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marianne anses

Activités de surveillance du laboratoire de Fougères

Le laboratoire de Fougères participe à la surveillance des résidus de médicaments dans les aliments d'origine animale et de la résistance antimicrobienne, en application des réglementations européennes sur ces thématiques. 

Résidus de médicaments vétérinaires

Le laboratoire de Fougères intervient auprès de la Commission européenne (Direction générale Santé et sécurité alimentaire) à sa demande pour animer le réseau des laboratoires nationaux de référence des États membres de l’Union européenne. Il joue également un rôle au niveau international pour promouvoir les systèmes de contrôle et de surveillance européens vers les pays important des denrées d’origine animale vers l’Europe.

En France, la Direction générale de l’alimentation (DGAL), décline le dispositif européen sur les résidus de médicaments vétérinaires en plans de surveillance et de contrôle annuels. Ces plans font intervenir le laboratoire de Fougères, en tant que Laboratoire national de référence (LNR), pour les analyses officielles de confirmation non prises en charge par les laboratoires agréés, ainsi que pour le développement, la validation, le transfert et l’évaluation des méthodes analytiques de contrôle et de surveillance. Sont également impliqués les services vétérinaires pour les prélèvements à l’abattoir ou à la ferme, les laboratoires agréés, pour le dépistage, l’identification et certaines confirmations de la présence de molécules vétérinaires résiduelles dans les aliments d’origine animale. Le LNR intervient également en soutien à la DGAL dans la maîtrise de la qualité des données analytiques fournies par les réseaux de laboratoires agréés (essais inter-laboratoires, formations techniques …) et dans le transfert des données à l’Agence européenne de sécurité alimentaire (Efsa).


La réglementation sur la surveillance et le contrôle des résidus de médicaments vétérinaires

La surveillance et le contrôle des résidus de médicaments vétérinaires dans les denrées alimentaires d’origine animale sont règlementés par « règlement pour le contrôle officiel » ou RCO n° 2017/625/UE, qui va être complété en 2022 par trois autres règlements d’application, qui viendront remplacer la directive 96/23/CE et ses annexes ainsi que la directive 97/78/CE et la décision 97/747/CE.

Cette réglementation a pour objectif de définir et mettre en œuvre un système harmonisé de contrôle et de surveillance pour l’ensemble de la production alimentaires d’origine animale de l’Union européenne, ainsi que pour les produits importés et consommés sur le sol européen.  Les règlements définissent les substances vétérinaires à contrôler ou à surveiller selon les espèces animales (bovins, porcins, ovins, caprins, équins, volailles, lapins, gibiers, poissons d’élevage) ou les types de produits (viandes, lait, œuf, miel).  Ils exposent les stratégies d’échantillonnage et recommandent les substances vétérinaires à inclure dans la surveillance pour l’exposition du consommateur. Enfin, les règlements déterminent les niveaux de concentrations à évaluer pour chaque couple de composant chimique/matrice et précisent les dispositions concernant la présentation des données.

 

Résistance antimicobienne

Le LNR résistance antimicrobienne participe aux  plans de surveillance annuels mis en place par la Direction générale de l’alimentation (DGAL) pour décliner le dispositif européen de surveillance. Le LNR est en charge des analyses officielles de sensibilité aux antibiotiques et du transfert des données à l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA). Ces plans  font également intervenir les services vétérinaires, pour les prélèvements à l’abattoir (caeca) et à la distribution (viandes) ainsi que les laboratoires agréés, pour l’isolement et l’identification des espèces bactériennes cibles.


La réglementation sur la surveillance de la résistance antimicobienne
La surveillance européenne de la résistance aux antimicrobiens chez les bactéries zoonotiques (Salmonella, campylobacter) et commensales (E. coli) est règlementée par la directive 2003/99/CE. La décision 2013/652/UE complète ce dispositif, dans l’objectif d’harmoniser les systèmes de surveillance entre États membres et de les rendre comparables. Elle définit les couples espèces bactériennes/espèces animales à surveiller, les stratégies d’échantillonnage, les agents antimicrobiens à inclure dans la surveillance, les plages de concentrations à utiliser pour l’antibiogramme et les dispositions concernant la présentation des données.