Formulaire de recherche

marianne anses

Unité Maladies neurodégénératives du laboratoire de Lyon

Chef d’unité : Thierry Baron

Cheffe d’unité adjointe : Anne-Gaëlle Morignat
 

L’unité Maladies neurodégénératives est une équipe de 11 personnes, dont 5 scientifiques ou ingénieurs et 5 techniciens de laboratoires, ainsi qu’un secrétariat. Elle s’intéresse depuis de nombreuses années aux maladies animales associées à des anomalies de repliement protéique, historiquement avec les maladies à prion. L’unité bénéficie d’un plateau de laboratoires, conventionnels ou de confinement L3, d’environ 500 m2.

Activités de référence

L’unité est laboratoire national de référence pour le diagnostic et la surveillance des maladies à prion des ruminants.

Activités de recherche

Historiquement, les travaux de recherche de l’unité sont consacrés à l’étude des « souches » de prion, et à leur différentiation biologique et moléculaire. Ils reposent en grande partie sur l’étude de ces maladies sur des rongeurs de laboratoire (souris, hamster). Une grande partie des travaux réalisés a été consacrée aux méthodes de phénotypage moléculaire des protéines prions pathologiques. Ces travaux sont actuellement poursuivis, notamment autour de la maladie à prion de l’élan, qui est récemment apparue en Europe du nord. L’objectif est de comprendre l’origine du prion responsable de cette maladie, en particulier grâce à des comparaisons avec les autres maladies à prion des ruminants, notamment chez le mouton.

Plus récemment, ces méthodologies, reposant sur la biochimie des protéines et l’histopathologie (étude des tissus), ainsi que des méthodes d’approche in vitro, ont été déployées pour étudier les maladies neurodégénératives humaines, en particulier la maladie de Parkinson. Ces travaux sont en grande partie réalisés grâce à des modèles animaux de la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer.

Un volet de ces travaux concerne la caractérisation moléculaire de l’agrégation de l’alpha-synucléine, une protéine au cœur des lésions de la maladie de Parkinson et des maladies apparentées. Ils visent à comprendre comment se propagent les lésions neuropathologiques dans le système nerveux central et périphérique au cours de la progression de ces maladies et dans quelle mesure les caractéristiques d’agrégation protéique peuvent être utiles au diagnostic précoce de ces pathologies ou expliquer l’existence de maladies différentes sur le plan lésionnel et clinique.

Une seconde orientation concerne la question de l’impact d’expositions à des pesticides dans la maladie de Parkinson. Ces travaux visent à mieux comprendre dans quelle mesure cette exposition représente un facteur de risque de cette maladie. Après avoir mené des travaux expérimentaux concernant un herbicide, le paraquat, les travaux actuellement menés sont focalisés en particulier sur un insecticide persistant qui été massivement utilisé aux Antilles et qui est responsable d’une contamination humaine importante, le chlordécone. Parmi les mécanismes potentiellement appliqués, l’équipe cherche à comprendre dans quelle mesure un pesticide pourrait initier ou/et favoriser la propagation de l’agrégation protéique. À côté des modèles animaux, des approches in vitro sont développées.

Principaux projets de recherche de ces cinq dernières années et en cours

  • CHLORPARK (2020-2022)
    Le chlordécone peut-il avoir chez la souris un effet délétère sur le système nerveux nigro-strié, cible privilégiée de la maladie de Parkinson ?
    Financement : Anses

Le chlordécone est un contaminant environnemental aux Antilles françaises, dont la neurotoxicité aiguë est bien documentée. Aucune étude expérimentale concernant une possible neurotoxicité chronique de cet insecticide n’est en revanche disponible, en lien avec la survenue possible de maladies neurodégénératives, comme la maladie de Parkinson. Le projet vise à rechercher si une exposition répétée au chlordécone chez la souris pourrait léser les régions cérébrales atteintes dans cette maladie. Au cours de ces travaux, l’équipe évalura également dans quelle mesure cette substance peut s’accumuler dans le cerveau. 

  • Étude de l'implication du système nerveux périphérique au cours du développement d'une alpha-synucléinopathie centrale : approche comparée d'exposition alimentaire à des pesticides dans différents modèles murins de maladie de Parkinson  (2014 – 2017)         

    Financement : Projet de thèse soutenu par la réunion Auvergne Rhône-Alpes

  • Étude moléculaire de la propagation de l’agrégation de l’α-synucléine dans un modèle transgénique de la maladie de Parkinson : impact de la surexpression de la b-synucléine à l’aide de vecteurs viraux adéno-associés (AAV) (2014-2017)

    Financement : Projet de thèse soutenu par la Région Auvergne-Rhône-Alpes