, économie et société de l’Anses, en collaboration avec des chercheurs de l’École nationale vétérinaire de Toulouse et d’Inrae, ont ainsi exploré les différents facteurs permettant de comprendre l’application ou non des mesures de gestion des maladies infectieuses animales. 

Plusieurs facteurs à prendre en compte pour une adoption des mesures

Ces scientifiques ont analysé 593 articles scientifiques internationaux abordant les facteurs qui influencent l’application d’une mesure de gestion d’une maladie infectieuse animale. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Plos One en mars 2026. 

Ils ont identifié cinq catégories de facteurs : 

  • individuels et socio-cognitifs, comprenant par exemple la perception du risque et la confiance envers les autorités;
  • économiques, tels que les coûts des mesures et les compensations financières pour les pertes ou pour la mise en œuvre des mesures ;
  • socio-politiques et institutionnels, avec le cadre réglementaire, le rôle des autorités publiques ou la coordination entre les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre ;
  • infrastructurels, renvoyant aux moyens matériels disponibles, l’accès à des traitements ou la structure des élevages ;  
  • organisationnels et professionnels, avec par exemple l’organisation du travail et les relations entre acteurs de terrain. 

Les études analysées montrent qu’un type de facteur ne prédomine pas : il faut considérer l’interaction de ces différents facteurs pour comprendre si une mesure est applicable ou non. Par exemple, même si une information est largement diffusée et que les éleveurs sont conscients du risque, s’ils n’ont pas les moyens d’appliquer les mesures préconisées, ils ne le feront pas. « Notre étude ne propose pas de solutions clés en main mais suggère les "bonnes questions" à se poserpour comprendre les freins et les leviers à l’application d’une mesure », explique Legrand Saint-Cyr, chargé de projets agroéconomie à l’Anses. 

Ainsi, les auteurs de l’étude soulignent qu’une mise en œuvre partielle ou impossible d’une mesure de gestion ne renvoie pas à une simple incompréhension ou méconnaissance des recommandations scientifiques et prescriptions politiques par les seuls éleveurs. Les facteurs contribuant à la mise en œuvre des mesures engagent l’ensemble des acteurs. 

Des situations plus fréquemment étudiées que d’autres

Par ailleurs, les scientifiques ont constaté que certaines situations étaient plus étudiées que d’autres. Ainsi, 69 % des études disponibles étaient consacrées aux animaux de rente, une part minoritaire s’intéressant aux animaux de compagnie, aux animaux sauvages ou encore aux abeilles et aux poissons d’élevage. De même, les maladies transmissibles à l’être humain sont davantage étudiées, et la vaccination est la mesure ayant fait l’objet de plus de recherche sur son applicabilité. 

Par ailleurs, les études sont souvent menées dans des pays à forts revenus, alors que les pays à revenus plus faibles font également face à des risques importants de dissémination d’agents pathogènes. 

Les auteurs de l’étude estiment que ces lacunes de recherche pourraient freiner la mise en place de mesures efficaces contre des maladies émergentes.

Face à l'émergence de nouvelles maladies animales, favorisée par le changement climatique et les échanges internationaux, comprendre les dynamiques de mise en œuvre des mesures sanitaires est essentiel. Ces connaissances permettront de mieux anticiper et gérer les crises sanitaires dans l’optique « One Health » qui relie santé animale, santé humaine et santé environnementale.

Maladies animales : comprendre ce qui influence l'application des mesures de lutte
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