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Mis à jour le 14/04/2016

Vitamine B9 ou acide folique

Présentation, sources alimentaires et besoins nutritionnels

Mots-clés : Nutrition, Vitamines, Femmes enceintes

La vitamine B9 (ou acide folique) est indispensable pour assurer certaines fonctions de notre corps, notamment la production du matériel génétique. Découvrez ses fonctions, les aliments dans lesquels la trouver, et les risques liés à un apport trop faible ou trop élevé.

Définition, fonctions et rôles


Les folates sont les formes de la vitamine B9 présentes naturellement dans les aliments. L’acide folique est la forme synthétisée servant de supplément.

L'acide folique ou la vitamine B9 a un rôle essentiel dans la production du matériel génétique (ADN, ARN) et des acides aminés nécessaires à la croissance cellulaire ce qui explique son caractère indispensable aux cours des différentes phases de la vie. Elle a un rôle important dans la formation des globules rouges, le fonctionnement du système nerveux (synthèse de neuromédiateurs) et du système immunitaire. Elle est nécessaire à la production de nouvelles cellules, ce qui la rend particulièrement importante durant les périodes d’activité métabolique intense comme l'enfance, l'adolescence, la grossesse (développement du fœtus). En France, l’incidence moyenne des anomalies de fermeture du tube neural (AFTN), une conséquence majeure de cette carence chez la femme en tout début de grossesse, est d’environ 1 grossesse sur 1000.

Composition des aliments en vitamine B9 et sensibilité de la vitamine


Les aliments les plus riches en vitamine B9 sont les foies, la levure alimentaire, le jaune d’œuf, l’échalote, les escalopes végétale à base de soja ou certains aliments enrichis en cette vitamine (céréales de petit-déjeuner ou biscuits).
La liste des aliments riches en vitamine B9 peut être consultée via la table Ciqual

L’acide folique est sensible à l’air, à la lumière et à la chaleur, surtout en milieu aqueux, l’ébullition en détruit donc une grande partie.

Apports Nutritionnels Conseillés (ANC)


Les apports conseillés en acide folique chez l'adulte sont environ de 300 µg/j chez l’adulte et les adolescents, de 150 à 250 µg/j chez les enfants selon la tranche d’âge et de 400 µg/j chez la femme enceinte.

Niveaux et sources d’apport


Les apports moyens en vitamine B9 dans la population française (données INCA2) sont de 227 µg/j chez les enfants de 3 à 17 ans et de 287 µg/j chez les adultes de 18 ans-79 ans. Ces apports sont plus élevés pour la population masculine aussi bien chez les enfants que chez les adultes.
Les légumes constituent la source d’apport principale et contribuent à 14% des apports chez les enfants et à 20% des apports chez les adultes. La seconde source d’apport est le groupe des céréales du petit-déjeuner (11%) chez les enfants et celui du pain et la panification sèche et les fruits chez les adultes (respectivement 10% et 9%).

Risque de déficience et d’excès d’apport

Du fait notamment de son rôle dans la synthèse de l’ADN et de l’ARN, un déficit en acide folique provoque un ralentissement de la multiplication des cellules, notamment des cellules à fort taux de renouvellement comme les cellules sanguines (globules rouges et blancs), celles de l'intestin, du foie, de la peau. Les signes de cette hypovitaminose sont donc l'anémie, les troubles digestifs et neurologiques et les atteintes des muqueuses (gencives par exemple).

Chez la femme enceinte, les conséquences d'une carence en acide folique sont encore plus dramatiques : anomalies du développement des tissus maternels (placenta, circulation sanguine), anomalies de développement du fœtus (spina bifida, anencéphalie), retard de croissance du fœtus, augmentation du risque de prématurité, faibles réserves en folates chez le nourrisson. A partir de l'adolescence, il est donc recommandé à la population féminine de veiller à la couverture de leurs besoins en acide folique.

En effet, 7 % des femmes en âge de procréer présentent un risque de déficit en folates (folates plasmatiques < 3 ng/ml). En 2010, 53,5 % des femmes qui ont eu un enfant n’ont pas reçu d’acide folique. Pour les 40,3 % de celles qui ont reçu une supplémentation , dans 64% des situations, la supplémentation a été trop tardive par rapport aux recommandations (2 mois avant et un mois après la conception). Seules 34,2% des femmes ont reçu une supplémentation en période anténatale.

La prise de plus de 1 000 µg d'acide folique par jour doit se faire sous supervision médicale, car elle peut masquer les symptômes d'une carence grave en vitamine B12, ce qui peut entraîner des dommages neurologiques irréversibles.

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