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Agence nationale de sécurité sanitaire
de l’alimentation, de l’environnement
et du travail

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Mis à jour le 24/11/2017

Plus d’activité physique et moins de sédentarité pour une meilleure santé

Des effets favorables de l’activité physique en matière de prévention de pathologies chroniques

Mots-clés : Nutrition, Activité Physique, Sédentarité, Sommeil

L’activité physique est souvent considérée comme recouvrant uniquement la pratique sportive, alors qu’elle englobe toutes les formes d’activité physique quotidiennes, de travail ou de loisirqui sollicitent la fonction musculaire, le métabolisme énergétique.La sédentarité est une situation d’éveil caractérisée par une dépense énergétique faible, en position assise ou allongée. L’Agence a travaillé à l’élaboration de repères nutritionnels dans le cadre du Programme national nutrition santé, intégrant au même titre que l’alimentation, les repères relatifs à l’activité physique et la sédentarité. Les effets favorables de l’activité physique et de la réduction des temps de sédentarité en matière de prévention d’un grand nombre de pathologies chroniques sont aujourd’hui largement démontrés. L’Agence recommande donc la réduction des comportements sédentaires et la pratique d’activité physique, dans tous les contextes de vie et à tous les âges.

L’Agence a travaillé à l’élaboration de repères nutritionnels du Programme national nutrition santé (PNNS), qui permettent aux décideurs de formuler des recommandations nutritionnelles et de soutenir et d’évaluer des stratégies de promotion de l’activité physique et de réduction des comportements sédentaires.  

Une pratique d’activité physique insuffisante…

L’activité physique est souvent considérée comme recouvrant uniquement la pratique sportive, alors qu’elle englobe toutes les formes d’activité physique quotidiennes, de travail ou de loisir qui mobilisent le corps (le port de charges lourdes, le jardinage sont des exemples d’activité physique).

Les effets favorables de l’activité physique en matière de prévention de pathologies chroniques (maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, cancers, etc.) sont aujourd’hui démontrés par de nombreuses études. Les bénéfices à court, moyen et long termes, résultent d’adaptations systémiques, hormonales, métaboliques, dont les effets préventifs concernent l’ensemble des composantes de la santé (physique, mentale, vie sociale).

Néanmoins, les études actuellement disponibles montrent que quelles que soient les tranches d’âge, l’activité physique de la population est considérée comme insuffisante. Selon la troisième étude individuelle nationale des consommations alimentaires (INCA 3) menée par l’Agence, seulement un tiers des adolescents de 11 à 17 ans pratique au moins 60 minutes par jour d’activité physique, et 63% des adultes de 18 à 79 ans pratiquent au moins 150 minutes par semaine d’activité physique, comme le recommandent l’Anses et l’OMS.

…Et des temps de sédentarité trop élevés

Par ailleurs, pour estimer la sédentarité, le temps passé assis devant un écran (télévision, jeux vidéo, ordinateur) est l’indicateur le plus utilisé dans les études, même s’il ne représente qu’une part du temps réel de sédentarité.

Hors temps de travail, les adultes passent ainsi quotidiennement de 3h20 à 4h40 assis devant un écran. Les enfants et les adolescents  (de 3 et 17 ans) passent plus de deux heures quotidiennes face à un écran, et ce temps atteint trois heures chez les personnes âgées de plus de 65 ans.

D’après l’étude INCA 3, entre 2006-2007 et 2014-2015, le temps moyen passé quotidiennement devant un écran pour les loisirs a augmenté d’environ 20 minutes chez les enfants de 3 à 17 ans et de 1h20 chez les adultes.

Et le sommeil ?

En France, le temps de sommeil est insuffisant, notamment à l’adolescence où les troubles du sommeil sont fréquents et exposent à des risques pour la santé. La pratique d’activité physique améliore la qualité et augmente la quantité de sommeil. Les effets positifs de l’activité physique sur le sommeil apparaissent dès le début de la pratique et perdurent lorsqu’elle est régulière.

Un bon sommeil favorise l’activité physique !

Les recommandations de l’Agence

Face à ces constats, l’Anses recommande :

  • de favoriser la pratique d’activité physique, de types différents (cardio-respiratoire, renforcement musculaire, souplesse) et en identifiant toutes les occasions de pratique : se déplacer, porter une charge, monter ou descendre les escaliers, être actif à son domicile, etc. sont des pratiques d’activité physique ;
  • d’encourager la réduction des comportements sédentaires, en réduisant la durée totale passée quotidiennement assis et en interrompant les temps prolongés de sédentarité par des pauses actives. C’est la concomitance de l’augmentation de l’activité physique et la réduction des temps cumulés et continus de sédentarité qui produira les effets les plus marqués sur la santé ;
  • de promouvoir la pratique de l’activité physique et la réduction de la sédentarité en offrant des environnements favorables à leur bonne pratique : milieu de travail, temps scolaire, transports et déplacements, etc.

Dans son actualisation des repères nutritionnels relatifs à l’activité physique, l’Anses propose une série de recommandations adaptées et accessibles à tous : enfants et adolescents, adultes, personnes âgées, femmes enceintes,… L’objectif de ces recommandations est de permettre l’adoption d’un mode de vie actif dès le plus jeune âge, dans un environnement favorable, tout en réduisant les situations d’inégalités observées en matière d’activité physique et d’inactivité.

L’Agence souligne que le développement d’espaces réservés aux piétons et aux cyclistes, la promotion des modes de transport collectifs, l’organisation du temps de travail et du temps scolaire, l’augmentation du temps de pratique d’activité physique à l’école, permettraient notamment de favoriser la pratique d’activité physique.

L’Agence recommande par ailleurs de soutenir des actions de formation et d’information des professionnels de santé et des professionnels de l’activité physique et du sport, afin de favoriser l’accompagnement de la population dans la mise en œuvre des recommandations de l’Agence par des conseils adaptés (risques, progressivité, objectifs).

 

Une action collaborative européenne pour enrayer l'augmentation du surpoids et de l’obésité chez les enfants et les adolescents d'ici 2020

L’Anses, avec la Direction générale de la santé, coordonne l’action conjointe européenne JANPA sur la nutrition et l’activité physique, dont l’objectif est d’enrayer l’augmentation du surpoids et de l’obésité chez les enfants et les adolescents d’ici 2020. JANPA permettra aux 26 pays participant d’échanger sur les pratiques qu’ils mettent en œuvre pour lutter contre l’obésité et le surpoids, afin d’identifier les leviers d’action les plus efficaces. En plus de la coordination générale, l’Agence est notamment impliquée dans le volet du projet concernant l’information nutritionnelle qui vise à partager les bonnes pratiques en termes de collecte des informations sur les aliments, ainsi que leur utilisation par les parties prenantes dans le cadre des politiques nutritionnelles.

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