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Agence nationale de sécurité sanitaire
de l’alimentation, de l’environnement
et du travail

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Mis à jour le 15/03/2019

Eau du robinet

Eau destinée à la consommation humaine des réseaux publics de distribution

Mots-clés : Eau du robinet, Eau

L'eau est indispensable au bon fonctionnement de l'organisme humain, ce qui explique l’importance accordée à sa disponibilité et à sa qualité. L'eau du robinet, ou eau de distribution publique, a pour origine des eaux de surface et des eaux souterraines. Elle est traitée afin de respecter la réglementation relative à une soixantaine de paramètres microbiologiques, physico-chimiques, radiologiques et organoleptiques, fixés par la réglementation européenne déclinée dans le droit national. Le traitement des eaux est adapté à la qualité de la ressource et vise à éliminer les micro-organismes pathogènes (bactéries, virus, parasites), contaminants chimiques (pesticides, nitrates…) et les excès de sels minéraux (fluor, sodium..).

En France, l'eau du robinet, ou eau de distribution publique, provient essentiellement de captages d’eaux souterraines ou d’eaux de surface (rivières, canaux, lacs, retenues), soit près de 33 000 captages au total. Deux tiers des débits produits proviennent d’eaux souterraines et la plupart des captages d’eau utilisés pour la production d’eau potable sont de petite taille. La majorité des eaux prélevées en milieu naturel subit un traitement plus ou moins poussé, près de 15000 stations de traitement permettent de produire 16 millions de m3.

L'eau du robinet couvre différents usages : alimentaires, hygiène corporelle, entretien domestique, lavage du linge. Aussi, elle doit respecter des exigences de qualité réglementaires fixées par arrêté ministériel pour une soixantaine de paramètres de façon à pouvoir être bue pendant une vie entière sans effet néfaste pour la santé. Les traitements de l'eau consistent donc à éliminer les éventuels micro-organismes pathogènes et les substances indésirables ou toxiques (polluants chimiques et excès de sels minéraux). Ils sont également destinés à maintenir la qualité microbiologique et physico-chimique de l'eau dans les réseaux de distribution jusqu'au robinet du consommateur.

Un produit extrêmement surveillé

La qualité de l'eau fait l'objet d'une surveillance réalisée par les producteurs et les distributeurs d'eau et d'un contrôle sanitaire par les  Agences régionales de santé. De fait, l’eau du robinet est, en France, l’un des aliments les plus contrôlés.

Les dispositions réglementaires précisant les conditions de mise sur le marché et d'emploi des produits et procédés de traitement de l'eau et des matériaux au contact de l'eau permettent également d'assurer la sécurité sanitaire de l'eau.

En amont, l'obligation de protéger les ressources en eau utilisées pour la production d'eau destinée à la consommation humaine concourt également à cet objectif. Des périmètres de protection sont ainsi mis en place autour des captages. Plus de la moitié bénéficie d'une protection avec déclaration d'utilité publique. Dans la continuité du premier Plan national santé-environnement, le deuxième plan d'action 2009-2013 (PNSE 2) prévoit de protéger de manière efficace la ressource et de poursuivre la mise en place des périmètres de protection en protégeant les aires d'alimentation des captages les plus sensibles aux contaminations de l’environnement.

Le dispositif réglementaire encadre rigoureusement  la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine à toutes les étapes (de la ressource utilisée au robinet du consommateur) aussi bien en termes d’exigences de moyens que de résultats.

Le rôle de l'Anses

L'Agence évalue les risques sanitaires liés à la présence de micro-organismes ou de contaminants chimiques dans les ressources en eau et l'eau destinée à la consommation humaine (EDCH). Elle évalue également l'innocuité et l'efficacité des procédés et produits de traitement et l'innocuité sanitaire des matériaux entrant en contact avec l'eau de distribution publique. Elle rend, par exemple, des avis sur produits et procédés de traitement innovants tels que les procédés membranaires (ultrafiltration, nanofiltration, osmose inverse) destinés aux usines de potabilisation, sur les produits de nettoyage des châteaux d'eau et des réservoirs d'eau, ou sur les désinfectants.

Elle contribue à l'élaboration de la réglementation, de normes et de lignes directrices, au niveau national et communautaire.