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Mis à jour le 06/03/2019

Vitamine B9 ou acide folique

Présentation, besoins nutritionnels et sources alimentaires

Mots-clés : Nutrition, Vitamines, Femmes enceintes

La vitamine B9 (ou acide folique) est indispensable pour assurer certaines fonctions de notre corps, notamment la production du matériel génétique. Découvrez ses fonctions, les aliments dans lesquels la trouver, et les risques liés à un apport trop faible ou trop élevé.

Définition, fonctions et rôles de la vitamine B9

L'acide folique ou la vitamine B9 a un rôle essentiel dans la production du matériel génétique (ADN, ARN) et des acides aminés nécessaires à la croissance cellulaire ce qui explique son caractère indispensable aux cours des différentes phases de la vie. Elle a un rôle important dans la formation des globules rouges, le fonctionnement du système nerveux (synthèse de neuromédiateurs) et du système immunitaire. Elle est nécessaire à la production de nouvelles cellules, ce qui la rend particulièrement importante durant les périodes d’activité métabolique intense comme l'enfance, l'adolescence, la grossesse (développement du fœtus). En France, l’incidence moyenne des anomalies de fermeture du tube neural (AFTN), une conséquence majeure de cette carence chez la femme en tout début de grossesse, est d’environ 1 grossesse sur 1000.

 

Composition des aliments en vitamine B9 et sensibilité de la vitamine

Les aliments naturellement les plus riches en vitamine B9 sont les foies, la levure alimentaire, le jaune d’œuf, l’échalote, les légumes à feuilles vertes et les escalopes végétales à base de soja. La liste des aliments riches en vitamine B9 peut être consultée via la table Ciqual

L’acide folique est sensible à l’air, à la lumière et à la chaleur, surtout en milieu aqueux, l’ébullition en détruit donc une grande partie.

 

Références nutritionnelles

En 2016, les références nutritionnelles en acide folique chez l'homme et la femme de plus de 18 ans ont été réévaluées à 330 µg/j et à 440 μg/j chez la femme en période périconceptionnelle (huit semaines avant et huit semaines après la conception).

Les anciennes références nutritionnelles (les apports nutritionnels conseillés) étaient de 150 à 250 µg/j chez les enfants selon la tranche d’âge. Un travail est en cours pour réévaluer ces valeurs.

 

Risque de déficience et d’excès d’apport

Du fait notamment de son rôle dans la synthèse de l’ADN et de l’ARN, un déficit en acide folique provoque un ralentissement de la multiplication des cellules, notamment des cellules à fort taux de renouvellement comme les cellules sanguines (globules rouges et blancs), celles de l'intestin, du foie, de la peau. Les signes de cette hypovitaminose sont donc l'anémie, les troubles digestifs et neurologiques et les atteintes des muqueuses (gencives par exemple).

Chez la femme enceinte, les conséquences d'une carence en acide folique sont encore plus dramatiques : anomalies du développement des tissus maternels (placenta, circulation sanguine), anomalies de développement du fœtus (spina bifida, anencéphalie), retard de croissance du fœtus, augmentation du risque de prématurité, faibles réserves en folates chez le nourrisson. A partir de l'adolescence, il est donc recommandé à la population féminine de veiller à la couverture des besoins en acide folique.

La prise de plus de 1 000 µg d'acide folique par jour doit se faire sous supervision médicale, car elle peut masquer les symptômes d'une carence grave en vitamine B12, ce qui peut entraîner des dommages neurologiques irréversibles.

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