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Agence nationale de sécurité sanitaire
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et du travail

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Mis à jour le 30/07/2020

Expertise sur les vecteurs

Mots-clés : Vecteurs, Lutte anti-vectorielle (LAV), Tiques, Moustiques

Dans le monde animal, un vecteur est un arthropode (les insectes et les acariens par exemple) hématophage (se nourrissant de sang) qui acquiert un agent pathogène (virus, bactérie ou parasite) sur un hôte vivant puis le transmet à un autre. A titre d'exemple, certains moustiques, tiques, culicoïdes, phlébotomes, puces et taons peuvent être des vecteurs. Les vecteurs peuvent transmettre des agents pathogènes à l'Homme comme aux animaux. Depuis 2018, l'Anses assure une mission d’expertise pour l’évaluation des risques et l’appui scientifique et technique sur les vecteurs et la lutte anti-vectorielle.

Qu'est-ce qu'un vecteur d'agent pathogène?

Dans le monde animal, un vecteur est un arthropode (les insectes et les acariens par exemple) hématophage (se nourrissant de sang) qui acquiert un agent pathogène (virus, bactérie ou parasite) sur un hôte vivant puis le transmet à un autre. A titre d'exemple, certains moustiques, tiques, culicoïdes, phlébotomes, puces et taons peuvent être des vecteurs.

Les maladies vectorielles peuvent être strictement humaines (paludisme, dengue, chikungunya, Zika…) ou strictement animales (peste porcine africaine, fièvre catarrhale ovine…). Elles peuvent également être transmissibles de l’animal à l’Homme et inversement. Dans ce cas, on parle de zoonoses (borréliose de Lyme, infection à virus du Nil occidental…).

Pour les végétaux, les « vecteurs » sont des insectes piqueurs, suceurs ou xylophages (cicadelle, puceron…) transmettant un agent pathogène d’une plante à une autre (par exemple la bactérie Xylella fastidiosa).

 

Comment les vecteurs transmettent-ils un agent pathogène ?  

Chez les vertébrés, les vecteurs s’infectent en prélevant un agent pathogène sur un hôte infecté lors de la prise d’un repas de sang. Pour qu’un vecteur puisse transmettre un agent pathogène, un temps de développement, d'amplification voire de transformation de cet agent pathogène est nécessaire pour sa transmission à un autre hôte. Cette période est dépendante de nombreux facteurs extrinsèques (température...) ou propres au vecteur. Elle explique la compétence très variable d'un vecteur à un autre à transmettre un même agent pathogène.

Les modes de transmission d’un agent pathogène à un nouvel hôte peuvent être variés selon les vecteurs, les plus fréquents étant :

  • par injection de salive lors d’une nouvelle piqûre (c’est le cas des arboviroses transmises par les moustiques ou de la maladie du sommeil transmise par une piqure de glossine ou mouche tsé-tsé),
  • par déjection (cas de la maladie de Chagas transmise par les trianomes),
  • par régurgitation (cas de la peste transmise par des puces),
  • par migration active du parasite pendant la piqûre (filaires).

 

Le rôle de l'Agence : une mission d'évaluation des risques et d'appui scientifique sur les vecteurs et la lutte anti-vectorielle

L’Anses s’est vue confier depuis le 1er janvier 2018 une mission d’expertise pour l’évaluation des risques et l’appui scientifique et technique dans le domaine des vecteurs. L’Agence assure désormais une partie des missions qui incombaient auparavant au Centre national d’expertise sur les vecteurs. Le périmètre de cette mission englobe en particulier :

  • l’expertise collective, ainsi que la veille scientifique et technique en matière de vecteurs, et notamment l’appui aux pouvoirs publics pour la surveillance entomologique ou la lutte anti-vectorielle (LAV) ;
  • l’évaluation des risques liés aux vecteurs et à la LAV et plus particulièrement l’étude des couples vecteurs-agents pathogènes, les risques liés à l’utilisation des biocides ou encore l’évaluation de la résistance aux insecticides/acaricides des insectes/acariens vecteurs ;
  • l’animation d’un réseau d’experts scientifiques et techniques sur les vecteurs et la lutte anti-vectorielle ;
  • la mobilisation de la recherche par le financement de projets de recherche dédiés à la connaissance des vecteurs ou de la LAV ;
  • l’appui des représentants ministériels au niveau international sur les discussions relatives à l’ensemble de ces thématiques.

Les missions générales d’expertises sur les vecteurs sont précisées dans le programme de travail de l’Agence, elles comportent 4 axes :

  • Travaux méthodologiques et développement d’outils utiles à l’évaluation des stratégies de lutte anti-vectorielle ou à l’évaluation des risques liés à la transmission d’agents pathogènes par des arthropodes vecteurs (saisine en cours sur le développement d’un outil d’évaluation systémique de la LAV) ;
  • Évaluation des risques liés à la transmission d’agents pathogènes par des arthropodes vecteurs (ex : travaux réalisés sur les vecteurs susceptibles de transmettre la Peste porcine africaine et auto-saisine sur les risques liés aux tiques du genre Hyalomma) ;
  • Évaluation des stratégies de lutte anti-vectorielle ;
  • Réflexion sur la surveillance spatio-temporelle des vecteurs.

Pour répondre aux différentes demandes d’expertise, l’Anses a mis en place un groupe de travail pérenne chargé de réaliser des expertises sur les vecteurs, et dispose d’un vivier de personnes compétentes auxquelles elle peut faire appel pour des travaux ponctuels.

Des actions de recherche et développement sur les vecteurs dans les laboratoires de l'Anses

Dans le cadre de ses activités de recherche et de référence, l’Anses, via son laboratoire de santé animale de Maisons-Alfort, étudie les agents pathogènes transmis par les tiques, moustiques, phlébotomes et culicoïdes afin de les identifier et de les caractériser dans le but de lutter contre leurs effets nocifs. Il travaille sur la compétence vectorielle des tiques et les interactions entre agents pathogènes chez les vecteurs.

L’Agence évalue également les risques et l’efficacité des produits biocides destinés à lutter contre les acariens (acaricides et répulsifs), dans le cadre de son activité d’évaluation des risques.

Enfin, l’Anses est en charge de la mise en œuvre de certaines des actions figurant dans le Plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques piloté par le ministère de la santé.

Consultez notre article sur les tiques et sur les missions de l’Agence.