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marianne anses

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Mis à jour le 08/02/2021

Que sont les nouveaux aliments et ingrédients alimentaires (novel foods) ?

Mots-clés : Nutrition, Nouveaux aliments, Nutrivigilance

Avec la mondialisation et parce que de nouvelles sources de nutriments sont continuellement identifiées, de nouveaux types d'aliments s'invitent en permanence dans notre assiette. En France, la nutrivigilance permet de surveiller d’éventuels effets indésirables liés à leur consommation. Que sont ces nouveaux aliments et ingrédients et comment sont-ils encadrés en Europe ?

Novel food, un concept ancien

De nombreux aliments que nous consommons aujourd’hui étaient considérés comme nouveaux à l’époque de leur arrivée en Europe : les bananes, les tomates, les pommes de terre, les pâtes, les fruits tropicaux ou encore le maïs et la plupart des épices que nous connaissons aujourd’hui.

Aujourd’hui encore, de nouveaux types d'aliments ou d’ingrédients alimentaires, issus du monde entier, ou issus de nouvelles manières de produire ces aliments continuent à arriver dans nos assiettes. La gomme de guar, le jus de noni, le fruit du baobab ou encore certains insectes figurent parmi les nouveaux aliments.

Que sont les nouveaux aliments ?

Dans l’Union européenne, tout aliment n'ayant pas été consommé de manière significative avant mai 1997 est considéré comme un nouvel aliment.

Cette catégorie couvre les nouveaux aliments tels que les graines de chia mais également de nouvelles sources de composants alimentaires comme l'huile riche en acides gras oméga-3 obtenue à partir du krill.

Il existe aussi de nouvelles substances, appelés « nouveaux ingrédients » utilisés pour enrichir en nutriments certains aliments comme le font les phytostérols ou stérols végétaux.

Les nouveaux aliments comprennent aussi les aliments produits grâce à de nouvelles méthodes comme les nanotechnologies.

Le saviez-vous ?

Les aliments dits traditionnels constituent un sous-ensemble des nouveaux aliments et se réfèrent à des denrées alimentaires consommées de façon traditionnelle dans des pays extérieurs à l’Union européenne.

Comment sont encadrés les nouveaux aliments ?

Les nouveaux aliments sont définis dans le règlement européen UE 2015/2283. Depuis le 1er janvier 2018, la Commission européenne est chargée de l'autorisation des nouveaux aliments et, dans le cadre de cette procédure, peut demander à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) de réaliser une évaluation scientifique du risque afin d’établir leur sécurité.

La Commission n’autorise et n’inscrit un nouvel aliment sur la liste des nouveaux aliments autorisés que s’il remplit les conditions suivantes : l’aliment ne présente aucun risque pour la santé, compte tenu des données scientifiques disponibles ; l’utilisation prévue de l’aliment n’entraîne pas un déséquilibre nutritionnel.

Si cette décision est favorable à la mise sur le marché du nouvel aliment, le produit peut être commercialisé sur l'ensemble du marché européen. L'autorisation est générique, tout industriel peut alors commercialiser le nouvel aliment autorisé, si les conditions d’utilisation, l’étiquetage et les spécifications sont respectés.

Le nouveau règlement simplifie le processus d'autorisation en ce qui concerne la notification des aliments traditionnels en provenance de pays tiers en exigeant la preuve d’une utilisation sans danger dans au moins un pays en dehors de l'UE pendant une période de 25 ans.

 

En France, l’Anses pilote le dispositif national de nutrivigilance qui collecte les signalements d’effets indésirables liés à certains produits alimentaires comme les nouveaux aliments.

Les professionnels de santé, les fabricants et les particuliers peuvent déclarer un effet indésirable susceptible d’être lié à la consommation de ces produits et contribuer ainsi à améliorer la connaissance de ceux-ci et la sécurité des consommateurs.