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Mis à jour le 24/01/2017

Le sel

Consommation et recommandations

Mots-clés : Composition des aliments, Nutrition, Sel, Iode

Le sel est nécessaire au fonctionnement de l'organisme. Cependant en consommer en excès peut favoriser le développement de certaines maladies. La réduction de l’apport en sel constitue un objectif phare des Programmes Nationaux Nutrition Santé successifs. Point sur la consommation des français et recommandations de l’Agence.

Le sel est en quasi totalité constitué de chlorure de sodium (NaCl). Il contient également, en faible proportion, d’autres minéraux. Il peut être enrichi en iode ou en fluor.

Origine du sel et utilisation dans l’alimentation 

Utilisé pour rehausser le goût des aliments, le sel est également employé depuis le moyen-âge pour sa capacité à augmenter la conservation des aliments et à limiter la multiplication des micro-organismes. Ces propriétés sont toujours mises à profit par l'industrie agro-alimentaire, qui ajoute du sel aux produits qu'elle prépare afin d'améliorer le goût, l'aspect et la texture des aliments, ainsi que pour augmenter leur durée de conservation.

Le sel peut avoir deux origines : 

  • marine : il est alors obtenu par évaporation d'eau de mer ;
  • fossile : présent dans le sol sous forme de gisements, le sel est alors dit "gemme".

 

Fonctions du sodium et du chlorure dans l’organisme

Le sel est nécessaire au fonctionnement de l'organisme. Les minéraux qu'il contient, le sodium et le chlorure, participent par exemple à la transmission des signaux nerveux ou encore à la contraction musculaire. Les insuffisances d’apports en sel sont extrêmement rares. 

 

Risques liés à un excès de consommation de sel 

L’excès de consommation de sel est aujourd’hui reconnu comme un des facteurs de risque d’hypertension artérielle et de maladies cardio-vasculaires, ainsi que d’autres maladies, dont le cancer de l’estomac. 

Une consommation excessive pourrait favoriser l’élimination urinaire du calcium et favoriser ainsi l’ostéoporose, une maladie provoquant la fragilisation des os et pouvant favoriser l'apparition de fractures.

 

Recommandations nutritionnelles

La réduction de l’apport en sel constitue un objectif phare des Programmes Nationaux Nutrition Santé successifs. Le PNNS 3 (2011-2015) fixe ainsi un objectif de diminution de la consommation de sel dans la population pour atteindre en 2015 une consommation moyenne de :

  • 8 g/jour chez les hommes adultes ;
  • 6,5 g/jour chez les femmes adultes et les enfants.

 

Une diminution des apports, malgré tout insuffisante

Les niveaux d’apports en sel dans la population ont pu être estimés à partir de 2 enquêtes nationales de consommations (INCA 1 et INCA 2). Les données les plus récentes montrent que la consommation moyenne de sel contenu dans les aliments en France est de 8,7 g/j chez les hommes, de 6,7 g/j chez les femmes. Chez les enfants de 3 à 17 ans, la consommation moyenne de sel est de 5,9 g/j chez les garçons et de 5,0 g/j chez les filles, avec des variations en fonction de l’âge. A ces apports, provenant des aliments consommés, il faut ajouter 1 à 2 grammes de sel/j, dus au salage des plats et de l'eau de cuisson par le consommateur lui-même. Ainsi, la consommation totale de sel des français est bien supérieure aux recommandations de santé publique.

Entre 1999 et 2007, les apports moyens en sel de la population adulte (18-79 ans) ont diminué en moyenne de 5,2 %. La proportion de forts consommateurs de sel (c’est à-dire les individus dont la consommation est supérieure à 12 g/j) a quant à elle diminué d’environ 20 à 30 %. Ces diminutions, bien qu’encourageantes, sont insuffisantes pour atteindre à court terme les recommandations. 

 

Des actions complémentaires nécessaires pour réduire les apports en sel

Les diminutions d’apports en sel de la population sont en partie attribuables aux diminutions des teneurs en sel des aliments, obtenues, entre autres, dans le cadre de chartes d’engagement signées entre les industriels et les pouvoirs publics. Compte tenu de l’impact insuffisant des démarches volontaires de réduction des teneurs en sel sur les apports en sel de la population, l’Agence a recommandé la mise en place d’actions complémentaires, le cas échéant réglementaires, afin d’augmenter à la fois le nombre de produits concernés et le niveau de réduction des teneurs en sel des aliments transformés. 

Il est également recommandé aux consommateurs de limiter leurs consommations d’aliments les plus salés, de consulter les étiquetages pour guider leurs choix alimentaires et de limiter les ajouts de sel lors de la préparation et pendant les repas.

 

Aliments les plus riches en sel

Les aliments les plus riches en sel sont la charcuterie (saucisson sec, jambon sec), les bouillons (légumes ou viandes), les sauces et condiments mais également la morue et les anchois. La liste des aliments riches en sel peut être consultée via la table Ciqual.

 

Principaux aliments vecteurs

Compte tenu de nos habitudes alimentaires, la plus grande partie du sel consommé provient en France d’abord du pain et les biscottes, puis de la charcuterie, des condiments et sauces, des plats cuisinés, des fromages, des soupes et potages, ainsi que des quiches et pizzas.