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L’Anses signe un partenariat avec la SATT Ouest Valorisation pour valoriser les résultats de ses recherches
Signature partenariat Ouest valorisation et Anses
30/08/2022

L’Anses signe un partenariat avec la SATT Ouest Valorisation pour valoriser les résultats de ses recherches

La SATT Ouest Valorisation et l’Anses signent aujourd’hui une convention de partenariat. Celle-ci a pour but de valoriser les résultats de la recherche des laboratoires de l’Anses en régions Bretagne et pays de Loire et développer l’innovation issue de leurs travaux.
Comment bien préparer sa rentrée ?
Parent accompagnant sa fille à l'école pour la rentrée
29/08/2022

Comment bien préparer sa rentrée ?

Certaines fournitures scolaires sont-elles à éviter ? Y a-t-il des règles à respecter avant de porter ses nouveaux vêtements ? Pourquoi est-il essentiel de pratiquer une activité physique ? Voici quelques conseils pour prendre soin de votre santé dès la rentrée ! #RentréeRéussie
Cet été, à quelles plantes faire attention pour éviter les intoxications ?
01/08/2022
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Cet été, à quelles plantes faire attention pour éviter les intoxications ?

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’ article original . On l’oublie souvent, mais toutes les parties de plantes peuvent être toxiques : feuilles, bulbes, fruits ou baies, graines, fleurs, racines, tiges, sève ou latex… Si bien que, tout au long de l’année, les Centres antipoison reçoivent jusqu’à 10 000 appels du fait d’exposition à des plantes ornementales ou sauvages. Il s’agit dans trois quarts des cas de jeunes enfants ou de personnes ayant de troubles cognitifs, qui ont attrapé des feuilles, fleurs ou baies et les ont portées à la bouche par méconnaissance du risque ou goût de l’exploration. Dans 10 % d’autres cas, des adultes ont consommé des plantes cueillies ou ramassées dans la nature ou leur potager ; ils peuvent avoir partagé leur repas avec de jeunes enfants. Les appels restants concernent des expositions le plus souvent par contact oculaire ou cutané à la sève ou au latex de feuilles ou de la tige, pendant des le jardinage, l’entretien des plantes d’intérieur ou lors d’autres circonstances accidentelles. Un tiers des personnes exposées à des plantes rapportent des symptômes (voir la figure ci-dessous). 20 % des jeunes enfants (de moins de 6 ans) qui ont porté à la bouche une partie de la plante présentent des symptômes. Souvent le goût désagréable ou piquant de la plante en limite l’ingestion, comme la vigilance des adultes. Les adultes, eux, sont symptomatiques dans un cas sur deux que ce soit après consommation ou autre. 22-08-01-Article-TC-plantes-toxiques-Appels-par-annees.jpg Nombre d’appels par an associé à des expositions par des plantes, enregistré par les Centres antipoison entre 2012 et 2021. SICAP , Author provided Des expositions plus fréquentes l’été Les risques liés aux expositions aux plantes dépendent du cycle de développement et germination de chaque végétal. Si les confusions les plus fréquentes concernent les bulbes toxiques (narcisse, jonquille, iris, glaïeul, tulipe, jacinthe, amaryllis, crocus…) et comestibles (oignon, ail, échalote…), qui surviennent toute l’année, la période estivale est particulièrement propice aux confusions de baies, petits fruits et feuilles ou racines. Ainsi, la moitié des appels aux Centres antipoison pour ce type de raison sont enregistrés l’été, entre juin et septembre (voir la figure ci-dessous) – un tiers des confusions enregistrées se font à cette saison, et le mois d’août est le plus chargé (avec 15 % des appels annuels pour des expositions à des plantes). 22-08-01-Article-TC-plantes-toxiques-Appels-par-mois.jpg Nombre d’appels cumulés par mois associés à des expositions par des plantes, enregistré par les Centres antipoison entre 2012 et 2021. SICAP , Author provided Dans une étude sur les confusions de plantes toxiques et comestibles enregistrées par les Centres antipoison entre 2012 et 2018 , l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et les Centres antipoison avaient établi les confusions les plus fréquentes et/ou les plus graves en fonction des saisons. À la suite, l’Anses avait diffusé un aide-mémoire sur les risques de confusions alimentaires de plantes toxiques et comestibles en fonction des saisons . Ces travaux permettent de pointer les plantes auxquelles nous devons faire particulièrement attention cet été. Attention aux ingestions de baies toxiques ! Les baies sont de petits fruits charnus (contenant une ou plusieurs graines, les pépins) qui arrivent à maturité l’été, ce qui les rend attractives. Souvent à la portée des enfants qui explorent leur environnement, elles sont aussi cueillies pour être consommées, préparées en confiture, en gelée ou en sirop. En général de couleur rouge ou noire lorsqu’elles arrivent à maturité, les baies toxiques et comestibles peuvent se ressembler. Les fruits non mûrs, non comestibles, sont de couleur verte. Les baies noires peuvent être vertes puis rouges avant d’arriver à maturité, ce qui peut favoriser les erreurs. Selon les substances qu’elles renferment, les baies toxiques peuvent provoquer (le plus souvent) des troubles digestifs, mais aussi des troubles cardiaques, respiratoires et neurologiques. Les effets peuvent être graves dès l’ingestion de quelques baies. Voici celles dont ils se faut se méfier en priorité. La belladone ( Atropa belladona ) Il faut être particulièrement vigilant face aux baies de ces plantes de la famille des Solanacées comme la belladone, qui pousse facilement dans les clairières ou sur des décombres. Ses baies, noires et luisantes, ressemblent à des petites cerises et présentent une saveur douce et sucrée trompeuse car loin d’être inoffensives. Elles contiennent en effet des alcaloïdes tropaniques (atropine, hyoscyamine, scopolamine), véritable paralysants du système nerveux, qui provoque entre autres une dilatation de la pupille, une accélération du rythme cardiaque, des maux de tête, des bourdonnements d’oreilles, des hallucinations… Si toutes les parties de la plante sont toxiques, l’ingestion de quelques baies suffit à provoquer des troubles de la conscience, voire des convulsions et un coma pouvant conduire au décès. Les morelles D’autres baies toxiques, renfermant des alcaloïdes, peuvent porter à confusion avec des baies comestibles comme la morelle noire ( Solanum nigrum ), modérément toxique, ou la morelle douce-amère ( Solanum dulcamara ), à baies rouges, parfois surnommée « tue chien ». Toutes sont toxiques chez les humains comme chez les animaux domestiques. Les chèvrefeuilles La famille des caprifoliacées comprend des membres inoffensifs, comme le Chèvrefeuille bleu ( Lonicera caerulea kamtschatica ), et d’autres dangereux, dont le chèvrefeuille à baies noires ( L. nigra ). Les baies noires de L. nigra sont soudées par deux. Elles contiennent des saponosides (ou saponines), également présentes dans les autres parties de la plante, qui ont des propriétés irritantes pour les muqueuses. Leur consommation peut être responsable de troubles digestifs sévères : vomissements, douleurs abdominales mais aussi diarrhées sanglantes, etc. Ses baies peuvent éventuellement aussi être confondues avec des myrtilles sauvages ( Vaccinium myrtillus ), qui partagent le même environnement mais dont les baies sont bleuâtres et isolées. Son « cousin », le Chèvrefeuille bleu, ou Baie de mai ou Camérisier bleu, est, lui, arbustif et produit dès le printemps des baies comestibles au goût acidulé caractéristique, allongées et bleutées, couvertes de pruine (couche cireuse et légèrement poudreuse qui recouvre la surface comme chez les myrtilles). Les sureaux ( Sambucus sp. ) Certains sureaux, arbustes et plantes herbacées de la famille des caprifoliacées, peuvent également être toxiques ou comestibles. Leurs baies apparaissent, encore vertes, à partir de fin juin et parviennent à maturité entre août et septembre. Les fruits mûrs sont laxatifs consommés crus. Contrairement aux baies de sureau noir ( Sambucus nigra ), comestibles et cuites en confiture ou gelée, les baies de sureau hièble ou yèble ( Sambucus ebulus ) sont toxiques et peuvent être responsables de troubles digestifs sévères (douleurs abdominales, diarrhées vomissements…). Comment les distinguer ? S’ils ont les mêmes fruits noirs, les dangereux fruits du sureau hièble sont dressés vers le haut, tandis que ceux du sureau noir sont pendants. De plus, contrairement au sureau noir, le sureau hièble est une plante herbacée et ne fait donc pas de bois. Les autres risques d’intoxications estivales graves Par les feuilles L’été, certaines plantes, notamment de montagne, fleurissent tardivement (entre juin et septembre), et des plantes comestibles et toxiques peuvent être confondues lors de la recherche de leurs feuilles – consommées en salade, tisane ou décoction. La confusion s’explique par leur morphologie voisine avant la floraison et le partage du même habitat. La digitale pourpre ( Digitalis purpurea ), toxique voire mortelle, peut ainsi être confondue avec de la consoude officinale ( Symphytum officinalis ), qui est un comestible occasionnel (une consommation quotidienne prolongée peut être toxique pour le foie). Toutes les parties de la digitale sont toxiques. En cas d’ingestion, des nausées, des vomissements, une diarrhée, une somnolence ou une agitation, des maux de tête, des troubles visuels peuvent être observés. Dans les cas les plus graves, un ralentissement du rythme cardiaque, allant jusqu’à l’arrêt cardiaque, peut survenir. Attention, des confusions entre feuilles de laurier toxiques et comestibles, consommées en décoction, préparation culinaire ou infusion, sont décrites tout au long de l’année. Si le laurier sauce ( Laurus nobilis ) est comestible, le laurier rose ( Nerium oleander ) est, lui, hautement toxique. Dans une moindre mesure, les feuilles de laurier cerise ( Prunus laurocerasus ) sont également toxiques. Par les racines La gentiane jaune ( Gentiana lutea ) est recherchée l’été pour ses racines afin de préparer des apéritifs, vins ou liqueurs. Cette plante, comestible, peut être confondue avec le vératre blanc ( Veratrum album ), hautement toxique du fait des alcaloïdes contenus essentiellement dans ses racines. Le cas des plantes phytophototoxiques Enfin, il est à noter qu’au cours des activités de loisirs des beaux jours (pique-nique, jardinage, promenade en forêt ou dans les parcs…), un risque particulier concerne l’exposition aux plantes dites « photosensibilisantes » : celles-ci renferment des substances ( furocoumarines ) qui deviennent toxiques sous l’effet des rayons ultraviolets. C’est le cas par exemple de plantes aromatiques comme le persil ( Petroselinium crispum ), du fenouil commun ( Foeniculum officinale ), de l’aneth ( Anethum graveolens ), de l’angélique ( Angelica archangelica ) mais aussi d’arbres fruitiers comme le figuier ( Ficus carica ) ou le citronnier ( Citrus limon ) et d’autres agrumes. Une brûlure cutanée, parfois intense avec une rougeur, une douleur, voire des
Médicaments pour animaux de compagnie : tous nos conseils pour éviter les accidents
28/07/2022

Médicaments pour animaux de compagnie : tous nos conseils pour éviter les accidents

Vous êtes propriétaire d'un animal de compagnie ? Vous utilisez sans doute des médicaments vétérinaires lorsque votre animal est malade ou pour le protéger des puces ou des tiques. Comment administrer ces médicaments ? Y a-t-il des règles à respecter ? Comment les conserver ? Peut-on utiliser le médicament du chien pour son chat ou son lapin ? On répond à toutes vos questions dans ce dossier.
Médicaments pour animaux de compagnie : quelles bonnes pratiques ?
28/07/2022

Médicaments pour animaux de compagnie : quelles bonnes pratiques ?

Chaque année, de nombreux cas d’accidents liés à de mauvaises pratiques de conservation et d’utilisation des médicaments vétérinaires sont enregistrés. En France, en 2020, plus de 400 personnes en ont été victimes. Si les cas rapportés sont généralement bénins, des intoxications plus graves sont susceptibles de survenir, en particulier chez les jeunes enfants.
Réduire l’exposition aux nitrites et aux nitrates dans l’alimentation
Réduire l’exposition aux nitrites et aux nitrates dans l’alimentation
12/07/2022

Réduire l’exposition aux nitrites et aux nitrates dans l’alimentation

Notre alimentation nous expose quotidiennement aux nitrites et aux nitrates. Au regard des connaissances actuelles de leurs effets sur la santé humaine, l’Anses préconise de réduire l’exposition de la population à ces substances par des mesures volontaristes en limitant l’exposition par voie alimentaire. Pour ce faire, l’Anses a identifié plusieurs leviers, en particulier la réduction de l’utilisation d’additifs nitrités dans les charcuteries, qui doit se faire de façon maîtrisée pour éviter l’augmentation de toxi-infections alimentaires.
Aliments contaminés par la bactérie E. coli : quels effets sur la santé et comment prévenir les infections ?
11/07/2022
Actualités

Aliments contaminés par la bactérie E. coli : quels effets sur la santé et comment prévenir les infections ?

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’ article original . La bactérie Escherichia coli ( E. coli ) a récemment fait l’actualité en France, dans le cadre de l’importante vague d’intoxications alimentaires qu’elle a provoquée. Une épidémie due à des pizzas contaminées qui a touché 56 personnes, dont 55 enfants, et a provoqué deux décès. Cette bactérie est pourtant naturellement présente dans notre microflore digestive. Si la plupart des souches d’ E. coli sont sans danger pour l’Homme, d’autres peuvent être à l’origine d’infections ou porter des gènes de résistance aux antibiotiques. Parmi les souches pathogènes, les E. coli entérohémorragiques ou EHEC sont responsables d’infections d’origine alimentaire parfois sévères, principalement chez les jeunes enfants et les personnes âgées. En France, les aliments les plus souvent incriminés dans les épidémies sont la viande hachée de bœuf (consommée crue ou insuffisamment cuite) et certains fromages au lait cru. Pour mieux caractériser ce danger, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) définit les souches d’EHEC les plus souvent associées à des formes graves et développe de méthodes de biologie moléculaire pour les détecter rapidement dans les aliments. L’Agence réalise également des évaluations de risques sur l’ensemble de la chaîne alimentaire, et émet des recommandations aux professionnels, aux pouvoirs publics et aux consommateurs pour diminuer le risque de maladie. Le danger des E. coli entérohémorragiques E. coli est une entérobactérie, c’est-à-dire une bactérie qui réside dans le tube digestif de l’être humain et des animaux à sang chaud. Il en existe de nombreux types, ou souches, qui sont pour la plupart inoffensifs. Certaines, toutefois, sont pathogènes. Il s’agit de souches ayant acquis des gènes de virulence leur conférant des propriétés particulières. Parmi les souches pathogènes, les E. coli entérohémorragiques sont responsables de troubles variés, allant d’une diarrhée bénigne à des formes plus graves comme des diarrhées hémorragiques pouvant évoluer vers des atteintes rénales sévères telles que le syndrome hémolytique et urémique (SHU). Ces souches bactériennes colonisent le tube digestif du malade et libèrent dans l’intestin une toxine ( Shigatoxine , aussi appelée vérotoxine). Celle-ci est ensuite véhiculée vers ses organes cibles par le sang, où elle sera responsable de lésions vasculaires aux niveaux intestinal, rénal et cérébral. Les E. coli entérohémorragiques (EHEC) sont aussi dénommées STEC ou VTEC (pour Shigatoxin/Verotoxin producing E. coli) en raison de la production d’une toxine nommée Shigatoxine/Verotoxine. CDC/National Escherichia, Shigella, Vibrio Reference Unit at CDC/Janice Haney Carr L’exposition à un très faible nombre de cellules de cette bactérie peut suffire à déclencher l’infection. Pour les enfants de moins de 5 ans, l’ingestion de 500 bactéries est associée à une très forte probabilité de déclencher la maladie. Par comparaison, des doses 10 à 100 fois plus élevées sont nécessaires pour d’autres bactéries pathogènes comme les salmonelles. Les premiers symptômes surviennent en moyenne 3 à 4 jours après ingestion de la bactérie et sont gastro-intestinaux : crampes abdominales et diarrhée initialement aqueuse puis sanglante. Les patients présentent peu ou pas de fièvre. La maladie évolue vers un syndrome hémolytique et urémique (SHU) dans 5 à 8 % des cas. Les symptômes du SHU surviennent en général dans les sept jours qui suivent le début de la diarrhée. Les signes évocateurs sont une grande fatigue, une pâleur et une diminution du volume des urines. Le SHU nécessite une prise en charge hospitalière avec, pour les formes les plus graves, dialyse et/ou transfusion sanguine. Des complications neurologiques graves peuvent apparaître dans 25 % des cas de SHU et une insuffisance rénale chronique est observée chez 50 % des survivants. La létalité du SHU chez l’enfant varie de 3 à 5 % dans la littérature scientifique, et elle est de 1 % selon les données françaises de surveillance . Caractéristiques des infections aux EHEC : chronologie d’apparition des symptômes et leurs possibles degrés de gravité (diarrhées simples à sanglantes, avec risques de séquelles, décès…). Anses , Fourni par l'auteur Les populations les plus à risque de développer des symptômes ou des formes graves de la maladie (diarrhées sanglantes, SHU) sont les enfants de moins de 15 ans (surtout en dessous de 5 ans) et les personnes âgées. Chaque année, environ 140 cas de SHU infantiles sont notifiés à Santé publique France . Où et quand se produisent les contaminations ? Les ruminants, en particulier les bovins, sont des porteurs sains de ces bactéries. Les bactéries présentes dans leurs matières fécales peuvent ainsi contaminer les produits animaux (viandes et produits laitiers) et l’environnement (sol, eau). La principale voie de transmission des EHEC est la consommation d’aliments ou d’eau contaminés . La contamination se produit par exemple à l’abattoir pour les viandes (via la dépouille ou après éviscération des animaux), ou au moment de la traite pour le lait, en particulier lorsque les mesures d’hygiène ne sont pas appliquées. En ce qui concerne les végétaux, cette contamination peut intervenir lors de l’épandage de fumiers ou d’effluents d’élevages sur les sols où ils sont cultivés, ou lors de l’utilisation d’eau d’irrigation contaminée. L’eau de boisson peut être contaminée accidentellement ou lors d’un défaut de potabilisation. Enfin, les aliments peuvent être contaminés au moment de leur préparation du fait d’une mauvaise hygiène des mains. D’autres voies de contamination sont possibles par contact avec des animaux porteurs (par exemple lors de visite de fermes) ou lors d’activités de baignades dans des eaux souillées. La transmission inter-humaine est également possible (par voie féco-orale) et survient principalement en milieu familial ou dans des collectivités de jeunes enfants (crèches). Cycle de transmission et de contamination des aliments depuis les ruminants porteurs de la bactérie pathogène. EcL lab -- Université de Montréal , Author provided Les aliments impliqués dans les épidémies Les principaux aliments mis en cause lors d’épidémies d’infections à EHEC sont la viande hachée de bœuf insuffisamment cuite, les produits laitiers non pasteurisés (lait cru et fromages au lait cru), les végétaux crus (salade, jeunes pousses, graines germées), les jus de fruits ou de légumes non pasteurisés ou encore l’eau de boisson souillée. En France, dix épidémies d’infections à EHEC ont été détectées et investiguées entre 2005 et 2020. Six d’entre elles étaient liées à des fromages au lait cru . Les fromages incriminés étaient des fromages à pâtes molles à croûte fleurie (comme le camembert, le brie) et les fromages à pâtes pressées non cuites à affinage court (comme le reblochon, le saint-nectaire). Trois étaient liées à des viandes hachées de bœuf et une à des graines germées . Les farines pouvant également être contaminées, la consommation de pâte crue ou insuffisamment cuite (pâte à gâteaux, pâte à pizza) a récemment été à l’origine d’épidémies aux États-Unis , au Canada et plus récemment en France. En 2022, des pizzas surgelées contaminées ont été identifiées à l’origine de 56 cas (55 enfants et un adulte) survenus entre janvier et avril 2022. Comment prévenir les infections Tout au long de la chaîne alimentaire (élevage, transformation, distribution), les professionnels de l’agroalimentaire doivent appliquer de bonnes pratiques d’hygiène et des mesures spécifiques pour maîtriser les contaminations. Des autocontrôles doivent par ailleurs être réalisés afin de surveiller et de vérifier l’efficacité des mesures mises en place. En cas de détection de bactéries dans les aliments et/ou d’apparition de cas humains, les mesures de retrait et/ou de rappel des produits mis sur le marché peuvent être déclenchées en lien avec les pouvoirs publics. La liste des produits soumis à un processus de rappel est consultable sur le site rappel.conso.gouv.fr . [ Près de 70 000 lecteurs font confiance à la newsletter de The Conversation pour mieux comprendre les grands enjeux du monde. Abonnez-vous aujourd’hui . ] Au niveau du consommateur, la prévention des infections à EHEC par voie alimentaire est essentiellement basée sur le respect des règles d’hygiène et l’éviction de certains aliments ou pratiques de consommation, en particulier pour les populations les plus sensibles. Ainsi, les consommateurs peuvent éviter les infections en appliquant les mesures suivantes : Se laver les mains avec du savon en sortant des toilettes, avant la préparation et la prise des repas, et après avoir manipulé des denrées alimentaires crues ou non ; Laver soigneusement et éplucher si possible les légumes, mais aussi les fruits et les herbes aromatiques, en particulier ceux qui sont consommés crus ; Pour les populations sensibles (jeunes enfants et personnes âgées) : cuire à cœur (70 °C) les viandes hachées et les produits à base de viande hachée, éviter la consommation de lait cru et de produits au lait cru (à l’exception des fromages à pâte pressée cuite) et celle de produits crus ou insuffisamment cuits à base de farine. Pour conclure, les complications des infections aux EHEC sont rares mais sévères et touchent principalement les jeunes enfants et les personnes âgées en France. Comme pour l’ensemble des infections d’origine alimentaire, la stratégie de réduction du risque est fondée essentiellement par la prévention des contaminations tout au long de la chaîne alimentaire avant la remise au consommateur. Les agences sanitaires comme l’ Anses conduisent des travaux visant à identifier les mesures les plus efficaces pour réduire le risque de maladie . Les consommateurs ont toutefois un rôle essentiel en appliquant des mesures d’hygiène simples et en évitant, pour les populations
Mieux encadrer la présence de substances dangereuses dans les fournitures scolaires
Mieux encadrer la présence de substances dangereuses dans les fournitures scolaires
07/07/2022

Mieux encadrer la présence de substances dangereuses dans les fournitures scolaires

Stylos, colles, crayons, correcteurs, cahiers… : dans une expertise publiée ce jour, l’Anses révèle la présence de plusieurs familles de substances chimiques dangereuses dans les fournitures utilisées à l’école, à la maison ou au bureau. Afin de protéger la santé des consommateurs, et plus particulièrement celle des enfants, l’Agence appelle à revoir la réglementation et à renforcer la surveillance des produits.
Un nouveau test pour mieux détecter les E. coli pathogènes dans les aliments
06/07/2022

Un nouveau test pour mieux détecter les E. coli pathogènes dans les aliments

Escherichia coli (E. coli) est une bactérie présente dans le tube digestif de l’Homme, des mammifères et les oiseaux. Si la majorité des souches de E. coli sont inoffensives, certaines d’entre elles peuvent provoquer des cas graves de diarrhées voire plus rarement des décès. L’Anses a mis au point une méthode de détection permettant de repérer plus rapidement et de façon plus ciblée les E. coli pathogènes dans les aliments, notamment dans les produits au lait cru.

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