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Agence nationale de sécurité sanitaire
de l’alimentation, de l’environnement
et du travail

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Mis à jour le 27/02/2019

Manger du poisson : pourquoi ? comment ?

Recommandations de l’Agence pour la consommation de poissons

Mots-clés : Nutrition, Poissons, Oméga 3, Femmes enceintes

Le poisson possède des qualités nutritionnelles précieuses qui en font un invité de choix des menus de toute la famille. Voici un résumé des éléments qu’il apporte, ainsi que les recommandations de l’Agence en terme de consommation afin de profiter au mieux de ses bienfaits nutritionnels.

Le poisson est une source privilégiée en oméga-3 dont certains sont indispensables au développement et fonctionnement du système nerveux et contribuent à la prévention des maladies cardio-vasculaires. Parmi les poissons gras, certains contiennent davantage d'oméga-3 dits « à longue chaîne » (EPA, acide eicosapentaénoïque et DHA, acide docosahexaénoique) et sont donc particulièrement intéressants sur le plan nutritionnel car ils contribuent à la prévention des maladies cardio-vasculaires et sont nécessaires en particulier au développement et au fonctionnement de la rétine, du cerveau et du système nerveux. 

Le poisson est également source de protéines, de minéraux comme le phosphore, et d’oligoéléments, comme l'iode, le zinc, le cuivre, le sélénium et le fluor, mais aussi des vitamines A, D, E indispensables à la santé. 

Teneurs en lipides totaux Teneur en oméga 3 à longue chaine (EPA et DHA) Espèces de poissons
Poissons gras 
(>2 %)

Forte teneur (3g/100g)

 

Saumon, Sardine, Maquereau, Hareng, Truite fumée

Teneur moyenne (1,4g/100g)

 

Rouget, Anchois, Pilchard
Bar ou Loup, Truite, Dorade, Turbot, Eperlan, Brochet, Flétan.
Poissons maigres 
(<2 %)

Faible teneur (0,3g/100g)

 

Thon (conserve), Colin ou lieu noir, Cabillaud, Merlan, Sole, Julienne, Raie, Merlu, Baudroie ou Lotte, Carrelet ou Plie, Limande

Les poissons peuvent être contaminés par des polluants présents dans l'environnement dont les dioxines, les PCB ou le méthyl-mercure, qui peuvent avoir des effets néfastes sur la santé en cas de surexposition. Les PCB et les dioxines se retrouvent préférentiellement dans les poissons les plus gras (anguilles) ainsi que dans certains poissons bio-accumulateurs (barbeau, brème, carpe, silure), et le méthyl-mercure dans les poissons prédateurs sauvages. 

Les recommandations de l'Agence

Afin d'assurer tous les bienfaits de la consommation de poissons et de couvrir en particulier les besoins de la population en oméga-3 « à longue chaîne », tout en minimisant les risques de surexposition à certains contaminants, l'Anses a défini plusieurs recommandations pour la population générale et les populations sensibles.

 Pour la population générale :

  • Consommer du poisson deux fois par semaine en associant un poisson gras à forte teneur en oméga-3 (saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée) et un poisson maigre. 
  • Varier les espèces et les lieux d’approvisionnement.
  • Ne consommer l’anguille qu’à titre exceptionnel.
  • Pour la pêche de loisir, respecter les recommandations de non-consommation émises dans certaines zones.

 

Des recommandations spécifiques pour les plus sensibles à d'éventuelles contaminations

Au cours de la grossesse et jusqu'à 3 ans, le cerveau de l'enfant est particulièrement vulnérable à l'action toxique des contaminants chimiques et notamment du méthyl-mercure et des PCB. Des recommandations spécifiques destinées aux femmes enceintes ou allaitantes, ainsi qu'aux enfants de moins de 3 ans viennent préciser les recommandations générales. 

 

Poissons prédateurs sauvages : thon, lotte (baudroie), loup (bar), bonite, empereur, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre, …

Espadon, marlin, siki, requin et lamproie

Mesures spécifiques d’hygiène à respecter

Femmes allaitantes

À limiter

À éviter

Voir « recommandations pour la population générale »

 

Femmes enceintes et enfants de moins de trois ans

À limiter

À éviter

Éviter la consommation de poissons crus ou insuffisamment cuits et de poissons fumés

 

Éviter la consommation de coquillages crus ou peu cuits.

 

Éviter la consommation de crustacés décortiqués vendus cuits (cuire soi-même les crustacés)

Autres personnes sensibles (personnes âgées, immunodéprimées etc.)

Pas de recommandation particulière

Pas de recommandation particulière

 

Retrouvez tous nos conseils en une infographie