Publication des nouvelles références nutritionnelles en vitamines et minéraux pour la population française
23/04/2021

Publication des nouvelles références nutritionnelles en vitamines et minéraux pour la population française

Apportés essentiellement par notre alimentation, les vitamines et minéraux sont nécessaires à la croissance, au bon fonctionnement de notre organisme et au maintien en bonne santé. L’Anses actualise aujourd’hui les références nutritionnelles en vitamines et minéraux qui définissent les quantités permettant de couvrir le besoin en nutriments des populations, sans conduire à des excès. Ces valeurs ont vocation à devenir les références pour tous les professionnels du secteur de la nutrition et de la santé.
5G : pas de risques nouveaux pour la santé au vu des données disponibles
20/04/2021

5G : pas de risques nouveaux pour la santé au vu des données disponibles

Les évolutions technologiques et la multiplication des usages numériques modifient l’exposition de la population aux champs électromagnétiques dans le domaine des radiofréquences. Avec le déploiement de la 5G, de nouvelles bandes de fréquence sont (bande 3,5 GHz) ou seront prochainement exploitées (bande 26 GHz). Dans la continuité de ses travaux d’expertise sur radiofréquences et santé, et sur la base des données scientifiques disponibles à ce jour, l’Anses estime peu probable que le déploiement de la 5G dans la bande de fréquences 3,5 GHz présente de nouveaux risques pour la santé. Pour la bande de fréquences 26 GHz, les données ne sont, à l’heure actuelle, pas suffisantes pour conclure à l’existence ou non d’effets sanitaires. Les connaissances sur les liens entre expositions et effets sanitaires devant être renforcées, l’Anses souligne la nécessité de poursuivre les recherches et de suivre en particulier l’évolution de l’exposition des populations à mesure de l’évolution du parc d’antennes et de l’augmentation de l’utilisation des réseaux. L’Agence lance le 20 avril 2021 une consultation publique afin de recueillir des commentaires éventuels de la communauté scientifique et des parties prenantes intéressées.
Accélérer l’évaluation des perturbateurs endocriniens
15/04/2021

Accélérer l’évaluation des perturbateurs endocriniens

Dans le cadre de la seconde Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE 2), l’Anses a élaboré une liste de substances d’intérêts et identifié une sélection de substances prioritaires à inscrire dans son programme d’évaluation. Pour les substances évaluées, l’Agence propose également une méthode pour déterminer s’il s’agit d’un perturbateur endocrinien avéré, présumé ou suspecté. L’ensemble de ces travaux vise à rendre l’identification des perturbateurs endocriniens plus rapide, efficace et partagée, et à favoriser leur évaluation en accord avec les objectifs français et européens de réduction des risques liés aux substances chimiques.
Brévétoxines dans les coquillages : proposition d’une valeur guide pour la protection des consommateurs
13/04/2021

Brévétoxines dans les coquillages : proposition d’une valeur guide pour la protection des consommateurs

Pour la première fois en 2018, des brévétoxines, une famille de biotoxines marines, ont été détectées dans des moules en Corse. En cas d’ingestion, ces toxines peuvent provoquer chez l’Homme des symptômes neurologiques, gastro-intestinaux et/ou cardiovasculaires. A partir des cas d’intoxication alimentaire survenus dans d’autres pays, l’Anses a proposé une valeur guide pour assurer la protection des consommateurs de coquillages tels que les huîtres et les moules. Ces travaux constituent une avancée scientifique importante dans le domaine des toxines émergentes. L’Anses souligne que la microalgue productrice de brévétoxines en Corse n’est pas identifiée à ce jour et doit faire l’objet de recherches spécifiques.
Le bisphénol B, un perturbateur endocrinien pour l’Homme et l’environnement
09/03/2021

Le bisphénol B, un perturbateur endocrinien pour l’Homme et l’environnement

Utilisé dans certains pays hors Union européenne comme alternative au bisphénol A, substance dont le caractère perturbateur endocrinien est aujourd’hui largement reconnu, le bisphénol B présente des propriétés endocriniennes similaires à cette substance, voire légèrement plus prononcées. Suite à la mise en évidence de ces propriétés, l’Anses propose d’identifier le bisphénol B en tant que substance extrêmement préoccupante dans le Règlement européen REACH, à l’instar du bisphénol A. Cette classification vise à éviter les utilisations industrielles de cette substance chimique sur le continent européen en remplacement du bisphénol A, et à obliger les importateurs d’articles de consommation à déclarer sa présence dès qu’il dépasse un seuil de 0.1% dans leur composition.
Dioxyde de titane sous forme nanoparticulaire : recommandation de valeurs limites d’exposition professionnelle
04/03/2021

Dioxyde de titane sous forme nanoparticulaire : recommandation de valeurs limites d’exposition professionnelle

Avec 17 000 tonnes produites ou importées chaque année en France, le dioxyde de titane sous forme nanoparticulaire ou TiO2-NP est l’un des nanomatériaux les plus utilisés dans différents secteurs industriels. Il constitue de ce fait une source d’exposition potentielle importante en milieu professionnel. Aussi, dans la continuité des travaux menés pour la population générale, l’Anses recommande aujourd’hui des valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) pour renforcer la prévention des risques pour les travailleurs.
Faciliter l’accès à la restauration collective et améliorer la qualité nutritionnelle en restauration rapide
25/02/2021

Faciliter l’accès à la restauration collective et améliorer la qualité nutritionnelle en restauration rapide

En France, chaque semaine, 83 % des enfants et adolescents et près de 80 % des adultes actifs et étudiants prennent un ou plusieurs repas en dehors de leur domicile. L’Anses a réalisé un état des lieux des consommations alimentaires et apports nutritionnels de ces repas pris hors foyer. La restauration collective – restaurants scolaires et d’entreprise – apparaît plus conforme aux recommandations alimentaires actuelles que les autres catégories de restauration hors foyer. L’Agence préconise donc d’en faciliter l’accès au plus grand nombre. À l’inverse, l’Anses alerte sur la qualité nutritionnelle dégradée de la restauration rapide, pourtant de plus en plus fréquentée par les Français.
Chez les chiens, la race ne suffit pas pour prédire et prévenir le risque de morsure
08/02/2021

Chez les chiens, la race ne suffit pas pour prédire et prévenir le risque de morsure

Des milliers de morsures de chiens sont constatées chaque année en France. Pour les prévenir, la réglementation en vigueur se fonde sur la race ou le type racial de l’animal. Au terme d’une expertise menée sur le sujet, l’Anses considère que cette seule base ne permet pas de prédire de manière fiable le risque de morsure. Au vu des enjeux de santé publique associés aux morsures de chiens, l’Agence invite à mettre en œuvre une prévention combinant plusieurs leviers tels que la sensibilisation des éleveurs et des propriétaires de chiens aux besoins des animaux et à l’éducation à leur apporter, le renforcement du rôle des vétérinaires et la mise en place d’un dispositif d’observation et de collecte des informations sur les morsures. Parmi ces leviers, l’Agence préconise en particulier de renforcer l’évaluation comportementale des chiens. Enfin, l’Anses rappelle que tous les chiens peuvent mordre, quelle que soit leur taille ou leur race, et qu’en conséquence il ne faut jamais laisser un enfant seul avec un chien sans la surveillance d’un adulte.
Couches jetables : l’Anses propose une restriction des substances chimiques dangereuses pour toute l’Union européenne
22/12/2020

Couches jetables : l’Anses propose une restriction des substances chimiques dangereuses pour toute l’Union européenne

Protéger la santé de 90 % des enfants européens de zéro à trois ans de l’exposition à des substances à risques pour leur santé : c’est ce que vise la proposition de restriction applicable aux couches jetables que l’Anses a soumis dans le cadre de la réglementation européenne des produits chimiques REACH. Elle consiste à limiter au maximum la présence dans ces articles de près de 200 substances dont les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), dioxines, furanes, PCB et formaldéhyde.
Compléments alimentaires contenant des huiles essentielles d’arbre à thé, de niaouli et de cajeput : leur consommation sans précaution peut présenter des risques
16/12/2020

Compléments alimentaires contenant des huiles essentielles d’arbre à thé, de niaouli et de cajeput : leur consommation sans précaution peut présenter des risques

S’il n’existe pas, en France, d’usage alimentaire traditionnel des feuilles de Melaleuca, des huiles essentielles présentes dans de nombreux compléments alimentaires en sont issues : arbre à thé (ou tea tree), niaouli et cajeput. Des consommateurs en détournent l’usage pour en faire des traitements d’appoint en vue de soigner certaines infections. Or, ces huiles essentielles sont déconseillées voire interdites dans certains pays européens en raison de leurs potentiels effets neurotoxiques. L’Anses a donc été saisie pour étudier les risques associés à leur ingestion et confirme qu’en l’état actuel des connaissances, l’absorption par voie orale de certains composés des huiles essentielles de Melaleuca présente des risques neurologiques (niaouli et cajeput), cancérigènes, génotoxiques et potentiellement reprotoxiques. Pour éviter ces risques, l’Agence formule des recommandations en matière de conservation, de dosage, d’éviction voire d’interdiction de ces huiles essentielles. Elle déconseille en particulier leur consommation aux enfants et aux femmes enceintes ou allaitantes.

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