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Publié le 26/02/2016

Plus d’activité physique et moins de sédentarité pour une meilleure santé

Le Programme national nutrition santé (PNNS) vise à améliorer l’état de santé de la population en agissant sur les déterminants majeurs de la nutrition que sont l’alimentation et l’activité physique. L’Anses a été saisie par la Direction générale de la santé afin d’actualiser les repères nutritionnels relatifs à ces déterminants. Le rapport et l’avis publiés ce jour démontrent les effets favorables de l’activité physique et de la réduction de sédentarité en matière de prévention d’un grand nombre de pathologies chroniques. Ainsi, l’Agence recommande la réduction des comportements sédentaires et la pratique d’activités physiques, dans tous les contextes de vie et à tous les âges. Le développement d’espaces réservés aux piétons et aux cyclistes, la promotion des modes de transport collectifs, l’organisation du temps de travail et du temps scolaire permettraient notamment d’atteindre cet objectif.

Le Programme national nutrition santé (PNNS)  vise à améliorer l’état de santé de la population en agissant sur les déterminants majeurs de la nutrition, que sont l’alimentation et l’activité physique. L’Anses a été saisie par la Direction générale de la santé afin d’actualiser les repères nutritionnels du PNNS, notamment concernant l’activité physique. L’Agence publie ce jour l’avis et le rapport portant spécifiquement sur l’activité physique.

 

Un constat : une pratique d’activité physique insuffisante

L’activité physique est souvent considérée comme recouvrant uniquement la pratique sportive, alors qu’elle englobe toutes les formes d’activités physiques quotidiennes, de travail ou de loisir.

L’Agence souligne que les données scientifiques démontrent les effets favorables de l’activité physique en matière de prévention de pathologies chroniques (maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, cancers, etc.). Les bénéfices à court, moyen et long termes résultent d’adaptations systémiques, hormonales, métaboliques, dont les effets préventifs concernent l’ensemble des composantes de la santé (physique, mentale, vie sociale).

Néanmoins, les études actuellement disponibles montrent que quelles que soient les tranches d’âge, l’activité physique de la population est considérée comme insuffisante au regard des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé.

Par ailleurs, pour estimer la sédentarité, le temps passé assis devant un écran (télévision, jeux vidéo, ordinateur) est l’indicateur le plus utilisé dans les études, même s’il ne représente qu’une part du temps réel de sédentarité. Hors temps de travail, les adultes passent ainsi quotidiennement de 3h20 à 4h40 assis devant un écran. Les enfants et les adolescents  (de 3 et 17 ans) passent plus de deux heures quotidiennes face à un écran, et ce temps atteint trois heures chez les personnes âgées de plus de 65 ans.

Enfin, en France, le temps de sommeil est insuffisant, notamment à l’adolescence où les troubles du sommeil sont fréquents et associés à long terme à des problèmes de santé. La pratique d’activités physiques permet une amélioration de la qualité et de la quantité de sommeil, ainsi qu’une amélioration de l’éveil diurne. Les effets positifs de l’activité physique sur le sommeil apparaissent dès le début de la pratique d’activité physique et deviennent pérennes lorsque celle-ci devient régulière.

 

Les recommandations de l’Agence

Face à ces constats, l’Anses recommande :

  • de favoriser la pratique d’activités physiques, de types différents (cardio-respiratoire, renforcement musculaire, souplesse) et en identifiant toutes les occasions de pratique à tout moment de la journée, étant entendu que l’activité ne doit pas se limiter à la pratique sportive : se déplacer, porter une charge, monter ou descendre les escaliers, être actif à son domicile, etc. sont des pratiques d’activité physique ;
  • d’encourager la réduction des comportements sédentaires, en réduisant la durée totale passée quotidiennement assis et en interrompant les temps prolongés de sédentarité par des pauses actives. C’est la concomitance de l’augmentation de l’activité physique et la réduction des temps cumulés et continus de sédentarité qui produira les effets les plus marqués sur la santé ;
  • de promouvoir la pratique de l’activité physique et la réduction de la sédentarité en offrant des environnements favorables à leur bonne pratique : milieu de travail, temps scolaire, transports et déplacements, etc.

L’Anses propose dans son avis une série de recommandations adaptées et accessibles à chaque population : enfants et adolescents, adultes, personnes âgées, femmes en période de grossesse, …. L’objectif de ces recommandations est de permettre l’adoption d’un mode de vie actif dès le plus jeune âge, dans un environnement favorable, tout en réduisant les situations d’inégalités observées en matière d’activité physique et d’inactivité.

L’Agence souligne que la mise en œuvre de ces recommandations rencontre des obstacles sérieux qui relèvent notamment de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire (parcours cyclistes et piétons insuffisamment développés,…), des modes de transport  et de l’organisation du temps et des espaces de travail ou scolaires. Le développement d’espaces réservés aux piétons et aux cyclistes, la promotion des modes de transport collectifs, l’organisation du temps de travail et du temps scolaire, l’augmentation du temps de pratique d’activité physique à l’école, permettraient notamment de favoriser la pratique d’activités physiques.

L’Agence recommande par ailleurs de soutenir des actions de formation et d’information des professionnels de santé et des professionnels de l’activité physique et du sport, notamment sur les effets sanitaires de l’activité physique et de la sédentarité. Ils pourraient ainsi mieux accompagner la population dans la mise en œuvre des recommandations de l’agence par des conseils adaptés (risques, progressivité, objectifs).